GLINEUR Georges.

Par Adrian Thomas

Ostricourt (département du Nord, France), 9 décembre 1911 – Courcelles (pr. Hainaut, arr. Charleroi), 4 octobre 1997. Ouvrier, communiste, dirigeant de la fédération carolorégienne du Parti communiste de Belgique (1944-1946, 1949-1991), membre de son Bureau politique (1950-1985), député de l’arrondissement de Charleroi, conseiller communal et échevin de Courcelles et membre du Conseil régional wallon, frère d’Henri Glineur*.

Georges Glineur, s.l., 1951 (collection CArCoB).
Georges Glineur, s.l., 1951 (collection CArCoB).

Quatrième enfant de sa fratrie, Georges Glineur naît dans le bassin minier du Nord de la France. Originaire de Roux (aujourd’hui commune de Charleroi, pr. Hainaut, arr. Charleroi), sa famille suit le père, victime d’une liste noire patronale en Belgique pour son militantisme syndical, de 1910 à 1913. Georges n’en gardera aucun souvenir car, de retour au pays, l’ouvrier mineur meurt subitement. Au-delà de sa mère, sa figure tutélaire se reporte dès lors sur son grand frère Henri* dont le salaire de mineur est la seule source du revenu familial. Ses études se limitent aux huit années de l’école primaire jusqu’au quatrième degré. Glineur commence à travailler à quatorze ans. Balloté d’un petit boulot à l’autre, il est d’abord avec son frère coupeur aux Verreries mécaniques de Roux (1926-1929), avant de travailler de 1929 à 1932 aux Ateliers de constructions électriques de Charleroi (ACEC). Deux ans de chômage lui permettent de suivre des cours du soir en construction civile et d’être engagé comme terrassier dans le bâtiment.

De par son grand frère Henri, Georges Glineur rejoint le PCB le 1er mai 1930, d’abord par le biais de ses Jeunesses et à travers l’engagement syndical. Affilié au syndicat des verriers dès 1926, aux Chevaliers du travail puis à la Centrale des métallurgistes de Belgique (CMB), Glineur sera toutefois exclu en 1938 de la CMB. Il se joint ardemment à la grande grève des mineurs de 1932 et est froidement licencié à ce titre des ACEC.
Durant cette période, Georges Glineur se marie à Lucienne Dechamps (1917-2004), rencontrée aux Jeunesses communistes. Casquettière, elle sera longtemps très investie dans son quartier, dans l’aide humanitaire (par exemple envers les enfants des grévistes français de 1947-1948) et dans le mouvement pacifiste (à travers l’amitié avec l’Union soviétique). Leur union donne naissance le 9 juin 1936 à Claude Glineur, qui sera conducteur de train à la Société nationale des chemins de fers belges (SNCB), syndicaliste et membre du Parti communiste de Belgique (PCB). Outre Henri*, son autre frère Jules, né en 1903, suit un parcours militant semblable dans la lutte ouvrière à Roux durant l’entre-deux-guerres et dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, mais sans endosser de grandes responsabilités. Jules Glineur est, dès 1936, délégué syndical principal à l’Atelier central du charbonnage de Monceau-Fontaine à Marcinelle (aujourd’hui commune de Charleroi) et, après-guerre, dirigeant en secret de sa cellule d’entreprise. La seule fille de la fratrie, Lucia, née en 1913, ne suit pas les traces de ses frères.

Georges Glineur milite jusqu’en 1935 aux Jeunes communistes qui défilent dans un uniforme à casquette et veste d’inspiration soviétique, puis passe au parti. En 1936, il devient secrétaire de la section du PCB de Courcelles. Ce sera le point de départ d’une carrière politique particulièrement longue dans cette commune ouvrière sise au nord-ouest de Charleroi, en siégeant cinquante ans dans son conseil communal (1938-1988). Cet ancrage municipal sera au cœur de son engagement, y compris au sein de la direction de la fédération carolorégienne du PCB qu’il intègre en 1937 auprès de son frère Henri.

Mobilisé en 1938 par le service militaire puis en 1939 pendant la « drôle de guerre », Georges Glineur, prisonnier de guerre en 1940, s’évade avant son transfert en Allemagne. Il reprend son action militante semi-clandestine au PCB avec les autres fondateurs du Front de l’Indépendance à Charleroi : Henri et le syndicaliste Jules Avaux qui est brièvement bourgmestre faisant fonction de Courcelles. Il est engagé comme piocheur à la SNCB. Glineur bascule dans l’illégalité en juillet 1941. Il organise la résistance communiste à Charleroi avec Valentin Tincler, arrêté fin octobre 1941, Sam Herssens*, Victor Thonnet ou encore Raoul Baligand (réseaux, presse clandestine, sabotages et exécutions de traîtres). Trop connu dans la région, il est envoyé en août 1942 à la tête de la Fédération du PCB de Huy-Waremme, pour remplacer son frère Henri qui vient d’y être dénoncé. Georges est trahi à son tour le 5 mai 1943 à Huccorgne (aujourd’hui commune de Wanze, pr. Liège, arr. Huy) par Désiré Paquet et arrêté. Incarcéré durant un an et demi dans les prisons de Saint-Léonard à Liège (pr. et arr. Liège), de Loos près de Lille (département du Nord, France) et de Saint-Gilles (pr. Brabant, arr. Bruxelles ; aujourd’hui Région de Bruxelles-Capitale), il est évacué le 2 septembre 1944, à l’approche imminente de l’armée alliée, dans le dernier train de déportation à destination de l’Allemagne. Ce « train fantôme » est saboté par ses machinistes et ses occupants sont livrés à eux-mêmes.

Dans l’euphorie de la Libération, Georges Glineur est désigné comme permanent à la direction de la Fédération communiste du Centre-Thudinie (pr. Hainaut), puis à celle de Charleroi en novembre. Son attitude exemplaire durant sa détention, reconnue par une série de médailles, plaide en faveur de sa promotion au PCB, gêné par l’absence de nombreux cadres disparus ou déportés en Allemagne (et qui ne reviendront généralement qu’après mai 1945).

La carrière militante de Georges Glineur s’envole rapidement. Élu au Comité central du parti en 1946, il obtient un siège la même année à la Chambre des représentants. Il l’occupera durant vingt-cinq ans (1946-1958, 1961-1971 et 1978-1981). Durant ses mandats, il se focalise sur les thèmes propres à la sécurité sociale (chômage, sécurité et hygiène au travail, salaire minimal, pensions, vacances, maladies professionnelles). Le cadre du PCB est, en 1947, l’adjoint de Jean Borremans en charge de la relance des cellules d’entreprise au niveau national, dans un contexte de fortes tensions avec les socialistes au sein de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB – syndicat interprofessionnel). Glineur redevient secrétaire politique de la fédération carolorégienne en 1949 et est élu en 1950 au Bureau politique lors du Xe Congrès du PCB, comme responsable de la liaison avec ses organisations de masse (le réseau d’entraide Solidarité, la Confédération des pensionnés, les associations de vétérans de la Résistance, les Pionniers, les Jeunesses populaires, les Amitiés avec les pays communistes, le Rassemblement des femmes pour la paix, les petites mutualités neutres proches du PCB ou encore les sections belges des partis communistes étrangers). Il supervise durant l’été 1954 une grève très houleuse aux ACEC qui met en péril la relation de sa délégation syndicale, dirigée par les communistes, avec la direction carolorégienne de la FGTB. Cette ingérence préjudiciable laisse un goût fort amer à la solide section du PCB aux ACEC. C’est peut-être à partir de là que naît la tension persistance avec Robert Dussart, futur dirigeant de la délégation syndicale et de la cellule communiste des ACEC.

Lors de la prestation de serment du prince royal Baudouin en août 1950, il s’avérera que ce n’est pas Julien Lahaut qui a crié en premier « Vive la République », comme on l’a longtemps dit, mais Georges Glineur. Les députés communistes s’étaient concertés préalablement pour tonner de concert au moment où le nouveau roi prendrait la parole. Glineur racontera bien plus tard, en 1993, qu’au moment venu, Julien Lahaut l’a poussé dans le dos pour lui donner le signal et que le Carolo s’est levé plus tôt que voulu. C’est donc son cri qui est audible dans l’enregistrement, alors que les autres sont submergés par les protestations des députés royalistes. Le PCB n’a pas souhaité corriger l’attribution de cette clameur à Julien Lahaut, assassiné une semaine plus tard, afin de l’honorer.

L’ascension de Georges Glineur au sein du PCB coïncide avec le discrédit de son frère Henri. Leur relation se tend au fil des ans, comme l’indique l’absence de familiarité dans leur correspondance. Georges ne semble pas contrevenir à l’isolement progressif d’Henri au sein du parti. Ils rompent en 1963, sans se retourner, quand l’encombrant grand frère se départit pour de bon du parti qu’il avait pourtant cofondé en 1921.
Georges Glineur paraît, en outre, un peu soupe au lait avec ses pairs, comme en témoigne une altercation au Comité central avec Marc Drumaux* en 1966 au sujet de la « coexistence pacifique entre classes ». Bien qu’il accompagne fidèlement l’évolution idéologique du PCB, le carolo défend une vision assez orthodoxe du communisme, où l’intérêt du parti prime sur le reste. Sans être un théoricien, Glineur tient quelques repères en références immuables, comme le rôle politiquement central de l’Union soviétique et de la classe ouvrière. Réélu au Bureau politique sans discontinuité aux congrès suivants, l’ancien ouvrier ne se mêle pas vraiment des querelles qui animent toujours plus les fédérations de Liège et de Bruxelles.
À la Chambre, Georges Glineur se concentre sur des interventions pour l’emploi. Le député bataille ferme pour mettre sous statut de régie nationale d’abord les ateliers Anglo-Germain (1967) puis les ACEC (1969-1971), au lieu de les laisser fermer ou vendre à une multinationale américaine, en vain. Mais ce n’est pas dans ces échanges parlementaires qu’il brille, malgré sa longévité dans l’enceinte.

Le cœur de l’engagement de Georges Glineur réside tout d’abord dans son implantation à Courcelles (17 000 habitants). Il se spécialise dans le droit à la retraite et tient une très populaire permanence sociale hebdomadaire à son domicile pour aider ses concitoyens à y accéder. De trois conseillers communaux gagnés en 1946, le PCB tombe à deux, avec Roger Romain père en 1952, mais il perd ce second siège en 1958. Seul rescapé, Glineur profite de la défaite de la majorité absolue socialiste. La droite catholique-libérale lui aurait proposé le maïorat pour la renverser pour de bon, mais le communiste aurait refusé. Il est l’arbitre du conseil communal jusqu’en 1964. Cette année-là, dans le contexte de regain national qui fait suite à la grande grève de 1960-1961, le PCB obtient quatre sièges (Glineur, Roger Romain, Marcel Leduc et Olivier Depoplimont) et rentre dans la majorité conduite par le nouveau bourgmestre socialiste, Ernest Glinne*. Georges Glineur ceint l’écharpe échevinale des Travaux publics et son camarade Fernand Grimart préside la Commission d’assistance publique (CAP). La section de Courcelles est alors la plus nombreuse du PCB de Charleroi (182 membres en 1964) après la cellule des ACEC (221 membres), mais elle aurait veillé à ne pas recruter des agents communaux pour éviter les conflits d’intérêts. Cette section très dynamique organise maints événements publics (en solidarité avec le Chili, Willy Peers* et le folklore des pays de l’Est, etc.), offre des activités régulières pour les enfants (Pionniers) et vend au porte-à-porte la presse communiste, dont son propre périodique S’unir. Durant son mandat, Glineur soumet au débat plusieurs projets communaux parfois d’envergure (comme l’asphaltage des chemins de terre et le renouvellement de l’égouttage communal) aux riverains. Le PCB tient aussi des discussions sur le budget communal, pour le rendre plus participatif. Cette expérience est cependant de courte durée. Comme à Dampremy (aujourd’hui commune de Charleroi), le Parti socialiste belge (PSB) perd à Courcelles sa majorité absolue en 1964 à cause de dissidences locales, la retrouve en 1970 et remercie les communistes pour leur appoint passager. Le PCB devient néanmoins le second parti de la commune, avec cinq élus (plus un élu), mais perd des plumes dans la fusion des communes en 1976 (moins un élu). La liste communiste s’élargit à des dissidents socialistes et des chrétiens de gauche pour devenir l’Union communale progressiste et wallonne et retrouver cinq élus en 1982. Aux côtés de Roger Romain fils, de Richard Henne et de deux alliés, Georges Glineur achève en 1988 cinquante ans de mandats, laissant sa place à Robert Tangre. Cet ancien instituteur prolongera jusqu’en 2018 la présence communiste dans un groupe pluraliste au sein d’un conseil communal passé à droite en 2012.

Par ailleurs, Georges Glineur revient à la Chambre fin 1978. Doyen de l’hémicycle, le député préside les séances durant cent jours, alors que la négociation gouvernementale s’éternise. Il refuse durant l’été 1980 de voter pour la réforme de l’État qui crée les Régions et les Communautés. Il n’avait pas soutenu non plus en 1970 la première révision de la Constitution. Bien qu’il ait défendu le fédéralisme et les réformes de structures au sein du Mouvement populaire wallon (MPW) au cours des années 1960 comme ses camarades, Glineur se désintéresse de la question. Il siège dès octobre 1980 au Conseil régional wallon, futur Parlement de Wallonie, et le préside à nouveau en tant que doyen d’âge. Il y restera un an à la tête d’un groupe de cinq députés régionaux. Tout le long de ses mandats, Glineur verse ses indemnités parlementaires à son parti, vivant de peu.

L’attention de Georges Glineur se porte dans les années 1980 sur le déclin de son parti et en particulier sur la fédération carolorégienne. Avec le temps et le rétrécissement de l’appareil militant, le PCB de Charleroi repose sur un triumvirat entre Glineur, qui s’appuie sur les deux sections du nord-ouest (Roux et Courcelles), Robert Dussart, qui dirige toujours la cellule d’entreprise des ACEC (englobant Marcinelle et le sud du Pays Noir), et enfin Maurice Magis, conseiller communal de Charleroi qui s’échine à maintenir l’unité. Le rapport de force interne change quand Dussart accède à la présidence francophone du PCB en 1986 à la suite du 25e Congrès du parti. Dussart tente durant quatre ans d’inverser le processus de décomposition très avancé du parti, en vain. Les tensions s’accroissent et éclatent au sein de la fédération de Charleroi quand la décision est prise de ne pas présenter de liste communiste aux élections européennes de 1989. Les sections de Courcelles-Roux se déclarent publiquement non tenues par cette mesure. Le désaveu envers Dussart est d’autant plus fort qu’il n’est pas élu par sa propre fédération en mars 1989 au 26e et dernier Congrès du PCB, qui fait place au Parti communiste Wallonie-Bruxelles (PCWB). Réhabilité par l’instance wallonne du parti, Robert Dussart cherche à éviter l’isolement des communistes en remettant en cause l’existence même du PC. Mis à nouveau en minorité, Dussart quitte en mars 1990 ce qu’il reste du parti, dans un contexte d’écroulement généralisé du communisme en Europe.
Réduit rapidement à quelques centaines d’adhérents, le PCWB se concentre sur ses derniers petits bastions à Charleroi et à Liège, se limitant vite à un archipel de petits groupes en rivalité permanente. Georges Glineur accompagne le crépuscule des siens avec dévouement et s’assure de la pérennité de son patrimoine immobilier, spécialement la Maison du peuple de Dampremy où siègent une série d’associations sans but lucratif comme Le Progrès, dédiée dès 1974 à l’éducation permanente, aujourd’hui régionale de l’Association culturelle Joseph Jacquemotte.

Perclus de rhumatismes et d’arthrose, Georges Glineur meurt le 4 octobre 1997 et est enterré au carré des anciens combattants du cimetière de Courcelles. Il a profondément marqué ses camarades, surtout Robert Tangre et Roger Romain fils qui ont beaucoup écrit pour transmettre sa mémoire.

Georges Glineur a mené une longue vie au service du PCB, comme son frère Henri*, mais sans connaître ni ses sommets ni ses échecs. Son ombre pesante a néanmoins plané sur son parcours. Georges a dû tuer le frère, en quelque sorte, pour s’en libérer. Il incarne un militantisme populaire, centré sur l’ancrage de terrain dans sa localité, soigneusement au service de sa population, mais peu impliqué dans la lutte syndicale et ouvrière. C’est une pratique qui se serait rattachée, d’une certaine façon, au communisme municipal français, si sa présence au pouvoir avait été moins brève. C’est une trajectoire qui impressionne par sa constante, malgré la très grande difficulté du député communiste belge au plus long mandat (25 ans) à marquer de son emprunte les enjeux sociopolitiques de son époque.

Georges Glineur est détenteur de plusieurs distinctions : officier, chevalier puis commandeur de l’ordre de Léopold, Croix de guerre 1940-1945, médaille de la résistance 1940-1945, médaille du prisonnier politique, médaille civique de première classe.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article251438, notice GLINEUR Georges. par Adrian Thomas, version mise en ligne le 4 octobre 2022, dernière modification le 5 octobre 2022.

Par Adrian Thomas

Georges Glineur, s.l., 1951 (collection CArCoB).
Georges Glineur, s.l., 1951 (collection CArCoB).

ŒUVRE : Les patrons charbonniers et les puissances d’argent au pilori !, Bruxelles, SPE, 1956 – Ce que la grande presse n’a pas entendu au Parlement : qu’ont-ils dit de vous ? Assurés sociaux, pensionnés, invalides, mineurs, chômeurs, travailleurs indépendants, ouvrières, employées : des solutions pratiques et immédiates pour éliminer bien de vos tracas viennent d’être proposées au Gouvernement, Bruxelles, Éditions PCB, 1956.

SOURCES : CArCoB, CCP, dossiers Georges Glineur, n° 3045 - 37 pièces, et Jules Glineur, n° 0919 - 2 p. – Cercle Louis Tayenne, ACJJ-Dampremy (Charleroi), fonds Georges Glineur – Entretiens avec Robert Tangre et Claude Glineur, juillet 2022 – DELFORGE P., « GLINEUR Georges », Encyclopédie du Mouvement wallon. Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 264-265 – THOMAS A., Robert Dussart, une histoire ouvrière des ACEC de Charleroi, Bruxelles, Éditions Aden, 2021.

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