BARNIQUE-LAFARGE Raoul

Par Jean-Noël Dutheil

Né le 6 novembre 1920 à Saint-Hilaire-Bonneval (Haute-Vienne), mort le 10 juin 1982 à Montluçon (Allier) ; technicien de la métallurgie ; secrétaire de l’Union locale CGT de Montluçon 1952-1954, membre de la commission administrative de l’Union départementale CGT-Allier de 1949-1963 ; président du conseil d’administration des ASSEDIC-Auvergne à partir de 1979 ; communiste.

Son père, douanier, décéda alors qu’il n’avait que trois ans, Raoul Barnique-Lafarge fut élevé par sa mère, commerçante, à Touls puis tricoteuse à domicile à Pierre-Buffière (Haute-Vienne). Sa famille, sans engagement politique ou syndical, était croyante, non pratiquante. Raoul Barnique-Lafarge passa son certificat d’études et devint apprenti mécanicien automobile (diéséliste). Lorsque la guerre survint, il partit aux Chantiers de jeunesse. Refusant le Service de travail obligatoire (STO), il s’engagea dans la Résistance et vint à Montluçon. Il travailla à la SAGEM, dès 1942, adhérant sans doute dans la clandestinité à la CGT. Il rencontra sa femme en 1944, une employée des Nouvelles-Galeries fille d’une famille de militant communiste et cégétiste. Le couple eut une fille, née en 1946, qui devint infirmière.
Raoul Barnique, sans parti, fut l’un des fondateurs de l’amicale du Parti ouvrier français de la SAGEM, elle était composée de sans-partis, de communistes et de socialistes, par la suite, il adhéra au Parti communiste.
Il milita à la CGT pendant quarante ans. Candidat aux élections du comité d’établissement dans le collège « ingénieurs-cadres-maîtrise », son élection fut l’objet de nombreuses contestations et actions en justice entre 1949 et 1956. Il fut secrétaire de la section syndicale de la SAGEM avec Lucien Debourges (1948-1951). partir du 13 avril 1949, Raoul Barnique fut également membre du secrétariat de l’Union centrale des travailleurs métallurgistes, représentant les mensuels.
Il fut élu au secrétariat de l’Union locale de Montluçon de 1948 à 1960 et secrétaire général (congrès de l’Union locale CGT, 20 janvier 1952) ; il fut un des 121 délégués français qui participa à la conférence de Leipzig (22-24 avril 1955).
Membre du bureau de l’Union départementale de l’Allier de 1949 à 1963. Secrétaire du CCE-SAGEM, en 1969, il fut aussi élu conseiller de prud’hommes, pendant vingt ans, Raoul Barnique eut la responsabilité du service juridique de la CGT Montluçonnaise.
Il fut administrateur de l’UNIRS à partir 1960 et de l’UNEDIC à partir de 1972. Il fut vice-président de la formation professionnelle pour adultes (FPA) de Montluçon où il se dépensa sans compter pour que les stagiaires puissent acquérir le métier qui leur faisait défaut. Depuis 1959, c’est à l’ASSEDIC qu’il donna sa pleine mesure ; il soutint d’importants dossiers pour limiter les difficultés et la misère en faisant mettre en place un système d’allocations aux ouvriers métallurgistes, licenciés de Saint-Jacques, de Forey, de Joy, des ouvrières du textile de Rousseau (Allier), d’Elastel au Puy (Haute-Loire), des tanneurs, d’Amisol (Puy-de-Dôme). A partir d’avril 1979, il devint président du conseil d’administration des ASSEDIC-Auvergne, mais pour lui « c’était dans les entreprises que l’on gagnait l’essentiel, et que son travail faisait le reste. » Il représenta nationalement la Confédération à la Caisse nationale, il fut également collaborateur de la CGT au secteur social et emploi-formation.
A la retraite, il milita à l’Union confédérale des retraités de Montluçon.
Il décéda le 10 juin 1982 à Montluçon.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article248295, notice BARNIQUE-LAFARGE Raoul par Jean-Noël Dutheil, version mise en ligne le 22 mai 2022, dernière modification le 22 mai 2022.

Par Jean-Noël Dutheil

Photothèque de l’IHS-CGT de l’Allier
Barnique à l’extrême droite sur la photographie, 17 mai 1966.

SOURCES : Arch. IHS-CGT de l’Allier : compte-rendu de congrès ; registre des métaux de Montluçon ; archives du syndicat-SAGEM. — Presse : Valmy, 21 mars 1947 ;
Unité bulletin de l’UD CGT n°4, juillet-août 1979, n°37, juillet-août 1982. — Entretien oral réalisé avec sa fille Françoise Perrier par J-P. Gauvin et E. Castellani, le 6 décembre 2014.

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