BERKANE Philippe

Par André Balent

Né le 11 novembre 1910 à Michelet (commune mixte de Djurdjura, Algérie), mort vraisemblablement au mois d’août 1944 à Saint-Girons (Ariège) ou à proximité tué par les Allemands et/ou des supplétifs français à leur service ; interprète traducteur juré auprès des tribunaux ; agent de la Sipo-SD de Saint-Girons ; adhérent du PPF à Saint-Girons, activiste appointé du GAJS de ce parti

Philippe Berkane était né à Michelet, bourg principal de la commune mixte de Djurdjura (département d’Alger ; aujourd’hui Aïn-el-Hammam, wilaya de Tizi-Ouzou) en Kabylie. Le patronyme « Berkane » est berbère. L’état civil de la commune de Djurdjura n’est pas disponible aux archives d’outre-mer d’Aix-en-Provence. Un rapport de l’inspecteur principal des Renseignements généraux (RG) de Saint-Girons au commissaire principal de Foix (22 novembre 1949), établi à la demande du commissaire principal des RG de Toulon (Var) — a-t-il fréquenté cette ville ? —, indique qu’il était le fils de Rezsti (sic) Berkane et de Thérèse Tasadete (sic). Roland Dorgelès, reprenant ce que la rumeur disait de lui à Saint-Girons en 1944, a écrit (1945) qu’il était un « Algérien d’une trentaine d’années, fils d’un Hongrois et d’une Arabe ». Ferran Sánchez Agustí (2011) affirma, comme d’autres, qu’il était le fils d’un « Gitan algérien et d’une Bédouine ». Ce qui est sûr c’est que « le Gitan » était l’un des surnoms (avec « le Bicot » et « le tueur ») dont on l’affublait lorsqu’il sévissait en 1944 dans le Couserans et le Comminges (Roland Dorgelès, 1945). Mais son patronyme était bien berbère. Le prénom chrétien de sa mère indique qu’elle n’était pas bédouine. Mais cette double ascendance gitane et bédouine était colportée par la rumeur couseranaise du printemps et de l’été 1944. Il aurait eu un demi-frère, Amer Rezki, qui aurait « travaillé » pour le SD de Foix ainsi que deux « ouvriers nord-africains » qu’il aurait entrainés avec lui (Bouysse, op. cit., 2016. Cet auteur ne cite pas ses sources).

Philippe Berkane vivait encore à Michelet en 1934. Son premier fils, Étienne, André y naquit le 27 mars 1934 ; il mourut le 9 février 2006 à Sens (Yonne). Nous ignorons si Philippe Berkane était alors marié. Il s’installa en métropole entre 1934 et 1935.

En 1935, il vivait à Tarbes (Hautes-Pyrénées) et Olympe, Valentine Sournet (Tarbes, 15 avril 1917-Cannes, Alpes-Maritimes, 21 novembre 1997) était devenue sa concubine. Celle-ci, née de père inconnu, ne fut reconnue par sa mère (Maria, Angèle Sournet, ouvrière âgée de 27 ans en 1917) que le 6 octobre 1934. Le premier enfant que Philippe Berkane eut avec Olympe Sournet, Mireille, naquit le 22 janvier 1935 à Tarbes. Sánchez Agustí (2011) signale, sans citer ses sources, qu’il fut un moment sacristain de la cathédrale Saint-Jean de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Il est probable que, à ce propos, il répète, sans les citer, les propos de Louis Rivière (op. cit.,, 1981) qu’avaient validés une chercheuse sérieuse et pionnière, Émilienne Eychenne (op. cit., 1984). Des recherches infructueuses aux archives diocésaines de Perpignan ne nous ont pas permis d’établir la réalité de ce fait. Cependant, cette fonction subalterne ne fut pas, a priori, consignée dans des documents officiels produits par l’évêché. Peut-être son nom pourrait toutefois apparaître sur un document de comptabilité (non classé). On sait par des documents officiels (sa carte d’identité, photographie in Delpla, 2019, p. 253 ; rapport des Renseignements généraux de Saint-Girons cité ci-dessus, Arch. dép. Ariège, 491 W 61) qu’il fut interprète et traducteur juré (de l’arabe) auprès du tribunal de Tarbes. D’après sa carte d’identité établie le 28 février 1943, il habita à Vielle-Aure (Hautes-Pyrénées), un petit village pyrénéen de la vallée d’Aure, dans le massif du Néouvielle. Plus tard, accompagné de sa maîtresse et de ses deux enfants, il s’installa dans un autre village montagnard, Vicdessos (Ariège), limitrophe de l’Andorre.

Le 27 janvier 1944, il s’établit à Saint-Girons, sous-préfecture de l’Ariège, principal centre urbain du Couserans. Il vécut avec Olympe Sournet et ses enfants dans un meublé, 11 avenue Maréchal Foch. Commença alors une « carrière » de collaborationniste qui amena Berkane à se livrer à des actions criminelles et crapuleuses qui glacèrent d’effroi les populations du Couserans et d’une partie du Comminges. Grégory Bouysse (op. cit., 2016) indique — information non recoupée avec d’autres sources — qu’il aurait été au printemps de 1944, un agent du SD de Foix.

Des écrivains dont la notoriété était bien établie en 1945 (Roland Dorgelès et Raymond Escholier), au courant de ses actions sanglantes et crapuleuses, ont fait part, peu après la Libération, de l’effroi que leur inspira Philippe Berkane à qui, ils n’épargnèrent pas, dans les descriptions horribles qu’ils ont données du personnage, des remarques inspirées par un racisme — mais à cette époque, cela ne choquait, même à gauche, que peu de gens s’il s’agissait de discréditer encore davantage un criminel — à la fois anti-arabe et anti-gitan, les deux origines dont ils pensaient qu’il était issu (Dorgelès, 1945, p. 22 ; Escholier, 1945, p. 216-217). Dorgelès, qui orthographie son patronyme « Berkan », indique qu’il venait d’Algérie mais qu’il était Hongrois ! Sans doute parce qu’il considérait, hâtivement et sans vérification, que les Gitans (Tsiganes ?) venaient de Hongrie. Mais son témoignage, confronté à d’autres sources, peut être considéré par ailleurs comme valide.

Berkane adhéra au PPF (Parti populaire français) à Saint-Girons où ce parti collaborationniste put créer la plus importante section de ce département. Le PPF mit en place, à partir de 1944, à la demande du Gauleiter Sauckel, des Groupes d’action pour la justice sociale (GAJS) « ayant pour but de veiller à la protection des familles des membres de la LVF, de la Waffen SS et des travailleurs français en Allemagne. » De fait, ils devinrent une police supplétive aux ordres de la Sipo-SD. Armés et grassement appointés, ils attirèrent des individus sans principes dévoués aux Allemands, mus autant par des convictions idéologiques que par l’appât du gain facile, produit de rapines et de meurtres impunis. Le GAJS de l’Ariège fonctionnel au printemps 1944 trouva en son sein des individus qui devinrent des auxiliaires zélés de la Sipo-SD de Saint-Girons, aux ordres de son chef, Horst Heberstreit. Parmi eux, Philippe Berkane. Parmi ses compagnons, et aux côtés d’Ariégeois dévoyés, sévirent aussi des supplétifs de la Sipo-SD, des individus très divers comme l’Italien Guido Righini, agent de l’OVRA (police politique italienne) arrivé en Ariège en 1943, John Helmut interprète sarrois de la Sipo-SD de Saint-Girons. Ces deux derniers, Berkane et une femme, Marguerite M., ont « apporté à cette organisation leur savoir-faire criminel et [l’ont transformée] en une machine de guerre redoutable » (Laurens, 2021, p. 188). Ils formèrent donc une police auxiliaire, la « Stosstrupp » aux ordres d’Horst Heberstreit, chef de la Sipo-SD saint-gironnaise.

Philippe Berkane devint un tueur qui terrorisa le Couserans et le Comminges. Bénéficiant d’une certaine autonomie, il avait aussi la confiance du capitaine Walter Dreyer, chef de la Douane allemande (Zollgrenzshutz) de Saint-Girons, un nazi, de l’Abwehr, très lié au chef de la Sipo-SD de cette ville, Horst Heberstreit. On s’accorde pour dire que Dreyer était, de fait, le vrai chef de la police allemande et que c’était lui qui qui avait le contact le plus étroit avec les tueurs du GAJS et des autres supplétifs de la « Stosstrupp » . Recevant 4000 fr. mensuels d’émoluments (plus les primes ), Berkane mit à profit ses activités de tueur afin de faire main basse sur les biens de ses victimes dont il « visitait » les domiciles. Avec les autres sbires de la Sipo-SD, Allemands ou supplétifs français, Philippe Berkane menait grand train de vie. Olympe Sournet, interrogée à Toulouse (procès à la cour de Justice), expliqua qu’elle recevait les amis de Berkane, Français ou Allemands, au domicile familial où ils discutaient des affaires en cours. Les agents français de la Sipo-SD firent réquisitionner la villa Horizon, proche de celle qui était le siège de la Sipo-SD, surnommée « la Mosquée » car de style mauresque. André Laurens a écrit que Berkane aurait exécuté au moins une quinzaine de personnes. Les recherches pour le Dictionnaire des fusillés... (Maitron), nous ont permis de retrouver 11 de ses victimes, directes (5) ou indirectes (6). Nous avons rajouté à ces dernières des personnes arrêtées et/ou torturées par Berkane, déportées en Allemagne où, parfois, elles périrent. Une femme arrêtée et torturée par Berkane fut cependant relâchée.

Nous évoquerons d’abord les activités criminelles de Berkane en Comminges (Haute-Garonne), commises à partir de sa « base » de Saint-Girons. Berkane avait repéré l’activité d’Adrien Berné passeur d’Urau (Haute-Garonne), dans le Comminges, qui fut tué par les Allemands le 17 mai 1944. Ses interventions en Comminges amenèrent Philippe Berkane à s’intéresser au maquis FTPF de Betchat contre lequel il intervint directement ou indirectement à plusieurs reprises. Ainsi, il était en contact étroit avec Jean-Pierre, Frédéric Aldebert, un ancien ingénieur des Arts-et-Métiers de soixante-quatre ans, établi comme photographe à Salies-du-Salat (Haute-Garonne), au 42 avenue de la Paix. Aldebert était un collaborationniste exalté affilié à la Milice. Il est le principal personnage du livre publié en 1945 par Roland Dorgelès (op. cit.) qui résidait alors dans le village commingeois de Montsaunès. De concert, Berkane et Aldebert terrorisaient les populations de la basse vallée commingeoise du Salat, multipliant vexations et exactions contre les habitants qu’ils suspectaient, s’enrichissant grâce à leurs rapines. Des maquisards (FTPF) de Betchat décidèrent de liquider Aldebert. Mais, le 18 mai 1944, ils tuèrent par erreur Joaquina Otto, née Rausa qui habitait l’appartement situé juste au-dessus de celui d’Aldebert. Berkane réussit à se procurer des codes destinés à la réception d’un parachutage reçus par Claude Salmon, de l’ORA et agent du réseau Alliance domicilié à Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Au courant de l’opération projetée, il informa les Allemands de Saint-Girons. Le 10 juin 1944, Salmon, passager d’une moto pilotée par Aimé Loubon était de retour d’une mission à Saint-Girons. Tous deux se rendaient à Martres-Tolosane (Haute-Garonne). Salmon et Loubon furent arrêtés à Roquefort-sur Garonne (Haute-Garonne) par des éléments de la division Das Reich en train de mener une action contre le maquis FTPF de Betchat (Ariège, aux limites de la Haute-Garonne). Mais, d’après Michel Goubet (op. cit., 2009), un groupe de militaires allemands venus de Saint-Girons (Ariège), accompagnés de policiers de la Sipo-SD et de membres la Milice de cette ville contribuèrent à cette arrestation. L’information recueillie par Berkane a sans doute été à l’origine de cette capture bientôt suivie d’une exécution sommaire par les Allemands à Martres-Tolosane. De la même façon, à une date indéterminée (juin ou juillet 1944 ?), Berkane, arpentant les rues de Salies-du-Salat (Haute-Garonne), prit en filature un FTPF « légal », « Louis ». Celui-ci, se sachant repéré, réussit à lui fausser compagnie et intégra le maquis (FTPF) de Betchat (Ariège), dépendant cependant de l’état-major de la Haute-Garonne. À Saint-Martory, autre bourg du Comminges, Armande Lasseras (connue comme Armande Lasserre), agent du réseau « Françoise », recevait à son café les candidats au passage vers l’Espagne envoyés par la Toulousaine Marie-Louise Dissart alias « Françoise ». Dénoncée, Armande Lasserre fut arrêtée puis torturée par Philippe Berkane et ne dut son salut qu’à l’intervention de dernière minute d’un notable de la commune, affilié à la Milice, Henri Frossard (Voir aussi : Cassé José ; Pavan Luigi).

Dans le Couserans, Philippe Berkane fut un des tortionnaires impitoyables de « la Mosquée » ou de la villa Horizon. Il se peut qu’il provoqua la mort de suppliciés. Ses filatures et perquisitions entraînèrent des arrestations qui eurent pour issues la déportation ou la mort. Plastronnant fièrement avec ses amis à Saint-Girons, il se tailla la réputation d’un tueur sans pitié. Nous avons repéré quelques victimes dont nous sommes sûr qu’il les tua. Le 27 mai 1944, avec Roger Vidali, du PPF de Saint-Girons, il prit en filature, dans cette ville, trois agents du réseau Gallia en mission dans le Couserans : André Guillaumot, Yvette Garrabé et Yves Ouvrieu. Avec Vidali, il abattit Garrabé et Ouvrieu et blessa Guillaumot qui, torturé à la Sipo-SD de Saint-Girons puis interné à la prison Saint-Michel de Toulouse, embarqua dans cette ville dans le « train fantôme » et fut fusillé le 1e août 1944 à Souge (Gironde). Louis Rivière (op. cit., 1981, cité in Laurens, op. cit., 2021, p. 257 ) a donné des détails sur ces assassinats et cette arrestation mouvementée dans lesquels fut directement impliqué Berkane. À une date indéterminée (fin mai ou juin 1944), alors qu’il avait acquis une moto, ainsi que l’écrit sa concubine Olympe Sournet à sa mère, Philippe Berkane fut impliqué dans l’exécution de deux maquisards, peut-être des Espagnols (du maquis de la Crouzette ?). Deux cadavres d’inconnus furent découverts dans des broussailles le 21 août 1944 par des habitants de Rimont (Ariège), près du château de Montségu. Le témoignage d’un berger recueilli après la Libération, établit qu’un camion allemand accompagné d’une motocyclette s’était arrêté plusieurs semaines auparavant. Deux hommes en avaient été extraits. Conduit dans la forêt, ils furent exécutés sommairement. Le motocycliste qui exécuta les deux hommes était Philippe Berkane (Voir : Fusillé inconnu n° 1 de Rimont (Ariège) ; Fusillé inconnu n° 2 de Rimont (Ariège)). On sait également par une lettre du 23 mars 1969 de Daniel Latapie à Claude Delpla que Berkane arrêta, à une date indéterminée, Anselme Arrieu qui fut déporté et mourut à Dachau. Anselme Arrieu était le père de Jean Arrieu, inspecteur de police, membre de l’AS de Saint-Girons. D’après Grégory Bouysse (op. cit., 2016) qui n’indique pas sa source, Berkane aurait abattu deux employés de la compagnie du Gaz de Saint-Lizier. Nous n’avons pas retrouvé les traces de ces deux victimes. L’une d’entre elles, Aimé Prat, chauffeur de camions domicilié à Saint-Lizier, employé par la Compagnie de distribution de gaz du Comminges (siège social à Saint-Gaudens, Haute-Garonne) et dont l’exécution a été attribuée aux Allemands aurait très bien pu être une victime de Berkane.

Sa concubine, mère de deux de ses enfants subissait des violences de sa part. Olympe Sournet écrivit à sa mère les sentiments d’horreur et de dégoût que lui inspirait Philippe Berkane : « tu sses ses un salo : se nai pas un homme mais une bête – je lui ai dit si sa lui passe pas que je le quitterai. tu ses de ses jurons je menbalance (…) » (in Laurens, op. cit., 2021, p. 211).

Dorgelès, (op. cit., 1945, p. 21-25) fait état de ses pillages systématiques pratiqués lors des « perquisitions ») et ses agissements souvent indépendants qui parurent trop exagérés à ses employeurs et protecteurs allemands. Au début de juillet 1944, il aurait donc été évincé des rangs des auxiliaires de la Sipo-SD saint-gironnaise. Il disparut brutalement et on n’entendit plus parler de lui. Les enquêtes menées par les renseignements généraux après la Libération confortèrent ce que disait la rumeur. Les Allemands auraient eux-mêmes « liquidé » un Philippe Berkane devenu trop compromettant pour eux : ils l’auraient fusillé puis incinéré son corps. Mais le rapport de l’inspecteur des Renseignements généraux de Saint-Girons (22 novembre 1949) qui faisait état de la mort de Berkane et des recherches entreprises vainement en vue de retrouver son corps, expliquait qu’il aurait quitté Saint-Girons le 14 août 1944. Claude Delpla a expliqué, sans fournir de documents, que Berkane se serait enfui en Espagne et que des membres des services secrets français l’y auraient vu, longtemps après la guerre, à Villareal, où il aurait vécu paisiblement. Mais il n’y a pas d’éléments permettant de valider cette hypothèse. En revanche, on retiendra donc que, selon toute vraisemblance, Philippe Berkane a bien été fusillé par les Allemands et que l’on n’a pas retrouvé son corps. En effet, des résistants toulousains s’étaient déplacés à Saint-Girons afin d’abattre Berkane. Il n’y était pas et sa chambre était vide. Il restait ses papiers dont sa carte d’identité que, en temps normal, il prenait avec lui. Ils la donnèrent plus tard à Claude Depla, correspondant départemental du comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale. On peut donc penser que, après l’avoir exécuté, les Allemands se sont emparés de ses biens ne laissant que quelques documents sans aucun intérêt pour eux. Un rapport de l’inspecteur des RG de Saint-Girons au commissaire des RG de Foix (27 septembre 1948) concernant Henry Bourret nous apprend que Dreyer avait pour habitude de brûler, avec du toluène, les corps de ses victimes torturées et assassinées. Tel a donc pu être le sort de Berkane. Grégory Bouysse (op. cit, 2016) affirme, sans citer ses sources, que Berkane aurait été abattu le 14 août 1944 avec l’accord d’Horst Heberstreit, chef de la Sipo-SD de Saint-Girons, par Roger Vidali, son complice en assassinats, membre du GAJS. Le corps de Berkane aurait été incinéré au château de Beauregard.

Le 27 décembre 1945, Olympe Sournet a été condamnée pour « complicité de trahison » à trois ans de prison par la cour de Justice de l’Ariège, à l’indignité nationale et à 10 ans d’interdiction de séjour dans le département de l’Ariège. Elle s’est mariée le 15 avril 1953 à Agadir (Maroc) avec Henri, Jean, Vital Praxède. Elle mourut à Cannes (Alpes-Maritimes) le 21 novembre 1997.

Voir Saint-Girons (Ariège), victimes de la répression allemande et collaborationniste (fin mai-début juillet 1944) et des combats de la Libération, 20-21 août 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article247468, notice BERKANE Philippe par André Balent, version mise en ligne le 20 avril 2022, dernière modification le 20 mai 2022.

Par André Balent

SOURCES : Arch. dép. Ariège, 491 W 61, rapport de l’inspecteur principal des RG de Saint-Girons au commissaire des RG de Foix, 9 janvier 1945 et rapport de l’inspecteur des Renseignements généraux de Saint-Girons, 22 novembre 1949 ; 491 W 65, rapport de l’inspecteur des RG de Saint-Girons au commissaire des RG de Foix (concernant Henry Bourret), 27 septembre 1948. — Arch. com. Tarbes, 1 E 268, état civil registre des naissances, 1917. — Grégory Bouysse, Encyclopédie de l’Ordre nouveau. Histoire du SOL, de la Milice française & des mouvements de collaboration, tome 2 partiellement en ligne, Paris, Lulu, 2016, 126 p. non paginé. — Roland Dorgelès, Carte d’identité : récit de l’occupation, Paris, Albin Michel, 1945, 91 p. [p. 22, 24, 25, 27, 87-89]. — Raymond Escholier, Maquis de Gascogne, Genève, Éditions du Milieu du monde, 1945, 350 p. [p. 316-317]. — Émilienne Eychenne, Montagnards de la liberté. Les évasions par l’Ariège et la Haute-Garonne 1939-1945, Toulouse, Milan, 1984, 364 p. [p. 77]. — Michel Goubet, « La répression allemande et milicienne dans la vallée du Salat et aux alentours. 10 et 11 juin 1944 » in La résistance en Haute-Garonne, CDROM, Paris, AERI (Association pour des études sur la résistance intérieure), 2009. — André Laurens, L’Ariège des « collabos » 1940-1945, Toulouse, La Corep, 2014, p. 145-147, p. 306. — André Laurens, Ariège 1942-1944. Le PPF Parti populaire français. Un parti politique à la solde des nazis, Toulouse, Imprimerie Corep, 2021, 355 p. [p. 88-89, 188 sq., 210-211, 225-229, 235, 257, 260, 275, 294, 314]. — Louis Rivière, La guerre de grand-papa, 3, Refus en Couserans, Saverdun, Imprimerie du champ de Mars, 1981, 175 p. [p. 51]. — Ferran Sánchez Agustí, Maquis en el Alto Aragón. La guerrilla española. La guerrilla en los Pirineos centrales (1944-1949), Lérida, Editorial Milenio, 2011, 391 p. [p. 19]. — Henri Soum, Ceux de Balesta, Toulouse, Signes du Monde, 1995, 341 p. [p. 111-112]. — « Saint-Martory et le réseau Françoise », Patrimoine et environnement, Saint-Martory, 2017, sans auteur ni pagination. — Courriel de Kaddour Allag, des Archives départementales de l’Ariège, 16 septembre 2021, avec la photocopie d’une lettre de Daniel Latapie, correspondant du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale de la Haute-Garonne à Claude Delpla, son homologue de l’Ariège, 23 mars 1969. — Échanges téléphoniques avec André Laurens et Kaddour Allag (2021 et 2022).

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