AMRAN El Maleh, Edmond, écrit aussi AMRAM Max et AMRAN Menahem

Né le 21 février 1898 a Oran Algérie à Safi (Maroc) ; professeur de philosophie à Casablanca puis à Paris, écrivain ; militant communiste du Maroc jusqu’en 1959.

Né dans une famille juive liée à l’histoire d’Essaouira (Mogador), Edmond Amran El Maleh adhéra en 1945, au Parti communiste marocain ; en 1948, il entra au comité central et au bureau politique. Dans le journal L’Espoir, il défendit tout particulièrement des positions antisionistes : « Nous sommes marocains », « Le devoir des juifs marocains est de lutter sur le sol natal ». Dans les années 1950, il connut les dures conditions de la clandestinité et participa activement au mouvement d’indépendance.

En 1959, il démissionna, rompant définitivement avec le Parti communiste et renonçant à toute activité politique. Il enseigna la philosophie d’abord au lycée Mohammed V de Casablanca puis au Collège Sainte-Barbe à Paris où il se fixa à partir de 1965, tout en faisant de fréquents séjours au Maroc. L’activité littéraire qu’il développa alors était très fortement liée au pays marocain, notamment par des études sur la culture juive, ses articles sur la peinture et les arts plastiques, et l’œuvre romanesque qu’il poursuivait encore dans les années 1990.

Il reçut en 1996 le Grand Prix du Maroc pour l’ensemble de son œuvre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24753, notice AMRAN El Maleh, Edmond, écrit aussi AMRAM Max et AMRAN Menahem, version mise en ligne le 27 février 2009, dernière modification le 13 février 2018.

ŒUVRE : Parcours immobile, Maspero, 1980. — Aïlen ou la nuit du récit, La Découverte, 1983. — Jean Genet, Le Captif amoureux et autres essais, La Pensée sauvage/Toubkal, 1988. — Mille ans, un jour, La Pensée sauvage,1986, Le Fennec, 1990. — Le Retour d’Abou El Haki, La Pensée sauvage, 1990. — Abner, Abnour, La Pensée sauvage/Le Fennec, 1996. — La maIle de Sidi Maâchou, Al Manar, 1998. — Le café bleu. Zrirek, La Pensée sauvage, 1999. — Une femme, une mère, La Pensée sauvage, éditions Lixus, 2004.

SOURCES : L’Espoir, 4 décembre 1948, 19 mars 1949. — Georges Oved, La gauche française et le nationalisme marocain, t. 2. — Notes de son petit-fils, Max Amram.

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