GRELAUD Martial, Silas

Par Michel Thébault

Né le 13 juillet 1843 à Vareilles (Creuse) ; maçon de la Creuse ; garde national de Paris ; communard, emprisonné.

Martial Grelaud était le fils de Marie Grelaud journalière âgée de 35 ans. Au recensement de 1866 de la commune de Vallières, il résidait avec sa mère au village du Peu Barbasson. Avec eux résidaient également son frère André, âgé de 28 ans, maçon « occupé à Paris », sa femme et leur fils Sylvain âgé d’un an. En 1871, célibataire, âgé de 28 ans, Martial Grelaud était domicilié à Paris 27 rue des Rosiers, dans le quartier Saint-Gervais (IVe arr.). Il exerçait comme son frère le métier de maçon, migrant saisonnier venant travailler sur les chantiers parisiens.

La plupart des chantiers étant arrêtés en 1871 à Paris, beaucoup de migrants, en particulier des maçons de la Creuse comme Martial Grelaud, s’engagèrent, comme les ouvriers parisiens, dans la Garde nationale par conviction politique et faute de travail (les gardes percevaient une solde de un franc cinquante par jour). Martial Grelaud devint garde dans le 151e bataillon de la Garde nationale appartenant à la Ve Légion, du Ve arrondissement de Paris. Il fut arrêté lors de la Commune de Paris et envoyé en détention au fort de Quelern à l’entrée de la rade de Brest (Finistère), dans l’attente du jugement. Après plus de six mois de détention, un non-lieu fut prononcé sur place, à Brest, le 13 décembre 1871 entraînant de ce fait sa libération.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article248752, notice GRELAUD Martial, Silas par Michel Thébault, version mise en ligne le 8 juin 2022, dernière modification le 8 juin 2022.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Creuse (état civil, recensement). — Jean-Claude Farcy, La répression judiciaire de la Commune de Paris : des pontons à l’amnistie (1871-1880). — Stéphane Trayaud, Oubliés de l’Histoire, les Limousins de la Commune de Paris, Mon Petit Éditeur, 2012 — Pierre Urien, Les communards creusois et la vindicte versaillaise, Mémoires de la Société des Sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse (SSNAH), 1993.

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