JARLES Maxime, Victor, Michel

Par Eric Panthou

Né le 19 mai 1901 à Pessat-Villeneuve (Puy-de-Dôme), mort le 27 mars 1945 à Neckar (Allemagne) ; cultivateur ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP) ; déporté.

Fils de Michel et de Marie Charreyras, Maxime Jarles était cultivateur à Pessat-Villeneuve (Puy-de-Dôme) et se maria le 19 janvier 1924 à Charbonnières-les-Vieilles (Puy-de-Dôme) avec Julienne Pauline.
Il fut fait prisonnier de guerre au moment de la campagne de mai-juin 1940.
Maxime Jarles fut arrêté le 31 mars 1944 à la suite d’une enquête sur les activités communistes. Il fut écroué à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Il portait régulièrement depuis 8 mois environ un paquet de tracts communistes par semaine. Il reconnaît avoir communiqué des tracts « Francs-Tireurs » aux clients du débit de boisson de sa femme. Il déclara les avoir trouvé sous sa porte ou qu’ils lui étaient remis par un dénommé Pierre Cailles. Le 29 mars 1944, Jarles a prévenu Jacques de Laurenti pour qu’il aille chez son père pour enterrer une caisse contenant des documents communistes confiés par un dénommé Lucien Favard, peut-être Georges Favard, alors jeune militant communiste, fils de Julien Favard, cadre communiste encore en Algérie après y avoir été déporté puis libéré.
Si la police estima qu’il devait être mis hors de cause car il n’était pas établi qu’il était au courant que sa femme détenait des paquets de tracts dans son débit de boisson, Maxime Jarles fut néanmoins déporté.
Il était en réalité membre de la formation 105e Bataillon FTPF du Puy-de-Dôme depuis le 1er novembre 1943.
Il fut déporté par le convoi du 02/07/1944 au départ de Compiègne (Oise) à destination de Dachau (Allemagne). Il reçut le matricule 77870 à Dachau puis fut affecté en kommando de travail Neckarhelz dans les mines du Neckar.
Il est mort à Neckar, le 27 mars 1945.
Son nom est sur le monument aux Morts à Pessat-Villeneuve (Puy-de-Dôme) et Riom.
Il fut homologué FFI pour la période du 1er novembre 1943 au 20 mars 1944, et DIR.
Le fils du couple, Yves Jarles, fit partie du commando FTP qui permit l’évasion de 144 prisonniers de la prison de Riom en août 1944. Alors que certains hommes du commando s’étaient déguisés en Allemands pour pénétrer dans la prison et que les femmes refusaient de les suivre, croyant à une manoeuvre allemande, c’est le jeune Jarles, alors âgé de 18 ans, qui reconnut sa mère parmi les prisonnières et qui put les convaincre de les suivre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article247278, notice JARLES Maxime, Victor, Michel par Eric Panthou, version mise en ligne le 16 avril 2022, dernière modification le 27 avril 2022.

Par Eric Panthou

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 1296W84 : les inspecteurs de police de Sûreté à commissaire principal chef de la brigade régionale de police de sûreté de Clermont-Ferrand, le 14 avril 1944. — Arch. dép. du Puy-de-Dôme, W 84 : Menées anticommunistes. — AVCC Caen, AC 21 P 575992 et AC 21 P 59153, dossiers Maxime Jarles (nc). — SHD Vincennes, dossier 19 P 63/8, dossier homologation 105éme Bataillon FTP du Puy-de-Dôme. — SHD Vincennes, GR 16 P 306883, dossier Maxime Jarles (nc). — Mémorialgenweb. — FMD. — "La libération de la prison de Riom", Le Patriote résistant, n°908, mai 2016. — État civil Charbonnières-les-Vieilles.

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