VALANTIN François [VALENTIN François sur l’acte de décès]

Par Michel Thébault

Né le 6 avril 1846 à Crozant (Creuse), mort en détention le 22 novembre 1871 à Rochefort (Charente-Maritime) ; maçon de la Creuse ; garde national de Paris ; communard emprisonné.

François Valantin (Valentin sur son acte de décès) était le fils de Charles Valantin âgé de 32 ans, tuilier et de Marie Laroche. Son père, sans doute travailleur migrant, était absent à sa naissance. En 1871, âgé de 25 ans, célibataire, il était maçon à Paris domicilié 163 rue de Sèvres dans le XVe arrondissement.

La plupart des chantiers étant arrêtés en 1871 à Paris, beaucoup de migrants s’engagèrent, comme les ouvriers parisiens, dans la Garde nationale par conviction politique et faute de travail (les gardes percevaient une solde de un franc cinquante par jour). François Valantin devint garde dans le 127e bataillon de la Garde nationale appartenant à la XVe Légion, du XVe arrondissement de Paris. Arrêté sans doute lors de la « semaine sanglante », il fut envoyé en détention à Rochefort dans l’attente d’être jugé. Les conditions très dures de l’internement provoquèrent la mort de nombreux détenus avant même d’être passés devant le Conseil de guerre. Transporté à l’hôpital maritime de Rochefort le 8 octobre 1871, il y mourut le 22 novembre 1871 de tuberculose pulmonaire. Il était âgé de 25 ans.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article248519, notice VALANTIN François [VALENTIN François sur l'acte de décès] par Michel Thébault, version mise en ligne le 1er juin 2022, dernière modification le 1er juin 2022.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Creuse (état civil). — Jean-Claude Farcy, La répression judiciaire de la Commune de Paris : des pontons à l’amnistie (1871-1880) — Pierre Urien, Les communards creusois et la vindicte versaillaise, Mémoires de la Société des Sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse (SSNAH), 1993. — site internet Les Maçons de la Creuse, annuaire général. — État civil Rochefort, registre des décès hôpital maritime 1871 acte n° 390.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément