SÉGUIN-FILLEY Marie-Thérèse, Jeanne d’Arc

Par Jean-Pierre Bouhelier

Née le 8 mai 1933 à Nogent-les-Montbard (Côte-d’Or) ; adhérente CFDT ; militante PS ; conseillère municipale à Dijon de 2001 à 2008.

Marie-Thérèse Séguin lors d’une réunion au Conseil régional
Marie-Thérèse Séguin lors d’une réunion au Conseil régional

Marie Thérèse Séguin fut le troisième enfant de la fratrie composée de 7 filles et 3 garçons. Son père, Simon Marius Séguin né le 24 février 1899, marié en février 1930 à Thérèse Marie Eugénie Filley, née le 27 avril 1905, travailla très jeune dans la laiterie de son grand père à Lyon (Rhône), puis quitta Lyon pour rejoindre Nogent-les-Montbard. Il exerça le métier d’agriculteur à la ferme du comte de Chatellus. Il fut adjoint au maire de cette même ville et fréquenta le syndicalisme agricole. Catholique pratiquant, politiquement de gauche, il mourut en 1961.
Avec dix enfants à charge, la mère de Marie-Thérèse resta au foyer. Pratiquante, elle joua de l’harmonium lors des cérémonies. Ouverte aux autres, elle mit à disposition des voisins le téléphone de la maison. Elle décéda en 1992.
Marie-Thérèse commença l’apprentissage de la lecture à cinq ans avec l’instituteur de Nogent-les-Montbard, puis fut envoyée à Montbard, à l’Institution privée Buffon tenue par des sœurs de la congrégation de Sainte-Ursule, de 1939 à 1948, jusqu’au brevet d’études du premier cycle du second degré » (BEPC). Elle fut demi-pensionnaire et fit quotidiennement à pied les quatre kilomètres séparant Montbard de son domicile.
En octobre 1948, elle partit à Lyon chez sa tante Jeanne, sœur de son père, son oncle Claude et sa cousine Claude née en 1933. Elle entra au collège Marie Vidalenc, Place Guichard, avec Mademoiselle Oudot, directrice. Elle passa et réussit la première partie du baccalauréat en 1950 mais échoua à la seconde partie. Rentrée à Nogent, fin 1950, elle suivit des cours par correspondance, prépara la seconde partie du baccalauréat , qu’elle obtint en juillet 1951.
Pendant ses études à Lyon, de 1948 à 1951, elle fit du scoutisme au Guide de France.
Entrée à l’école d’infirmière rue Alphonse Fauchier à Lyon, elle passa le diplôme en 1954, puis rentra en 1955 en spécialisation à l’école de service social du Sud-Est d’où elle sortit en 1956 avec son diplôme d’État, entamant alors une carrière d’assistante sociale.
Elle commença à travailler comme assistante sociale au sein de la Mutualité Sociale Agricole de la Côte-d’Or en septembre 1956. Elle se vit attribuer le secteur de Bligny-sur-Ouche (Côte-d’Or) couvrant notamment les cantons de Saulieu, Pouilly-en-Auxois, Sombernon et travailla pendant deux ans dans ce secteur pour toutes les professions.
Elle partit en 1959 à Toulouse (Haute-Garonne) à l’école d’assistance sociale agricole pour six mois de spécialisation rurale, avec un stage à Millas (Pyrénées-orientales) chez un maraicher.
Marie-Thérèse Séguin revint à Dijon, pour s’occuper du secteur de Saulieu (Côte-d’Or) puis successivement du secteur de Genlis (Côte-d’Or) comme responsable de circonscription pendant cinq ans, et celui de Bligny-sur-Ouche. Restée célibataire, elle prit sa retraite en 1993.
Pendant son séjour à Bligny-sur-Ouche, Marie-Thérèse créa l’association d’aide aux chômeurs en milieu rural, mit en place un atelier de couture et permit ainsi à beaucoup de femmes de retrouver un emploi.
Ne souhaitant pas adhérer à la CFTC dont elle se sentait pourtant proche, elle adhéra à la CFDT de Côte-d’Or à partir de 1964 dans le champ des services à l’agriculture et fut élue au comité d’entreprise de son entreprise. Suite à des difficultés relationnelles dans la section syndicale, elle démissionna en 1980.
En 1993, elle reprit sa carte d’adhérente à la section des retraités du syndicat FGA CFDT de Côte d’Or. Elle fut membre de 1998 à 2002 du bureau de l’Union Fédérale des Retraités de la Fédération Générale Agroalimentaire CFDT. Elle fut également trésorière adjointe de Jean Chanussot à l’Union Départementale Interprofessionnelle des retraités CFDT de Côte d’Or.
Marie-Thérèse Séguin adhéra au Parti Socialiste en 1986, devint conseillère municipale à Dijon en 2001 lors de la victoire de la liste conduite par François Rebsamen. Elle fut déléguée de quartier pour le quartier Clemenceau et assura la permanence hebdomadaire de 2001 à 2008. Elle siégea aux Commissions « Éducation » et « Appel d’offres des marchés ».
Elle fut membre de l’AFFDU (Association française des femmes diplômées des universités) militant pour que l’éducation des filles soit à la fois un facteur de paix et la clef de la promotion des femmes au sein de réseaux nationaux et internationaux.
Européenne convaincue, elle fut également membre de l’association de jumelage Dijon/Rhénanie Palatinat.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article248715, notice SÉGUIN-FILLEY Marie-Thérèse, Jeanne d'Arc par Jean-Pierre Bouhelier, version mise en ligne le 8 juin 2022, dernière modification le 8 juin 2022.

Par Jean-Pierre Bouhelier

Marie-Thérèse Séguin lors d'une réunion au Conseil régional
Marie-Thérèse Séguin lors d’une réunion au Conseil régional

SOURCES : Arch. UD CFDT de Côte d’Or. — Journal le Bien public 9 mars 2012. — Entretien avec Marie Thérèse Seguin. — Association Bourguignonne des Amis du Maitron.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément