MASSIO Étienne, Émile

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 19 mai 1883 à Saint-Sulpice (Tarn), massacré le 6 juillet 1944 à Buzet, aujourd’hui Buzet-sur-Tarn (Haute-Garonne) ; propriétaire exploitant, maire de Buzet ; victime civile.

Émile MASSIO
Émile MASSIO
Martine MANGEOLLE photographie sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0.

Étienne, Émile Massio était le fils de Jean Massio, cultivateur, et Julie Candoulives, son épouse.
Le 8 novembre 1901, il s’engagea pour 3 ans au 83e RI et fut rendu à la vie civile le 8 novembre 1904. Il avait obtenu la qualification de soldat musicien le 1er avril 1903.
Il épousa Apollonie Thuriès le 28 décembre 1907 à Mézens (Tarn). Le couple eut au moins deux enfants, dont Adolphe Massio.
Rappelé en 1914, il arriva le 14 août 1914 au régiment d’infanterie d’Albi (Tarn) puis passa au 53e RI le 1er janvier 1915. Il fut blessé au bras gauche par un éclat d’obus le 17 mars 1915 à Le Mesnil-lès-Hurlus (Marne), village aujourd’hui disparu.
La blessure ayant provoqué une paralysie partielle, il fut réformé le 31 décembre 1915.
Il fut décoré de la Médaille militaire par décret du 13 novembre 1931 paru au JO le 3 décembre 1931.
En 1936, la famille habitait La Peyroutio à Buzet aujourd’hui Buzet-sur-Tarn (Haute-Garonne) avec Adolphe son épouse Yvonne. Émile Massio était propriétaire exploitant.
Il était maire de Buzet.
Le 6 juillet 1944, à la suite d’une dénonciation par un indicateur de la Gestapo, Gino G. dit le "Renard noir", des unités de la division SS "Das Reich" accompagnée par la Sipo-SD investirent le village de Buzet et arrêtèrent de nombreux villageois. Le maire du village Émile Massio aurait été victime d’une lettre de dénonciation qui l’accusait de fournir de faux papiers. Il fut arrêté et emmené comme otage en compagnie de cinq autres personnes dont son fils Adolphe, au domaine de la Palmola. Prétendant ensuite les emmener à Toulouse pour interrogatoire, les Allemands les firent monter dans un camion qui prit la direction de la forêt et s’arrêta quelques centaines de mètres plus loin, où ils furent massacrés après avoir été torturés.
Les corps des six victimes furent retrouvés quelques jours après atrocement mutilés.
Son nom figure sur le monument aux morts 1939-1945 à Buzet-sur-Tarn (Haute-Garonne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article247830, notice MASSIO Étienne, Émile par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 3 mai 2022, dernière modification le 4 mai 2022.

Par Jean-Louis Ponnavoy

Émile MASSIO
Émile MASSIO
Martine MANGEOLLE photographie sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0.

SOURCES : Service historique de la Défense, AVCC, Caen, Cote AC 21 P 376028 (nc).— Arch. Dép. Tarn, RMM, classe 1903, Albi, mat. 1300.— Arch. Dép. Haute-Garonne, Recensement 1936, Buzet, p. 24. — Commune de Buzet-sur-Tarn, Les tragédies de BUZET (juillet-août 1944).— Mémorial François Verdier ETÉ 1944 : LES MASSACRES DE BUZET-SUR-TARN.— Mémoire des Hommes (victimes civiles).— Mémorial Genweb. — État civil, acte de mariage n°3.

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