GARBAY André, Antoine

Par Jacques Girault

Né le 5 août 1913 à Nogaro (Gers), mort le 2 novembre 2001 à Nérac (Lot-et-Garonne) ; instituteur ; syndicaliste, militant socialiste SFIO (1936-1937) puis communiste du Lot-et-Garonne ; résistant ; maire de Nérac (1977-1983), conseiller général.

Fils d’un propriétaire et d’une future épicière, André Garbay, titulaire du brevet supérieur, effectua son service militaire à Bayonne (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantique) en 1935-1936. Instituteur à Nérac, il fut membre du Parti socialiste SFIO en 1936-1937. Il participa à la Résistance. Adhérent du Front national, en relations avec l’Armée secrète, il hébergea des résistants et, en 1944, organisa le bataillon de Nérac qui, devant la force des troupes allemandes, battit en retraite. En août 1944, arrêté par la Milice et livré aux Allemands, il fut interné huit jours à Agen (Lot-et-Garonne). Torturé, il fut relâché après le retrait des troupes allemandes. Il reconstitua un bataillon de marche à Nérac qui organisa des poursuites contre les dernières forces occupantes. Il fut sous-préfet à la Libération.

André Garbay se maria en août 1940 à Nérac avec Suzanne Duffau (voir Suzanne Garbay), institutrice, syndicaliste, sympathisante communiste, fille d’un postier. Le couple eut deux enfants.
André Garbay, adhérent du Syndicat national des instituteurs depuis 1936, redevint instituteur. Membre du conseil et du bureau syndical de la section départementale du Syndicat national des instituteurs (SNI) et de la Fédération de l’éducation nationale (FEN), il fut élu à la Commission administrative paritaire départementale. Il agit dans les mouvements laïques et fut membre du bureau de la Fédération des œuvres laïques (FOL).

Membre du Parti communiste français depuis 1943 ou 1944 selon les sources, membre du comité et du bureau de la section communiste de Nérac, André Garbay fut proposé en 1951 par la fédération communiste comme candidat au conseil général dans le canton de Nérac. La direction du PCF refusa en raison de son appartenance à l’AS pendant la guerre. Après qu’il eut démontré qu’il n’avait plus de relations avec l’AS, il fut le candidat communiste au conseil général en 1958 (deuxième position avec 959 voix sur 5 447 inscrits. Il fut à nouveau candidat en 1964, à l’élection partielle du 11 septembre 1966 et en 1970. En 1976, après avoir obtenu 1 548 voix (deuxième position), il l’emporta au deuxième tour avec 2 629 voix, battant le maire, ancien député républicain indépendant. Il fut battu au premier tour de 1982, avec 1 306 voix.

André Garbay fut candidat aux élections municipales de Nérac en 1947, 1953 (24,5 % des voix), 1959, 1965, 1966 (élections complémentaires, 46,6 % des voix), 1969 (élections complémentaires), 1971 et 1977. Cette année-là, profitant de la dynamique unitaire, la liste qu’il conduisait l’emporta. Il fut élu dès le premier tour et devint maire. En 1983, sa liste fut battue avec seulement 45 % des voix. Il fut à nouveau candidat en 1989 sur une liste communiste conduite par son ancien premier adjoint, en 1995 sur une liste d’union de la gauche, conduite par son ancien premier adjoint qui fut élu minoritaire, en 2001 sur une liste formée par les communistes et des Alternatifs.

Politiquement, pendant son mandat de maire, l’affrontement local entre socialistes et communistes se traduisit par de grandes difficultés qui affectèrent les orientations de l’action municipale. À partir de sa double défaite en 1982-1983, pendant un quart de siècle, la droite domina la vie locale, mettant à profit l’hostilité que se manifestaient les deux anciens adjoints du maire, l’un communiste, l’autre socialiste.

En 1983, André Garbay, retraité, fut le suppléant du candidat communiste aux élections législatives de 1978.

André Garbay participait aux activités de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24909, notice GARBAY André, Antoine par Jacques Girault, version mise en ligne le 9 mars 2009, dernière modification le 9 mars 2009.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Presse nationale. — Nicolas Lacombe, La vie politique à Nérac entre 1935 et 1983, mémoire de maîtrise d’histoire, 1997. — Notes de Nicolas Lacombe, maire et conseiller général de Nérac.

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