GALFRÉ Charles, Joseph, Émile

Par Jacques Girault

Né le 21 septembre 1921 à Toulon (Var), mort le 20 février 2013 à Toulon ; journaliste ; militant communiste devenu directeur de Var-Matin.

Fils de Marius Galfré, imprimeur-linotypiste, marié avec Laurence Corsetti, ménagère, Charles Galfré avait deux sœurs. A la fin des quatre années comme élève dans l’enseignement primaire supérieur, sans obtenir le brevet, il choisit les divers apprentissages de métiers de l’imprimerie (conducteur, typographe, garçon de courses).
Secrétaire du groupe des Jeunesses socialistes SFIO du premier canton de Toulon, il fut membre suppléant du comité fédéral mixte de 1936 à 1938. Il quitta le Parti socialiste SFIO lors du congrès de Royan pour protester contre la politique de non-intervention en Espagne selon son témoignage. Membre de la CGT, gréviste, le 30 novembre 1938, il fut renvoyé de l’imprimerie du Sud-Est. Ayant trouvé du travail à l’imprimerie des constructions navales, il en fut limogé en novembre 1939.
Affecté à Lodève (Hérault) aux Chantiers de Jeunesse pendant huit mois en 1941-1942, à La Garde (Var), où il habitait, en juin 1942, il établit des contacts avec le mouvement « Franc-Tireur ». Réfractaire au Service du travail obligatoire en août 1943, rallié au mouvement « Libération », devenu proche de jeunes communistes, il adhéra aux jeunesses communistes en janvier 1943 et, à la fin de 1943, devint « polo » régional des Jeunesses communistes, sous le pseudonyme « Robert. Il participa aux actions des Francs-Tireurs et partisans français (pseudonyme Robert Lecerf). Devenu secrétaire départemental puis régional du Front uni de la Jeunesse patriotique au début de 1944, OP de la section B20, il fut désigné pour travailler à l’appareil technique régional. Comme il était sans papier d’identité, il fut incorporé dans les FTPF de réserve en juin 1944. De la Libération à la fin de 1945, il était un des représentants des FTPF au Comité départemental de Libération en tant que membre du comité directeur départemental du Front national et rédacteur en chef de Provence libre.
A la Libération, Galfré, journaliste en 1945-1946 à [Rouge-Midi] puis inspecteur des dépositaires pour Le Petit Varois, participa à l’école centrale du PCF pour les journalistes en novembre 1947. Le directeur de celle-ci Robert Brécy estimait que sa facilité ne justifiait pas qu’il prenne peu de notes.
En 1945, il fut membre du comité de la section communiste Paul-Vaillant Couturier.
Membre du syndicat CGT des journalistes depuis 1944,
Galfré participait à la rédaction du quotidien communiste Le Petit Varois. A la fin de l’année 1956, se posa la question de remplacer le rédacteur en chef François Menghi qui ne pouvait « remplir correctement sa tâche de direction de la rédaction » (selon Etienne Fajon. Galfré, rédacteur en chef adjoint et à responsable de l’édition toulonnaise, fut proposé par le secrétariat fédéral.

Il épousa en septembre 1948 à Toulon Marie-Rose Pistoreni, revendeuse de fruits et légumes, militante communiste. Le couple habitait La Garde où la mère de Galfré, Laurence, communiste, était conseillère municipale. Ils divorcèrent en 1957. Galfré se remaria à Toulon avec Christiane Michaux, secrétaire.
Charles Galfré quitta la presse communiste au début des années. Il occupa des fonctions directoriales dans la presse locale et régionale (Var-Matin). Il fut aussi le conseiller culturel et le collaborateur du maire de Toulon Maurice Arreckx, devenu président du Conseil général. Il collabora avec ce dernier pour son livre en 1985, Toulon ma passion. Il consacra ses recherches à l’histoire varoise, l’Arsenal maritime ou Clemenceau. Il adhéra à l’association 1851 et publia plusieurs articles sur cette insurrection.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article251143, notice GALFRÉ Charles, Joseph, Émile par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 septembre 2022, dernière modification le 20 septembre 2022.

Par Jacques Girault

Sources : Archives de la fédération du Var du PCF. — Sources orales. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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