BATHEROSSE Victor

Par Michel Thébault

Né le 29 septembre 1833 à Saint-Sulpice-les-Champs (Creuse) ; maçon de la Creuse ; garde national de Paris ; communard emprisonné.

Victor Batherosse était le fils de Léonard, Gilbert Batherosse, maçon (absent lors de la naissance de son fils), et de Françoise Legrand. En 1871, âgé de 38 ans, marié et père de deux enfants, Victor Batherosse était domicilié à Paris 26 rue de la Montagne Sainte-Geneviève, dans le quartier de la Sorbonne (Ve arr.). Il exerçait comme son père le métier de maçon, migrant saisonnier venant travailler sur les chantiers parisiens. La plupart des chantiers étant arrêtés, beaucoup de migrants s’engagèrent, comme les ouvriers parisiens, dans la Garde nationale par conviction politique et faute de travail (les gardes percevaient une solde de un franc cinquante par jour). Il devint garde dans le 60e bataillon de la Garde nationale appartenant à la Ve Légion, du Ve arrondissement de Paris, son arrondissement de résidence.

Il fut arrêté le 26 mai 1871 lors de la « semaine sanglante ». Il fut envoyé en détention en rade de Rochefort interné sur le ponton L’Orne dans l’attente d’être jugé. Il fut vraisemblablement ramené en région parisienne et traduit devant un Conseil de guerre pour participation à l’insurrection. Le rapport de police préalable au jugement signala des antécédents judiciaires : « deux peines de six jours et d’un mois de prison pour outrages à agent de la force publique ». Cela étant le Conseil de guerre prononça à son encontre un non-lieu le 27 mars 1872 entraînant de ce fait sa libération.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article248846, notice BATHEROSSE Victor par Michel Thébault, version mise en ligne le 13 juin 2022, dernière modification le 13 juin 2022.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Creuse (état civil). — Jean-Claude Farcy, La répression judiciaire de la Commune de Paris : des pontons à l’amnistie (1871-1880). — Stéphane Trayaud, Oubliés de l’Histoire, les Limousins de la Commune de Paris, Mon Petit Éditeur, 2012 — Pierre Urien, Les communards creusois et la vindicte versaillaise, Mémoires de la Société des Sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse (SSNAH), 1993. — Site internet Les Maçons de la Creuse, annuaire général.

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