EYSSAUTIER Jacques, Louis

Par Alain Dalançon

Né le 21 novembre 1936 à Lyon IVe arr. (Rhône) ; professeur d’anglais ; militant syndicaliste : secrétaire de la section départementale du Rhône du Syndicat national des enseignements de second degré (1967-1971), co-secrétaire de la section académique (1981-1984) ; militant communiste.

Jacques Eyssautier dans un congrès du SNES en 1974
Jacques Eyssautier dans un congrès du SNES en 1974
[IRHSES]

Le père de Jacques Eyssautier, professeur d’anglais à l’École nationale professionnelle de La Martinière à Lyon, fut secrétaire de la section du Syndicat national de l’enseignement technique. Sans appartenance politique, il militait aussi à la Mutuelle générale de l’Éducation nationale, au Secours populaire et était surtout, ainsi que son épouse, militant espérantiste. Jacques Eyssautier fut élevé à Lyon avec ses deux soeurs suivant une éducation laïque. Il effectua sa scolarité primaire au groupe scolaire Victor Hugo (1942-1946), puis ses études secondaires au lycée Ampère où il obtint le baccalauréat (philosophie) en 1953. Après deux années en hypokhâgne et khâgne au lycée du Parc (1953-1955), il poursuivit des études supérieures en anglais à la faculté des lettres de Lyon (1955-1960) où il obtint la licence et le diplôme d’études supérieures.

Reçu au certificat d’aptitude à l’enseignement de second degré, admissible à l’agrégation en 1960, Jacques Eyssautier fut professeur stagiaire au centre pédagogique régional de Lyon en 1960-1961. Il débuta sa carrière l’année suivante au lycée du Portail Rouge à Saint-Étienne (Loire) comme professeur certifié d’anglais puis comme bi-admissible à la suite d’une seconde admissibilité à l’agrégation en 1962. Il avait épousé le 23 décembre 1960 Renée Buchenaud, également professeur d’anglais, avec laquelle il eut deux enfants en 1961 et 1962.

Après son service militaire effectué de septembre 1963 à décembre 1964 au Centre d’instruction du Train de Sathonay et terminé au grade de maréchal des logis, Jacques Eyssautier enseigna au lycée La Martinière (1965) puis au lycée Ampère-Perrache (1965-1966). De retour d’un détachement d’une année (1966-1967) comme assistant à l’université du Maine aux États-Unis, il fut muté au lycée Saint-Exupéry de Lyon, où il effectua toute sa carrière jusqu’à sa prise de retraite en 1997. Il avait été promu au grade de professeur agrégé par liste d’aptitude en 1994.

Syndiqué à l’Union nationale des étudiants de France (1953-1960), puis au Syndicat national de l’enseignement secondaire dès 1960, Jacques Eyssautier commença vraiment à militer syndicalement à son retour des États-Unis, en devenant secrétaire de la section départementale du Rhône du SNES en 1967, l’année où le courant « Unité et Action » dans lequel il militait, devint majoritaire dans le nouveau SNES au plan national et la section départementale du Rhône de la Fédération de l’éducation nationale.

Aux côtés de Claude Gavat (secrétaire de la SD FEN) et de Janine Chapard (secrétaire de la section académique (S3) du SNES), il assuma de lourdes responsabilités syndicales en mai-juin 1968, qui fut une période particulièrement animée à Lyon et dans le département du Rhône. Jacques Eyssautier adhéra au Parti communiste français à la rentrée scolaire 1968, estimant que le PCF avait été le seul parti politique à avoir eu une conduite adéquate durant les événements. Les luttes syndicales internes ne furent pas moins mouvementées au début des années 1970 dans la section départementale de la FEN dont il resta membre du bureau de 1967 à 1974.

Après 1971, où il laissa le secrétariat du S2 à Georges Ferrand, Jacques Eyssautier milita essentiellement au S3 de Lyon, dont il fut un des piliers pendant une quinzaine d’années. Membre du secrétariat aux côtés de Janine Chapard puis de Ferrand quand ce dernier lui succéda comme secrétaire académique, co-secrétaire académique avec Alain Bujard*(1980-1984) et membre suppléant de la commission administrative nationale (1977-1984), il était aussi durant toutes ces années commissaire paritaire académique.

Jacques Eyssautier fut secrétaire de la cellule communiste de son établissement de 1988 à 1991, membre du comité de section et membre de la commission fédérale de l’enseignement. Il cessa son adhésion au PCF en 1991.

Après sa prise de retraite, Jacques Eyssautier redevint membre de la commission administrative du S3 en tant que secrétaire de la section des retraités du Rhône jusqu’en 2005, et était en même temps membre de la CE départementale de la Fédération générale des retraités.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24838, notice EYSSAUTIER Jacques, Louis par Alain Dalançon, version mise en ligne le 5 mars 2009, dernière modification le 5 janvier 2018.

Par Alain Dalançon

Jacques Eyssautier dans un congrès du SNES en 1974
Jacques Eyssautier dans un congrès du SNES en 1974
[IRHSES]

SOURCES : Arch. IRHSES (S3 de Lyon, CA, congrès). — Renseignements fournis par l’intéressé.

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