FOURRAGE Alain, Emile, Marie

Par Nicolas Simonpoli

Né le 3 juin 1952 à Saint-Gildas-des-Bois (Loire-Atlantique) ; cheminot ; syndicaliste CGT, membre du bureau régional UFCM de Paris Montparnasse (1981-1992), membre du bureau de la Fédération CGT des cheminots (1997-2007), secrétaire général de l’UFCM-CGT (1996-2007), membre du bureau de l’UGICT-CGT (1996-2001) ; militant du sport, dirigeant de l’Association sportive des cheminots de Trappes (1983-1993).

Portrait d’Alain Fourrage paru dans Lo jornalet, journal du 39ème congrès fédéral, n°6, 2003.
Portrait d’Alain Fourrage paru dans Lo jornalet, journal du 39ème congrès fédéral, n°6, 2003.
[Droits réservés Coll IHS-CGT cheminots]

Les parents d’Alain Fourrage étaient tous les deux issus de familles d’agriculteurs du Morbihan. Son père, Roger Fourrage, syndiqué à la CFTC/CFDT, était charpentier-menuisier dans l’entreprise Baudet sise à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique). Cette société travaillait notamment pour les chantiers de construction navale de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Sa mère, Lucienne Garel, fut employée de maison puis mère au foyer. La famille comptait cinq enfants, quatre garçons et une fille.
Alain Fourrage effectua sa scolarité primaire à l’école Saint-Joseph de Saint-Gildas-des-Bois (Loire-Atlantique) puis à l’école Saint-Martin de Pontchâteau (Loire-Atlantique). En 1966, il y obtint le Certificat d’études primaires puis, en 1968, le BEPC. Il entra ensuite au lycée technique Marcel Callo de Redon (Ille-et-Vilaine) pour y suivre une formation en mécanique générale. Au terme de ses études, entre juillet 1970 et mars 1971, il exerça plusieurs emplois de saisonniers (restauration, vendanges) puis de façon temporaire il travailla comme peintre dans le bâtiment, distributeur de catalogue et bucheron.

En avril 1971, Alain Fourrage fut embauché à la SNCF comme facteur à Vanves-Malakoff (Hauts-de-Seine). Commissionné en avril 1972, il passa l’examen de commis secrétariat en juin 1972. En octobre de la même année, il fut muté sur ce grade en gare du Mans (Sarthe). Il demeura à ce poste jusqu’en 1975, année où il fut nommé commis principal en gare de Versailles-Chantiers (Yvelines). En 1978, il obtint l’examen de chef de bureau. Deux ans plus tard, il fut affecté sur ce grade au triage de Trappes (Yvelines) puis, en 1987, à Paris Montparnasse. En octobre 1989, il devint technicien administratif principal à Montparnasse. En novembre 1992, il fut placé en service libre au titre de ses fonctions syndicales. Permanent, il connut un déroulement de carrière correspondant à la moyenne de sa filière, ce qui le conduisit jusqu’au grade de cadre administratif de direction. En juin 2007, il fit valoir ses droits à la retraite.

Alain Fourrage adhéra à la CGT en janvier 1976. Très vite, il prit des responsabilités dans l’organisation syndicale et au sein des instances représentatives de la SNCF. De 1976 à 1980, il fut trésorier du syndicat CGT des cheminots de Versailles (Yvelines) puis, de 1981 à 1992, membre du bureau régional UFCM de Paris Montparnasse. Sur la même période, il fut successivement élu au Comité mixte de la circonscription Exploitation de Versailles (Yvelines), au comité régional du travail de la région de Montparnasse, délégué du personnel maitrise de l’établissement Exploitation de Trappes Triage puis de Paris Montparnasse. Enfin, il fut délégué catégoriel pour la région de Montparnasse puis de Paris rive gauche.

À compter de 1992, Alain Fourrage se consacra en grande partie à l’activité syndicale en direction des personnels d’encadrement. Membre du bureau exécutif puis du secrétariat de l’UFCM-CGT, il fut chargé du secteur revendicatif jusqu’en mars 1996. Il défendit notamment les enjeux liés à la mobilité interne des cheminots, au déroulement de carrière des maitrises et cadres ou encore à la liberté des personnels d’encadrement. En septembre 1995, dans un entretien publié dans La Tribune des cheminots il souligna l’importance de défendre le droit des cadres à s’exprimer différemment de la direction de la SNCF, sans avoir à craindre pour leur carrière. En mars 1996, il fut élu secrétaire général de l’UFCM-CGT en remplacement d’Alain Guillaux. La même année, il intégra le bureau de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT-CGT), organisation confédérale.

En mars 1997, à l’occasion du XXXVIIe congrès fédéral de Lille (Nord), Alain Fourrage fut élu au bureau de la Fédération CGT des Cheminots. Il y prit en charge les enjeux liés aux personnels de l’encadrement. Il représenta également la fédération dans diverses instances et organismes. Ainsi, il siégea à la Commission mixte du Statut et fut membre des délégations fédérales en charge de négocier les évolutions salariales ou encore l’application des 35 heures. Il fut également le représentant de la fédération à la fondation SNCF. Il siégea au bureau fédéral jusqu’en 2007.

Afin d’assurer au mieux ses différents mandats, Alain Fourrage suivit différents stages de formation syndicale : initial, fédéral, UFCM, confédéral et communication. Il fut également lui-même instructeur pour différents stages.

En parallèle de son engagement syndical, il fut membre du comité des Yvelines de la FSGT pour le compte de laquelle il fut également arbitre départemental de football de 1985 à 1993. De 1983 à 1993, il participa à l’Association sportive des cheminots de Trappes (Yvelines), club dont il fut le secrétaire puis le président.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article251187, notice FOURRAGE Alain, Emile, Marie par Nicolas Simonpoli, version mise en ligne le 27 septembre 2022, dernière modification le 26 septembre 2022.

Par Nicolas Simonpoli

Portrait d'Alain Fourrage paru dans Lo jornalet, journal du 39ème congrès fédéral, n°6, 2003.
Portrait d’Alain Fourrage paru dans Lo jornalet, journal du 39ème congrès fédéral, n°6, 2003.
[Droits réservés Coll IHS-CGT cheminots]
Alain Fourrage lors du 7ème congrès de l'UFCM, mars 1996.
Alain Fourrage lors du 7ème congrès de l’UFCM, mars 1996.
[Droits réservés Coll IHS-CGT cheminots]
Alain Fourrage, 2022.
Alain Fourrage, 2022.

SOURCES : Arch. IHS-CGT des Cheminots. — La tribunes des cheminots, n°725, septembre 1995.— Informations fournies par l’intéressé, avril 2022.

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