IZAGUIRRE MARQUIARÁN Francisco

Par Eric Panthou

Né le 8 mars 1918 à Alsasua (Espagne), disparu le 6 juillet 1944 à Catus (Lot) ; ouvrier agricole ; républicain espagnol ; résistant au sein des FTP du Lot.

Fils de Mariano Izaguirre Murúa, né en 1892, et Francisca Marquiarán y Ayestarán, née en 1895, Francisco Izaguirre Marquiarán est né dans la commune basque d’Altsasu en Espagne. Il épousa Adela Llanos Guniea, née le 14 juillet 1915 à Berguenda (Espagne). Le couple eut deux enfants.
Francisco Izaguirre Marquiarán figure sur une base des victimes de la répression durant la guerre civile espagnole. Il a appartenu aux "Batallones -usuellement nommés Bones.- disciplinarios de Soldados Trabajadores" (Bataillons disciplinaires de soldats travailleurs, BDST) à une date qu’on ignore entre , bataillons créés par Franco et utilisant comme main d’œuvre les prisonniers de l’armée républicaine. Continuation des Batallones de Trabajadores, ayant fonctionné de 1937 à 1940, les Batallones disciplinarios de Soldados Trabajadores ont imposé le travail forcé à environ 45 000 anciens membres de l’Armée républicaine jusqu’à ce que la plupart soient dissous en décembre 1942.
Francisco Izaguirre Marquiarán est recherché au moins à partir de juillet 1943 par le juge militaire de Saragosse (Aragon), ainsi que 16 autres camarades, comme déserteurs des Bataillons 19 et 134, dissouts. En février 1944, un réquisitoire afin de le retrouver fut pris contre lui par la Province de Léon de l’État franquiste. Il était alors célibataire et ouvrier.
Réfugié en France sans doute dès cette époque, il rejoignit les maquis FTP du Lot, intégrant le 5ème Bataillon tactique, 2329ème Compagnie FTP, en tant que soldat de 2ème classe. Son chef était le capitaine Delbreil alias Papillon.
C’est comme Résistant FTP qu’il a été arrêté à Catus (Lot) le 6 juillet 1944, par la Gestapo indique son dossier de résistant, donc le SD. Il est indiqué qu’on est sans nouvelle de lui depuis et qu’il a disparu. Il est donc considéré comme mort sur son certificat FFI à titre posthume. Ce même 6 juillet, deux personnes furent abattus sur cette commune, dont Jean Brugalières, membre du Front National chez qui les Allemands sont venus de Cahors, alertés par la présence d’un poste émetteur chez lui. Un groupe de FTP demeurait à proximité de Catus comme le prouve l’exécution de Louis Goret, membre d’un groupe, abattu ici par les Allemands trois jours plus tard, lors d’une opération de récupération de parachutages. Le capitaine Papillon attesta que Francisco Izaguirre Marquiarán était agent de liaison au sein de sa compagnie et qu’il avait été arrêté lors d’une mission à Catus. Un certificat FFI le concernant, mais barré en raison d’une date de naissance erronée, indique en 1947 qu’il a été livré à la Gestapo après son arrestation puis emmené à Cahors avant de partir de cette ville vers une destination inconnue en auto avec trois autres camarades.
En 1944, Francisco Izaguirre Marquiarán était ouvrier agricole et habitait avec sa famille 21 rue du docteur Bergougnoux, à Cahors. Son épouse y demeurait encore en 1956. Elle est décédée le 13 novembre 2004 à Grasse (Alpes-Maritimes).
Il a été homologué FFI pour la période du 5 juin au 6 juillet 1944, reconnu Déporté et interné de la résistance (DIR) pour la période du 6 au 15 juillet 1944. Il a été reconnu Mort pour la France.
Son nom figure sur le monument aux Morts de Cahors (Lot).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article247560, notice IZAGUIRRE MARQUIARÁN Francisco par Eric Panthou, version mise en ligne le 1er mai 2022, dernière modification le 29 juin 2022.

Par Eric Panthou

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 302737, dossier FFI pour Francisco Izaguirre Marquiarán. — AVCC Caen, AC 21 P 574915, dossier DIR pour Francisco Izaguirre Marquiarán. (nc). — SHD Vincennes, GR 19 P 46/20, dossier homologation pour le 5éme Bataillon tactique des FTP du Lot (en ligne). — Mémorialgenweb. — Site Buscar.combatientes. — GARCÍA SANTAMARÍA, Ana. « Mujeres y hombres republicanos de Alava, Bizkaia, Gipuzkoa y Navarra en la resistencia francesa », Antzina n. 29, junio de 2020, pp. 8-31. — Archivo general militar de Guadalajara, dossier 118973 : Aureliano Renedo Martin. — Boletín Oficial de la Provincia de León n. 45, 24 de febrero de 1944, p. 4. Publicado por la Diputación Provincial. — Edurne Beaumont Esandi , Fernando Mendiola Gonzalo , "Batallones Disciplinarios de Soldados Trabajadores : Castigo político, trabajos forzados y cautividad", Revista de Historia Actual, No. 2 (2004) : Invierno, p. 31-48. — Mail de Pau Medrano Bigas, le 24 avril et 31 mai 2022. — Généanet.

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