NOGRETTE Léon, Adrien

Par Daniel Grason

Né le 18 juillet 1905 à Luzeret arrondissement Le Blanc (Indre), mort le 7 avril 1980 à Dax (Landes) ; employé ; communiste ; résistant.

Fils de Jean et de Célestine Baudet, Léon Nogrette épousa Jeanne Urruty, en 1942 le couple vivait 4 rue Michelet à Puteaux (Seine, Hauts-de-Seine). Il était employé au roulage des Ponts et Chaussés à Levallois-Perret (Seine, Hauts-de-Seine). Tous deux furent interpellés le 17 septembre 1942 à 21 heures 30 par six inspecteurs du commissariat de Puteaux alors qu’ils distribuaient des tracts au 30 avenue de la Défense.
Léon Nogrette tenait à la main un paquet de plus d’une centaine de tracts édités par le Parti communiste clandestin : « Ils sont au ban de la civilisation », l’Humanité n° 174 du 7 août 1942, l’Humanité n° 175 du 14 août 1942, l’Humanité n° 176 du 21 août 1942, un « Appel aux ouvrières de la Région parisienne, Contre les tortionnaires de femmes et d’enfants », ainsi que La Vie Ouvrière n° 99 du 8 août 1942.
Interrogé, il assuma son engagement militant de permanent de l’organisation, il déclara avoir été sollicité par Moïse Blois qui lui remettait le journal Autobus, édité par la section des Transports Parisiens de la Région Parisienne (TCRP). Il était en relations militantes avec Théophile Tenaille et Deshayes du dépôt d’Asnières ainsi qu’avec Desjardin interpellé en janvier 1941.
Emmené au commissariat de Puteaux, fouillé il détenait deux documents sur les sections communistes d’Asnières et de Clichy-la-Garenne. Interrogé sur la provenance des tracts, il déclara qu’ils lui avaient été remis par Jean. Il devait le rencontrer le mardi 22 septembre à 18 heures au Rond-Point de la Défense à Puteaux.
En se rendant au commissariat les policiers découvraient des petits paquets de tracts dans la rue Delarivière Lefoulon à Puteaux. Léon Nogrette reconnaissait les avoir déposés en sortant de son domicile.
Incarcéré, il comparut devant la Section spéciale de la Cour d’Appel de Paris le 5 avril 1943, il a été condamné à deux ans de prison et 1.200 francs d’amende.
Léon Nogrette était le 12 mai 1944 dans le convoi de 2.073 hommes à destination de Buchenwald en Allemagne.
Matricule 51290, il a été emprisonné à Halberstadt, puis affecté au kommando de travail de Langenstein. Les détenus creusèrent près de dix kilomètres de galeries dans les collines du Thekenberg qui devaient servir à enterrer les productions des usines Junkers.
Léon Nogrette a été homologué Déporté et interné de la résistance (DIR), membre de la Résistance intérieure française (RIF), membre du Front national, déporté résistant.
Il mourut à l’âge de 74 ans le 7 avril 1980 à Dax dans les Landes.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article250953, notice NOGRETTE Léon, Adrien par Daniel Grason, version mise en ligne le 10 septembre 2022, dernière modification le 10 septembre 2022.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. BA 2056, 77 W 3124-291860. – Service historique de la Défense, Vincennes, GR 16 P 446450. – Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 605644. – Site internet Match ID.

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