BUSSIERE Jean

Par Michel Thébault

Né le 18 novembre 1844 à Saint-Hilaire-le-Château (Creuse) ; maçon de la Creuse ; garde national de Paris ; communard emprisonné.

Jean Bussière était le fils de Denis Bussière maçon âgé de 40 ans et de Marie Vergne, domiciliés au lieu-dit Le Theil commune de Saint-Hilaire-le-Château. Il devint comme son père maçon de la Creuse participant à une migration saisonnière qui culmina au XIXème siècle et qui voyait chaque année, les migrants quitter leur village au début du printemps pour travailler sur les grands chantiers de Paris. En 1871, Jean Bussière, âgé de 26 ans, célibataire, était maçon à Paris demeurant 21 rue de Bièvre (quartier Saint-Victor) dans le Vème arrondissement. La plupart des chantiers étant arrêtés, beaucoup de migrants s’engagèrent, comme les ouvriers parisiens, dans la Garde Nationale par conviction politique et faute de travail (les gardes percevaient une solde de un franc cinquante par jour). Il devint garde dans le 118ème bataillon de la Garde nationale appartenant à la Vème Légion, du Vème arrondissement de Paris, son arrondissement de résidence.
 
Il fut arrêté le 28 mai 1871 à l’issue de la « semaine sanglante ». Il fut envoyé en détention au Fort Liédot, à l’île d’Aix dans l’attente d’être jugé. Après plus de quatre mois de détention dans des conditions très dures qui provoquèrent la mort de nombreux détenus avant même d’être passés devant le Conseil de guerre (74 pour le seul secteur de l’île d’Aix entre le 8 juin 1871 et le 13 mars 1872) un non-lieu fut prononcé sur place à Rochefort le 26 octobre 1871 entraînant de ce fait sa libération.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article248544, notice BUSSIERE Jean par Michel Thébault, version mise en ligne le 31 mai 2022, dernière modification le 31 mai 2022.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Creuse (état civil). — Jean-Claude Farcy, La répression judiciaire de la Commune de Paris : des pontons à l’amnistie (1871-1880) — Pierre Urien, Les communards creusois et la vindicte versaillaise Mémoires de la Société des Sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse (SSNAH) 1993.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément