FOUR François, Raymond

Par André Balent

Né le 9 avril 1898 à Sournia (Pyrénées-Orientales), mort le 2 novembre 1977 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ; instituteur ; militant communiste des Pyrénées-Orientales.

Dixième enfant de François Four, cultivateur et musicien dans une « cobla » réputée, communiste, et de Margueritte Caillens, François Four étudia par correspondance après l’école primaire, travailla chez un négociant en vins à Perpignan, puis, après un an d’études comme interne à l’école Voltaire à Perpignan, titulaire du brevet élémentaire, devint instituteur intérimaire à Las Illas (1916-1917) où il fut secrétaire de mairie. Après son service militaire comme sergent (avril 1917-1920), commis de perception, auditeur libre à l’École normale d’instituteurs de Perpignan en 1921-1922, il devint instituteur à Caudiès-de-Mont-Louis (1923-1926), à Prats-de-Sournia (1924-1929) à Saint-Laurent-de-la-Salanque (1929-1930), puis, à partir de l’année 1930-1931, à Rodès, petit village du Bas-Conflent. Il fut secrétaire de mairie dans tous ces villages. Il se maria avec Maria Fabre, née le 16 septembre 1902 à Arça (commune de Sournia), propriété agricole de ses parents. Le couple eut deux enfants.

Membre du Syndicat affilié à la Fédération unitaire de l’enseignement, Four participait aux activités de la coopérative cinématographique et d’éducation par le disque.

François Four adhéra au Parti communiste en 1926 à Sournia où son père animait la cellule communiste. Il créa et devint secrétaire de la cellule communiste de Rodès en 1935 dont il assura pendant deux ans la fonction de trésorier. Il devint secrétaire du rayon communiste de Prades (Pyrénées-Orientales) depuis la conférence de ce rayon, tenue à Ria, le 6 décembre 1936. Le rayon (puis section) de Prades provenait de la réorganisation en 1936 du rayon de Villefranche-de-Conflent (voir Étienne Contié et Clair Durand*) dont l’aire géographique, trop vaste, était devenue inadaptée après la croissance des effectifs du Parti communiste entre 1934 et 1936.
François Four fut élu au comité de la Région catalane du Parti communiste par la conférence régionale, le 5 décembre 1937. Le comité régional, réuni à la mairie de Millas le 9 janvier 1938, le désigna à la commission d’organisation de la Région catalane.

François Four, candidat aux élections cantonales du 17 octobre 1937 à Sournia, une des régions les plus conservatrices des Pyrénées-Orientales, fut battu avec 49 voix ; il se désista en faveur de Lucien Piechon*, maire socialiste SFIO de Sournia. En septembre 1939, François Four fut mobilisé sans affectation spéciale. Le commissaire spécial de Bourg-Madame l’inscrivit, en novembre 1939, sur la liste des « suspects du point de vue national » de l’arrondissement de Prades, établie à l’occasion de la dissolution du Parti communiste. Il fit partie des instituteurs du département mutés d’office à la rentrée de 1940 et fut affecté au Boulou.

Après 1945, François Four n’eut aucune responsabilité au sein du PCF.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article24944, notice FOUR François, Raymond par André Balent, version mise en ligne le 11 mars 2009, dernière modification le 19 juin 2015.

Par André Balent

SOURCES : Arch. Dép. Pyrénées-Orientales, versement du cabinet du préfet (13 septembre 1951), liasse 169 (dissolution du Parti communiste), liste des « suspects du point de vue national ». — RGASPI, 495 270 3909, 517, 1, 1894, 1909. — Le Travailleur Catalan, hebdomadaire de la Région catalane du Parti communiste, 12 décembre 1936, 11 décembre 1937, 22 janvier 1938, 21 août 1937. — Le Socialiste des Pyrénées-Orientales, hebdomadaire de la fédération SFIO, 14 octobre 1937. — Michel Cadé, Le Parti des campagnes rouges. Histoire du Parti communiste dans les Pyrénées-Orientales, 1920-1939, Marcevol, Éditions du Chiendent, 1987. — Georges Sentis, Les Communistes et la Résistance dans les Pyrénées-Orientales. Biographies, Lille, Marxisme/Régions, 1994, p. 57. — Témoignage de M. Lether, militant du PCF à Prades (1974). — Notes de Jacques Girault. — États civils de Perpignan et de Sournia.

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