TREFFOT Christiane [née MARIE Christiane, Léone, Monique]

Par Nicolas Simonpoli

Née le 31 mai 1949 à La Ferrière-Harang (Calvados) ; cheminote ; syndicaliste CFDT, membre du Groupe technique national du SERNAM (1982-2000), élue de l’UPR de Bourgogne-Franche-Comté (1998-2002), élue de l’Union départementale CFDT de Franche-Comté ; membre du Parti socialiste (2002-2008).

Christiane Treffot, 2022.
Christiane Treffot, 2022.

Les parents de Christiane Treffort, Albert Marie et Simone Louvel, étaient agriculteurs. La famille comptait quatre enfants dont un fils et trois filles. Le père de Christiane Treffot fut conseiller municipal puis maire-adjoint sans étiquette, pendant plus de vingt-cinq ans, dans la commune de La Ferrière-Harang (Calvados) où vivait la famille.

En 1967, après une scolarité effectuée dans l’enseignement technique, Christiane Treffot obtint un CAP d’aide-comptable au Cours Eudine de Caen (Calvados). Diplômée, elle chercha du travail dans la région normande. De 1968 à 1972, elle occupa un poste de comptable dans un garage près de Caen puis dans une usine de fabrication de ski près de Vire (Calvados), emploi qu’elle quitta, en 1973, pour entrer à la SNCF. Elle débuta sa vie cheminote en qualité de commis en gare d’Annemasse (Haute-Savoie). L’année suivante, admise au cadre permanent, elle intégra le Service national des messageries (Sernam), entité de la SNCF en charge du transport des colis et bagages. D’abord affectée en gare d’Annemasse, elle fut ensuite mutée au Sernam de Dijon (Côte-d’Or) où elle effectua, de 1975 à 2000, la majeure partie de sa carrière professionnelle comme comptable puis comptable centralisateur. Par la suite, elle réintégra l’entité SNCF, aux bureaux du dépôt de Perrigny-Dijon (Côte-d’Or) jusqu’à sa retraite en 2004. Durant toute sa carrière professionnelle, Christiane Treffot exerça surtout des missions de comptabilité mais elle travailla aussi, lors de son affectation au dépôt de Perrigny, à la lecture des bandes graphiques. Ancêtre des boites noires, cet outil permettait d’enregistrer et de contrôler les paramètres de circulation des trains (vitesse, arrêts, kilométrage, etc.).

Christiane Treffot adhéra à la Fédération CFDT des cheminots en 1973. Très vite, elle prit des responsabilités syndicales. D’abord au niveau de son syndicat puisqu’elle fut, de 1978 à 2000, déléguée du personnel et membre du CHSCT (1990-2000). Ensuite, au niveau régional et national en tant qu’élue de l’UPR de Bourgogne-Franche-Comté (1998-2002) et du Groupe technique national du Sernam (1982-2000) où elle côtoya notamment Michel Botrel. Enfin, Christiane Treffot s’investit également dans l’action interprofessionnelle tant au sein de l’Union départementale CFDT de Franche-Comté que dans les groupes « Travailleuses », dédiés à l’engagement des femmes, organisés par la FGTE-CFDT. Son engagement syndical fut partagé avec son époux, Maurice Treffot, chef de service circulation en gare de Dijon (Côte-d’Or), adhérent de la CFDT jusqu’en 1995. Marié en 1972, le couple eut une fille, née en 1977. Au travers de sa belle-famille, Christiane Treffot découvrit une véritable tradition cheminote dont les membres se transmettaient l’attachement au chemin de fer depuis plus de trois générations.

À propos de son engagement syndical, Christiane Treffot disait : « j’ai aimé être militante sur le terrain. Le mouvement syndical fait partie de ma vie, il m’a nourrie, m’a éveillée politiquement, humainement, socialement et culturellement ». De 2002 à 2008, elle fut également membre du Parti socialiste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article248870, notice TREFFOT Christiane [née MARIE Christiane, Léone, Monique] par Nicolas Simonpoli, version mise en ligne le 27 septembre 2022, dernière modification le 27 septembre 2022.

Par Nicolas Simonpoli

Christiane Treffot, 2022.
Christiane Treffot, 2022.

SOURCES : Arch. de la Fédération des cheminots CFDT (F/4/52). ─ Notes de l’intéressée.

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