PATARD Michel

Par Nicolas Simonpoli

Né le 25 avril 1954 à Paris (IXe arr.) ; cheminot ; syndicaliste CGT, secrétaire de l’UFCM CGT de Paris Nord (1978-1989), membre du bureau du secteur CGT de Paris Nord (1978-1989), membre de la Commission exécutive de la Fédération CGT des cheminots (1990-1993 puis 2000-2005), secrétaire national puis secrétaire général adjoint de l’UFCM-CGT (1989-2004), membre de la CE puis membre du secrétariat de l’UGICT-CGT (1989-2009), trésorier puis vice-président d’Eurocadres (2006-2013) ; militant communiste.

Michel Patard grandit dans une famille où l’engagement militant tenait une place centrale. Son père, Edouard Patard, professeur d’histoire-géographie, était militant du Syndicat national des enseignements du second degré (SNES), organisation dont il fut secrétaire national de 1966 à 1981. Sa mère, Colette Mathé, fut successivement préparatrice en pharmacie, mère au foyer puis, à compter de 1973, secrétaire administrative au SNES. La famille vivait en région parisienne et comptait deux enfants, un garçon et une fille. Après l’obtention du baccalauréat (filière C « scientifique »), Michel Patard s’inscrivit en classes préparatoires Mathématiques supérieures et spéciales au lycée Fénelon à Paris.

En octobre 1974, il fut embauché à la SNCF comme chef de district stagiaire à la section Equipement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). En 1975, il fut affecté comme chef de district intérimaire à la section de Bobigny (Seine-Saint-Denis) puis, en 1977, à la section de Paris Nord. Entre 1978 et 1984, il travailla comme chef de district sur différentes sections du réseau de Paris Nord : travaux en gare souterraine (1978-1981), voies et ossatures métalliques de la petite ceinture (1981-1983), district d’Epinay-Villetaneuse (1983-1984). En 1984, il accéda au grade de chef de district principal à Paris Nord, il fut affecté aux études régionales embranchements particuliers jusqu’en 1989. À compter de cette date, il fut mis en service libre pour fonctions syndicales. Il conserva ce statut jusqu’en 2009, année de son départ en retraite.

En 1974, Michel Patard adhéra à l’Union fédérale des cadres et maitrise de la Fédération CGT des cheminots (UFCM). Son engagement s’effectua sur la sollicitation de Max Debieux, militant de l’UFCM sur le réseau de Paris Nord. Très vite, Michel Patard occupa divers mandats dans les instances représentatives du personnel. De 1978 à 1984, il fut élu au comité mixte Equipement de Paris Nord ainsi que délégué indiciel et catégoriel à Paris Nord. De 1984 à 1986, il fut secrétaire du CE Equipement pour les établissements de Saint-Denis, Pointoise et Beauvais puis, de 1986 à 2000, délégué du personnel pour le collège des cadres de l’Equipement de Paris Nord. À compter de 1989, il siégea également à la Commission mixte du Statut.

Il assuma de nombreuses responsabilités au sein de sa fédération syndicale, notamment en lien avec l’activité spécifique en direction des cadres. À ce titre, il représenta la CGT à l’échelle locale, nationale et européenne. À compter de 1975, il fut membre du secrétariat du syndicat UFCM de Paris Nord puis, de 1978 à 1989, membre du bureau du secteur CGT de Paris Nord. Elu à la Commission exécutive de l’UFCM à partir de 1982, il en fut élu secrétaire national en 1989, puis secrétaire général adjoint de 2000 à 2004. En tant que dirigeant de l’UCFM, il siégea à la CE de la Fédération CGT des cheminots, une première fois de 1990 à 1993 puis, une seconde fois, de 2000 à 2005. Au sein de la direction de l’UFCM, il fut chargé de la communication et, en particulier, de Perspectives syndicales, journal de l’organisation. Il travailla aussi étroitement avec les groupes techniques nationaux de la fédération, notamment à l’occasion des négociations avec les directions techniques de la SNCF. Ainsi, en compagnie des responsables de filières, il mena plusieurs délégations fédérales lors de la création des positions de Cadre transport Traction (CTT), de l’examen d’accès à la qualification E dans la filière du Matériel, la fusion des examens EV7 et EV9 pour l’Infrastructure, la mise en place des 35 heures pour l’encadrement, etc.

Il représenta également la CGT à la Fédération européenne des travailleurs des transports de 2005 à 2013. Au contact des cheminots étrangers, il put mesurer la dégradation des conditions de travail et de transports induite par la privatisation des marchés ferroviaires. En 2002, il intervint à ce sujet dans le Bulletin de liaison de l’Union interfédérale des Transports à propos du cas anglais. Il contribua également à développer un groupe de travail qui mena plusieurs projets sur la responsabilité des cadres dans le management des entreprises.

Par-delà ses responsabilités dans la corporation cheminote, Michel Patard s’investit également dans l’activité interprofessionnelle. De 1984 à 1989, il fut membre de la commission départementale de l’Union générale des ingénieurs cadres et techniciens (UGICT-CGT) de Paris. À compter de 1989, il accéda à la direction nationale de l’UGICT-CGT, d’abord, comme membre de sa commission exécutive puis de son secrétariat national de 2004 à 2009. Il s’y consacra notamment aux questions internationales. Il fut également impliqué sur les questions spécifiques à l’encadrement au niveau européen, à travers l’organisation Eurocadres dont il fut le trésorier puis le vice-président de 2006 à 2013. Au sein de cette organisation, il anima principalement deux dossiers. D’une part, l’enjeu de l’insertion des stagiaires en entreprise dans les différents pays européens, d’autre part, les conséquences de la mise en place de la responsabilité sociale des entreprises sur le management et, en particulier, sur le management des cadres.

En parallèle de son engagement syndical, Michel Patard fut militant du Parti communiste français auquel il adhéra en 1974. À compter de 2015, il siégea au conseil départemental de la fédération de la Côte-d’Or.

Il s’investit également dans la vie associative puisqu’il fut membre de l’ONCF, adhérent de l’IHS-CGT des Cheminots et du Secours populaire français.

En décembre 1989, il se maria à Christiane Cohendry, cheminote, membre du bureau du syndicat CGT des cheminots de Saint-Etienne (Loire) puis du syndicat UFCM de Paris Nord. Le couple eut deux enfants. Il divorça par la suite.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article251186, notice PATARD Michel par Nicolas Simonpoli, version mise en ligne le 27 septembre 2022, dernière modification le 30 septembre 2022.

Par Nicolas Simonpoli

SOURCES : Arch. IHS-CGT des Cheminots. — Bulletin de liaison de l’Union interfédérale des Transports, n°30, janvier 2002 . — Informations fournies par l’intéressé, avril 2022.

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