MOULINET Jean-Marc

Par Nicolas Simonpoli

Né le 22 février 1958 à Château-du-Loir (Sarthe) ; cheminot ; syndicaliste CGT, secrétaire général du secteur CGT de Paris Montparnasse (1980-1984), membre du bureau de la Fédération CGT des Cheminots (1984-1990), responsable pédagogique et culturel du centre confédéral de formation de la CGT (1990-2000) ; militant communiste (1978-1986).

Le père de Jean-Marc Moulinet, André, était mécanicien dans une entreprise de machine à coudre industrielle sise à Chartre-sur-le-Loir (Sarthe). Sa mère, Janine, était femme de service, agent territorial, dans l’école primaire de Chahaignes (Sarthe). La famille comptait trois enfants, une fille et deux garçons. Jean-Marc effectua sa scolarité au Collège d’enseignement technique de Château-du-Loir (Sarthe) où il obtint, en 1976, un CAP de chaudronnier.

De juin 1976 à février 1977, il travailla comme chaudronnier dans une entreprise de fabrication de panneaux routiers puis dans une entreprise spécialisée dans l’entretien du matériel de carrière. Il effectua ensuite son service national jusqu’en 1978. En juin 1978, Jean-Marc Moulinet fut embauché à la SNCF comme auxiliaire horaire. Affecté à Paris Montparnasse, il passa les examens afin d’accéder au grade d’agent de train voyageur. Mis en service libre à compter de 1984, il conserva ce statut jusqu’en 2001, année de sa réintégration à la SNCF. Pendant près de vingt ans, il connut donc un déroulement de carrière « à la moyenne » de sa filière qui plafonna en raison de l’impossibilité de fait, pour un permanent, de préparer les examens de promotion professionnelle. En 2001, après l’obtention d’un titre de formateur professionnel pour adulte auprès de l’AFPA, qui vint valider les savoir-faire acquis dans sa pratique syndicale, Jean-Marc Moulinet réintégra la SNCF au poste de technicien administratif coordinateur formation. Il fut chargé d’élaborer le plan de formation, de le mettre en œuvre et de l’évaluer. Il occupa ce poste jusqu’en 2009. Par la suite, de 2009 à 2012, il accéda au grade de cadre administratif responsable de l’alternance pour la filière Infrastructure du réseau Sud Est. Il y travailla notamment sur un dispositif d’alternance pour les travailleurs handicapés des métiers de la maintenance. En 2012, il fit valoir ses droits à la retraite.

Jean-Marc Moulinet adhéra à la CGT en 1978. Très rapidement, il prit des responsabilités syndicales qui le conduisirent à exercer des mandats locaux, fédéraux et confédéraux. De 1978 à 1980, il fut responsable de la section technique Agents de train pour le réseau de Versailles (Yvelines). Puis, de 1980 à 1984, il devint secrétaire général du secteur de Paris Montparnasse. Elu à la Commission exécutive de la Fédération CGT des Cheminots en 1983, il accéda au bureau fédéral en 1984. En tant que secrétaire, il fut d’abord en charge du secteur fédéral Comité d’entreprise. La gestion des CE et du CCE était alors l’objet d’âpres désaccords avec la direction de la SNCF. Outre les divers conflits juridiques entourant leur répartition sur l’ensemble du territoire, l’entreprise poursuivit une politique d’entrave à l’action syndicale dans bien des domaines. Ainsi, en mars 1985, dans un article de la Tribune des cheminots, Jean-Marc Moulinet dénonça les réticences au transfert des activités sociales vers les syndicats, le refus de communiquer les bilans économiques de l’entreprise ou encore la manipulation des fichiers des ayants-droits. Il souligna également combien la dotation en matière de budget des activités sociales fut minorée par la SNCF dès lors qu’il fallut la confier au CCE et au 35 Comités d’établissement régionaux dont plus des deux tiers furent gérés par la CGT. Pour autant, l’activité CE se voulait innovante. Jean-Marc Moulinet eut ainsi pour ambition de faire évoluer l’offre culturelle, sociale, vacancière proposée aux cheminots. Pour ce faire, il s’appuya notamment sur l’organisation des conférences des CE qui réunissait régulièrement tous les responsables de cette activité au plan national.

À compter de 1990, Jean-Marc Moulinet prit en charge le secteur Formation syndicale de la Fédération des cheminots CGT. Il demeura à cette fonction jusqu’en 1992, année où il quitta la fédération. En désaccord avec les orientations fédérales, Jean-Marc envisagea de réintégrer la SNCF, toutefois, au même moment, il fut sollicité par Pierre Roger, directeur du Centre confédéral de formation syndicale (centre Benoit Frachon), afin d’intégrer la structure de formation. De 1992 à juin 2000, il en devint donc le responsable pédagogique et culturel. Il y fut chargé de la mise en place d’un service de documentation, de la gestion logistiques des stages ou encore de l’organisation des activités culturelles (cinéma, expositions, concerts, pièces de théâtre, soirée lecture, etc.) proposées aux stagiaires.

En parallèle de son engagement syndical, Jean-Marc Moulinet fut également militant du Parti communiste français de 1978 à 1986.

En 1987, il se maria avec Jacqueline Garcia, secrétaire de la Fédération CGT du Commerce. Le couple eut une fille, puis divorça en 1990.

En 2007, il se pacsa avec Emmanuelle Pauvret, cadre de la Fonction publique. Le couple eut un fils.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article250867, notice MOULINET Jean-Marc par Nicolas Simonpoli, version mise en ligne le 27 septembre 2022, dernière modification le 30 septembre 2022.

Par Nicolas Simonpoli

SOURCES : Arch. IHS-CGT des Cheminots. — Notes de l’intéressé, avril 2022.

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