LE MORILLON Suzanne [LE MORILLON Berthe, Suzanne]

Par Renaud Poulain-Argiolas

Née le 28 août 1908 à Paris (XIVe arr.), morte le 10 décembre 2001 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ; agent de liaison pour la résistance communiste.

Suzanne Le Morillon

Les parents de Suzanne Le Morillon étaient Pierre, Marie Le Morillon, journalier, et Léontine Boutet, mère au foyer. Ils vivaient alors 88, rue des Cités à Aubervilliers (Seine, Seine-Saint-Denis). À cause des changements répétés d’emploi du père, la famille devait régulièrement déménager. Suzanne était la cinquième parmi les dix enfants de sa fratrie. Tous ceux qui parvinrent à l’âge adulte devinrent des militants, à l’image du frère aîné, Émile Le Morillon, engagé au PCF dès 1925. Pierre, le troisième, adhéra à la même époque. Au moment du Front populaire leurs parents affichaient eux aussi des sympathies communistes.

La guerre d’Espagne ne laissa pas la famille indifférente : les parents recueillirent deux enfants espagnols, Renée – la deuxième sœur - et son mari André Morillon hébergèrent une famille de républicains et son beau-frère Pascal d’Andréa partit se battre dans les Brigades internationales.

Suzanne Le Morillon s’était mariée avec Jean Halgand le 6 septembre 1930 à Montreuil (Seine, Seine-Saint-Denis). Son époux était né le 15 septembre 1908 à Montoir-de-Bretagne (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique). Il était le fils de Jean, Constant Halgand, 32 ans, manœuvre, et Marie, Philomène Trémoureux, 28 ans, ménagère. Il mourra le 3 août 1969 à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
Jean Halgand s’engagea également dans les Brigades internationales. Il fut membre du Parti communiste.
Le couple eut trois enfants : Jean, né en 1933 à Paris (XIIe arr.) ; Serge en 1939 et Bernard en 1947, tous deux nés à Montreuil. Ils perdirent un autre garçon en bas âge.

Domiciliée à Montreuil, d’après les souvenirs de sa sœur Olga Suzanne Halgand fut sous l’Occupation agent de liaison pour la résistance communiste, tout comme ses sœurs Madeleine et Georgette. Olga ayant été recrutée par leur beau-frère André Morillon, il est probable que Suzanne ait été recrutée par le même biais. Elle hébergea trois évadés du camp de Compiègne, dont Henri Kesteman, à son adresse du 147, rue de Rosny.

Après la guerre, elle n’aurait plus été militante, mais continua à être adhérente du PCF. De 1954 à 1959-1960, elle vécut au 9 avenue Jean Jaurès à Rosny-sous-Bois (Seine, Seine-Saint-Denis). Elle était concierge de son immeuble, en face de la gare.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article247891, notice LE MORILLON Suzanne [LE MORILLON Berthe, Suzanne] par Renaud Poulain-Argiolas, version mise en ligne le 7 mai 2022, dernière modification le 19 mai 2022.

Par Renaud Poulain-Argiolas

Suzanne Le Morillon
Son mari, Jean Halgand

ICONOGRAPHIE : Archives de Danièle Dubois.

SOURCES : Arch. de Paris (XIVe arr.), 1908, Naissances, Acte n°7498, 14N 422. — Données du site Généanet. — Site Match ID, Acte n°480 N, Source INSEE : fichier 2001, ligne n°547605. — Arch. Dép. Loire-Atlantique, État civil de Montoir-de-Bretagne, 1908, Naissances, Acte n°182, 3E103/61 (sur Jean Halgand). — Souvenirs d’Olga Le Morillon rédigés entre 1990 et 1993 (non publié). — Propos recueillis auprès de Danièle Dubois, sa nièce (mai 2022).

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