BÜNZLI Victor, Louis, André

Par Dominique Tantin

Né le 29 juin 1901 à Paris (XIXe arr.), mort en action le 7 juin 1944 à Tulle (Corrèze) ; ingénieur électricien ; résistant dans les Francs-Tireurs et Partisans (FTP).

Plaque commémorative Rue Robert Gane à Tulle (Corrèze)
Plaque commémorative Rue Robert Gane à Tulle (Corrèze)
Crédit : MémorialGenWeb

Victor Bünzli (un patronyme d’origine suisse) était le fils de Henri René, mécanicien puis administrateur des Ateliers Vaucansson, alors âgé de 31 ans, et de son épouse Jeanne Marie Pauline Gavet, âgée de 26 ans et sans profession. Il effectua son service militaire de 1921 à 1923 dans le Génie et accéda au grade de caporal. À Paris (XXe arr.), le 3 décembre 1931, il épousa Andrée Henriette Heitz, sans profession, née à Melun le 8 mars 190. De cette union naquit une fille, Renée Elisabeth Françoise qui épousa Marie Maxime Édouard Le Taillandier de Gabory le 14 février 1928, à Portets (Gironde). Ils eurent sept enfants.
En septembre 1939, Victor Bünzli fut mobilisé comme affecté spécial à l’usine de la Marque à Tulle, avec la fonction de chef du service électrique. En 1944, il rejoignit les FTP.
Le 6 juin, après avoir appris le débarquement des Alliés, Louis Godefroy (Rivière) réunit le comité militaire pour savoir s’il fallait engager l’attaque de Tulle comme prévu le 7 juin. Albert Faucher et André Odru étaient partisans de le faire, Marcel Godefroy et Jean-Jacques Chapou (Kléber), réticents, souhaitaient attendre une journée. La décision fut prise, l’attaque eut lieu le 7 au matin.
Les 7 et 8 juin 1944, les FTP commandés par Jacques Chapou dit Kléber donnèrent l’assaut contre la garnison allemande du 3e bataillon du 95e régiment de sécurité de Tulle et les forces du maintien de l’ordre françaises. Les combats durèrent jusqu’au lendemain et furent particulièrement meurtriers des deux côtés.
Sous-lieutenant FTP dans la 234e compagnie, Victor Bünzli trouva la mort au combat le 7 juin 1944 avec son camarade Marcel Delbos.
L’attaque échoua. La garnison allemande reçut le soutien de l’avant-garde de la 2e SS Panzerdivision Das Reich. Le 9 juin 1944, les SS en représailles, arrêtèrent et pendirent 99 personnes et en déportèrent 139.
Victor Bünzli obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué FFI. Son nom est inscrit sur une plaque commémorative Rue Robert Gane : " A la mémoire des F.T.P. F.F.I. DELBOS Marcel et BÜNZLI André tombés au cours des combats de Tulle du 7 et 8 juin 1944." Il est également gravé sur une plaque commémorative à l’usine de la Marque.


Voir Tulle (Corrèze), massacre des gardes des communications, 7 juin 1944 et Tulle (Corrèze), pendaisons, 9 juin 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article247919, notice BÜNZLI Victor, Louis, André par Dominique Tantin , version mise en ligne le 7 mai 2022, dernière modification le 11 mai 2022.

Par Dominique Tantin

Plaque commémorative Rue Robert Gane à Tulle (Corrèze)
Plaque commémorative Rue Robert Gane à Tulle (Corrèze)
Crédit : MémorialGenWeb

SOURCES : Service historique de la Défense, Caen, AVCC AC 21 P 35847 et Vincennes GR 16 P 97243 (nc). — Maquis de Corrèze, 150 combattants et témoins, Paris, Éditions Sociales, 1975, pp. 362 et 521. — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes. — Geneanet. — Archives de Paris en ligne.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément