FELLER Michel

Par Guy Herbreteau

Né le 21 juillet 1943 à Montauban (Tarn-et-Garonne) ; cheminot ; syndicaliste CGT, secrétaire général du secteur CGT des cheminots de Midi-Pyrénées (1986-1993), membre de la commission exécutive de la Fédération CGT des cheminots (1986-1993) ; militant communiste.

Portrait de Michel Feller
Portrait de Michel Feller

Les parents de Michel Feller étaient des travailleurs italiens, opposants au régime fasciste, ayant fui leur pays après l’arrivée au pouvoir de Mussolini. Son père, Onorio Feller, né à Besenello (Italie) en 1907, quitta l’Italie par les Alpes suisses d’où il rejoignit son frère en région parisienne. De là, il partit pour le Tarn-et-Garonne où il trouva à se faire embaucher dans les carrières de pierre aux environs de Caylus. Par la suite, il travailla à la SNCF. Engagé comme auxiliaire au service Voie et Bâtiments, il fut affecté à l’entretien des voies sur la commune de Montauban (Tarn-et-Garonne). La mère de Michel Feller, Ersilia Mogigato, née à Padoue (Italie) en 1913, immigra avec ses parents vers la France à la même période pour rejoindre son époux. Elle travailla à Montauban (Tarn-et-Garonne) comme femme de ménage. Michel était le quatrième enfant d’une famille qui en comptait cinq, dont trois filles et deux garçons.

Michel Feller effectua ses études primaires à Montauban (Tarn-et-Garonne). En 1957, il obtint son Certificat d’études primaires. La même année, il entra en apprentissage dans l’entreprise artisanale Farella, sous-traitant aéronautique, afin de préparer un CAP de tourneur-ajusteur. Il obtint celui-ci en 1960 et fut embauché comme tourneur-ajusteur chez le même artisan jusqu’en 1963. De janvier 1963 à juin 1964, il effectua son service militaire au 351è régiment d’infanterie de Verdun (Meuse). À son retour, il réintégra l’entreprise Farella jusqu’à la date de son entrée à la SNCF.

En 1965, Michel Feller fut embauché à la SNCF en qualité d’homme d’équipe au service de l’Exploitation à Toulouse (Haute-Garonne). Il demeura à ce poste jusqu’en 1966, année où il fut muté à l’Entretien en tant qu’élève visiteur. À l’issue de sa formation, il fut admis à l’examen de visiteur. De 1967 à 1972, il exerça cette fonction en gare de Toulouse (Haute-Garonne). Au début des années 1970, il prépara l’examen de conducteur de route qu’il obtint à l’issue de sa formation. De 1972 à 1993, année de son départ en retraite, il fut agent de conduite au dépôt du triage de Saint-Jory (Haute-Garonne). Il termina sa carrière au grade de conducteur de route principal, niveau 5.

En 1968, pendant le mouvement social des mois de mai-juin au cours duquel il fut très impliqué, Michel Feller adhéra au syndicat CGT des cheminots de Toulouse (Haute-Garonne). Cet engagement concrétisa une conscience de classe forgée au sein de la cellule familiale, ardemment opposée à fascisme mussolinien, mais aussi au contact des camarades cheminots du syndicat. Deux militants, Pierrot Peres et Sévilla, furent au principe de l’engagement de Michel Feller.

Dès lors, Michel Feller milita activement au sein de la CGT. De 1969 à 1972, il fut élu au bureau du syndicat, tout en participant à la section technique de l’Entretien. De plus, il fut élu délégué au Comité du Travail de 1970 à 1972, puis élu au Comité Mixte du Dépôt de Toulouse (Haute-Garonne) de 1972 à 1982. Par la suite, de 1983 à 1984, il fut délégué dans l’un des 327 Comités d’Établissements, dont la création faisait suite à la mise en place de la nouvelle SNCF instituée par la LOTI. Devenu agent de conduite, il fut élu secrétaire général du syndicat du dépôt de triage de Saint-Jory (1973-1977) puis membre de son bureau jusqu’en 1986. Cette même année, il fut désigné secrétaire général du secteur CGT de Midi-Pyrénées et ce jusqu’à son départ en retraite en 1993. À ce poste, il connut le mouvement de grève de l’hiver 1986-1987, particulièrement complexe à organiser, mais pour lequel il demeura toujours en première ligne. Il orienta aussi les revendications qui fournirent le terreau à la grande grève de 1995. Pendant toute cette période, siégeant également à la Commission exécutive fédérale, il fut mis en service libre au titre de la Fédération CGT des Cheminots. Au terme de son mandat, il fut remplacé par Alexandre Insa. Il fut élu membre du bureau de la section CGT des cheminots retraités de Saint-Jory (Haute-Garonne). Au plan de la formation syndicale, il suivit le stage de formation de base, en 1969, puis celui de niveau moyen en 1970.

En parallèle de son engagement syndical, Michel Feller fut aussi militant politique. En 1968, il adhéra au Parti communiste française. Il devint membre de la cellule de La Faourette à Toulouse (Haute-Garonne). Il exerça les fonctions de secrétaire de cellule et de membre du bureau de la section locale. Homme de convictions, tolérant et à l’écoute, attaché à la solidarité et la fraternité entre les peuples, il s’engagea aussi fortement dans le Mouvement de la paix. Il fut également adhérent de l’ONCF et de l’Association France Cuba.

Michel Feller fut marié avec Michelle Rauzieres (1943-2018), qui travailla dans le secteur de l’enfance inadaptée d’abord à l’INSEE puis auprès de la SNCF. Le couple eut deux garçons : Alain né en 1967 et Benoit né en 1974.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article249227, notice FELLER Michel par Guy Herbreteau, version mise en ligne le 27 septembre 2022, dernière modification le 22 novembre 2022.

Par Guy Herbreteau

Portrait de Michel Feller
Portrait de Michel Feller

SOURCE : Renseignements fournis par l’intéressé, mai 2022.

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