MOUNIER Georges, Paul [Pseudonyme dans la Résistance : Georges]

Par Jean-Luc Marquer

Né le 2 juillet 1907 à Genestelle (Ardèche), mort en action le 5 juillet 1944 à Mézilhac (Ardèche) ; journalier ; résistant FTPF, homologué Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Georges, Paul Mounier était le fils de Firmin, Alexis Mounier, cultivateur, et d’Octavie, Justine Gamondès, son épouse.
En 1911, la famille habitait le Travers à Genestelle (Ardèche) et Georges était le dernier-né d’une fratrie de sept.
En 1936, il habitait avec sa mère, veuve depuis 1924, quartier du Pont-de-l’Huile à Antraigues, aujourd’hui Vallées-d’Antraigues-Asperjoc (Ardèche) et était journalier.
Il résidait toujours à Antraigues en 1944, marié et père d’un petit garçon de deux ans.
Il s’engagea dans la Résistance et rejoignit les rangs de la 7105e compagnie de FTPF de l’Ardèche, où il prit le pseudonyme "Georges". Ses services sont homologués à partir du 6 juin 1944.
Le matin du 5 juillet 1944, une colonne allemande motorisée et puissamment armée regroupant environ 150 véhicules et un millier d’hommes, appuyée par des avions, partit à l’assaut de la petite ville du Cheylard (Ardèche), bastion de la Résistance depuis le 6 juin 1944.
Empruntant la vallée de la Dorne, elle arriva à Mézilhac (Ardèche). Les soldats tiraient des rafales d’armes automatiques.
Ce même jour, Georges Mounier partit d’Antraigues avec sa camionnette chercher du charbon de bois à Lachamp-Raphaël.
Jean-Pierre Seydon, propriétaire de la ferme Pata à Mézilhac témoigna pour le Mémorial de l’oppression : « Le 5 juillet 1944, vers 9h30, je me trouvais à mon domicile lorsque mon attention fut attirée par le bruit de rafales de mitrailleuses venant de la direction de Privas.
Quelques instants après le nommé Mounier Georges demeurant à Antraigues pénétra dans ma maison perdant son sang par une blessure qu’il avait au bras gauche. Ma femme se mit en devoir de lui soigner sa blessure. Mounier nous dit qu’il avait été blessé par une balle provenant de la colonne qui circulait et qui lui avait été tirée de loin.
Voyant que les Allemands approchaient de ma ferme et craignant pour la vie des personnes se trouvant dans ma maison, je leur fit évacuer les lieux par une porte dérobée invitant Mounier à nous suivre. Mais ce dernier ayant laisser son portefeuille dans sa voiture sur la route voulut aller le chercher.
À ce moment un véhicule survenant au Col de Mézilhac, à une centaine de mètres de la voiture de Mounier, envoya une rafale de mitrailleuse dans sa direction et celui-ci fut tué sur le coup, atteint de plusieurs balles au ventre, à l’épaule gauche et au bras gauche.
 »
Georges Mounier fut homologué résistant, membre des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).
Il semble que son nom ne figure sur aucun monument ou plaque.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article247898, notice MOUNIER Georges, Paul [Pseudonyme dans la Résistance : Georges] par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 10 mai 2022, dernière modification le 10 mai 2022.

Par Jean-Luc Marquer

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 434556 (nc) ; GR 7/6, p. 8. — Arch. Dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 180. — Arch. Dép. Ardèche, recensement Genestelle, 1915, p. 12 et Antraigues, 1936, p. 8. — Mémoire des hommes. — Mémorial GenWeb. — Geneanet. — État civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément