Alet, aujourd’hui Alet-les-Bains (Aude), 17 août 1944

Par André Balent

Après le 15 août 1944, les Allemands préparèrent l’évacuation du département de l’Aude, comme celle de tous ceux du Midi, entre l’Atlantique et la vallée du Rhône. Le 17 août 1944, après avoir libéré conjointement sans combat Quillan (Aude) le jour précédent, les maquis de Picaussel (Puivert, Aude) de l’Armée secrète (AS), d’Aunat (de l’AS) et de Salvezines (Aude) des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) s’opposèrent à deux reprises, en deux lieux différents de la commune d’Alet (ancien nom), à une colonne allemande dépêchée depuis Carcassonne (Aude) afin de récupérer les vivres du dépôt qu’ils tenaient encore à Couiza (Aude).

Alet-les-Bains (Aude). Gorges de Cascabel.
Lieu approximatif où périrent les quatre maquisards de Picaussel (AS) ; la RD 118 (ex RN 118) par où arrivait, le 17 août 1944, la colonne allemande dont l’objectif était le dépôt de vivres de Couiza.
Cliché : André Balent, 13 août 2022

Le contexte militaire des affrontements du 17 août 1944 dans les gorges de l’Aude (Cascabel et Étroit d’Alet)

Après le débarquement de Normandie (6 juin 1944) et en prévision d’un nouveau débarquement allié en Méditerranée, le général allemand Johannes Blaskowitz commandant le groupe d’armées G (état-major à Rouffiac-Tolosan, près de Toulouse), était avant tout soucieux d’assurer la liberté de mouvement et la sécurité des forces allemandes entre Toulouse et la vallée du Rhône. Il avait donc engagé une lutte sans merci contre les maquis implantés le long de l’axe Toulouse-Avignon, dans la partie orientale des Pyrénées et du sud du Massif Central. Ceux de l’Aude subirent ses assauts : le puissant Corps franc de la Montagne Noire (CFMN) étrillé dans les quatre départements où se déploie ce relief, le plus méridional du Massif Central, l’Aude et le Tarn principalement, mais aussi la Haute-Garonne et l’Hérault. Des unités relevant du CFMN rejoignirent le maquis (AS) Armagnac, implanté sur le versant audois de la Montagne Noire, d’autres intégrèrent, loin de leur base, le puissant maquis de l’AS cantonné dans une forêt des Pyrénées audoises, celle de Picaussel.

Du 18 au 23 juillet, les Allemands attaquèrent en vain le maquis (AS) cantonné à Villebazy, dans les Corbières, qui réussit à leur échapper et gagner la Malepère, au nord-ouest de l’Aude, à la limite de la Haute-Garonne. Le maquis « Vincent-Faïta » des FTPF eut moins de chance. Implanté d’abord autour de Limoux, il se déplaça dans la zone pré-pyrénéenne : les Corbières (rive droite de l’Aude) et le Quercorb (rive gauche). Il subit de lourdes pertes lors des combats de Lairière, le 26 juillet 1944 et, le lendemain, de Courtauly et de Sonnac-sur-l’Hers. Les effectifs subsistants de « Vincent-Faïta » vinrent s’agréger au maquis « Jean-Robert », dépendant lui aussi des FTPF, cantonné dans son nid d’aigle pyrénéen de Salvezines, aux confins du département des Pyrénées-Orientales.

Le maquis Armagnac fut anéanti par les Allemands lors de divers combats, en particulier celui de Trassanel, le 8 août 1944. Du 6 au 8 août 1944, le maquis de Picaussel (Voir Carbou Jean) fut à son tour attaqué par un fort détachement allemand muni de chars et de pièces d’artillerie. Après une résistance opiniâtre, le maquis put faire mouvement vers le sud jusque dans le Donnezan (Ariège), brèche forestière négligée par les assaillants. Il ne put recevoir (nuit du 7 au 8 août) le parachutage en provenance d’Alger (containers de matériels et d’armement et un commando étatsunien de l’Office of Strategic Services. Les avions rebroussèrent chemin.

Ils revinrent le 11 août et le matériel des hommes parachutés furent accueillis sur le terrain improvisé, non homologué de la commune de Le Clat (Aude) par le maquis de Salvezines, au courant de cette opération. Celui-ci, déjà renforcé des hommes de « Vincent-Faïta » fut donc encore renforcé par les quatorze Étatsuniens commandés par le First Lieutenant Paul A. Swank et disposèrent d’un abondant armement. Le maquis Jean-Robert avait un effectif de 67 hommes en mai/début juin 1944 et de 385 au début du mois d’août 1944.

Après le 15 août 1944 (débarquement allié en Provence), les Allemands anticipèrent leur départ vers la vallée du Rhône — définitivement décidé, en ce qui concerne le groupe d’armées G le 18 août au soir lors d’une réunion à Capendu (Aude), près de Carcassonne, au quartier général du IV. Luftwaffen Feldfkorps où le général de l’Air Erich Petersen indiqua comment organiser en bon ordre le repli vers la vallée du Rhône et au-delà — et amorcèrent les préparatifs de leurs regroupements à cet effet. Ils quittèrent ainsi la petite ville industrielle de Quillan aussitôt occupée (16 août) par les trois maquis des Pyrénées audoises : Picaussel (AS), Salvezines (FTPF) et Aunat (AS, implanté dans le Pays de Sault).

17 août 1944, premier affrontement : entre la colonne allemande et le maquis (AS) de Picaussel au lieu-dit Roches de Castel Nègre

Le lendemain, 17 août 1944, les Allemands qui maintenaient toujours leur présence à Couiza, en aval de Quillan où une petite garnison d’environ trente hommes gardait un important entrepôt de denrées alimentaires (environ 100 000 rations) dépêchèrent depuis Carcassonne une colonne de 200 hommes afin de récupérer ces vivres. Des civils, qui avaient été réquisitionnés afin d’assurer la manutention dans l’usine où étaient entreposés les denrées alimentaires, accompagnaient la colonne. Le maquis de Picaussel décida de bloquer la colonne avant qu’elle n’atteignît Couiza. Deux groupes de Picaussel, se postèrent en embuscade, en aval de Couiza, dans les gorges de Cascabel, sur le territoire d’Alet, à la limite de celui du Luc-sur-Aude. Protégé par le fusil-mitrailleur du premier groupe installé en haut de la falaise (Roches de Castel Nègre), celui des artificiers, commandé par Charles Bournet (Marino Soligo, Émile Jouillé, Jean Pérez, François Journet et Charles Biart) prit position, en bas, à proximité de la RN (aujourd’hui RD) 118 (reliant Mont-Louis, Pyrénées-Orientales à Mazamet, Tarn, via Carcassonne). Son objectif était de déposer des mines afin d’obstruer la route en provoquant une explosion. Vers 9 heures, depuis le haut de la falaise des Roches de Castel Nègre, le fusil-mitrailleur arrosa la colonne allemande dont les soldats utilisèrent comme boucliers humains les civils requis qui les accompagnaient et qui faisaient des signes désespérés aux maquisards. Ces derniers cessèrent alors de tirer alors qu’un officier allemand se rendait à Alet afin de téléphoner à Carcassonne pour demander des renforts. Les Allemands de la queue de la colonne manœuvrèrent alors vers l’est par un versant boisé qui les mettait à couvert afin de prendre à revers le groupe de la falaise et son fusil-mitrailleur. Ces maquisards décrochèrent sans prévenir les artificiers en contre-bas. Bournet et ses hommes furent alors pris à revers. Si Journet et Biart purent échapper in extremis à cette manœuvre, Bournet, Soligo, Jouillé et Pérez, pris eux aussi à revers, furent tués. Les tirs du combat de Cascabel furent entendus par les maquisards (FTPF) de Salvezines accompagnés par un commando de militaires étatsuniens relevant de l’OSS (Office of strategic services). La colonne fut surprise par cette embuscade et son chef qui s’était rendu à Alet afin de demander des renforts à Carcassonne, craignait d’autres affrontements avec les maquisards avant d’arriver à Couiza. En attendant, il demanda à ses hommes de rétrograder. Ils opérèrent donc un demi-tour, en espérant rencontrer les hypothétiques renforts réclamés.

17 août 1944, deuxième affrontement : entre la colonne allemande et le maquis « Jean-Robert » de Salvezines (FTPF) accompagné par un groupe étatsunien de l’OSS

Après avoir entendu les tirs du combat de Cascabel (en amont d’Alet) le maquis (FTPF) de Salvezines dépêcha un groupe de réserve de douze hommes, sept d’entre eux commandés par André Abattut alias « Danton », d’Estagel, Pyrénées-Orientales, accompagnés par cinq hommes du commando aux ordres de Paul Swank, des artificiers. Ils empruntèrent — Swank sur une camionnette — un itinéraire détourné qui les amenèrent, en aval d’Alet (à l’Étroit d’Alet) où ils tendirent, sur la RN 618, une seconde embuscade au convoi qui rebroussait chemin vers Carcassonne avec les otages. Paul Swank fut tué dans cet affrontement.

Dans l’après-midi du 17 août, Paul Swank et ses hommes prirent donc position dans les gorges en aval d’Alet protégés par les FTPF d’Abattut, postés sur les hauteurs environnantes. Ils placèrent des explosifs de façon à provoquer un éboulement qui obstruerait la RN 618, bloquant ainsi la colonne allemande rebroussant chemin vers le nord en direction de Limoux et Carcassonne. Les Allemands arrivèrent peu après et s’immobilisèrent. Alors que trois des Américains se repliaient et grimpaient afin de rejoindre les FTPF, Paul Swank et le sergent Galley étaient restés sur le bord de la route. Swank tira sur les Allemands en prenant soin d’épargner les otages. Mais il fut touché à quatre reprises par des rafales de mitrailleuses ennemies. Grièvement blessé, il continua de tirer avec son pistolet. Un officier allemand, Frantz Dierkes, tira sur lui à bout portant. La balle atteignit la gorge et ressortit par une oreille. Le sergent Galley, témoin des derniers instants de Swank, blessé au pied, réussit cependant à rejoindre les autres résistants. Les FTPF arrosèrent les Allemands avec les tirs d’armes automatiques.

Le lendemain, Paul Swank fut inhumé provisoirement dans un caveau familial de Limoux. Il avait été décidé, après la fin de la guerre, de transférer sa dépouille au cimetière militaire américain d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). On s’aperçut alors que, dans une note manuscrite retrouvée dans sa ceinture, Paul Swank avait demandé à être inhumé, dans le cas où il serait tué, sur les lieux mêmes de sa mort. Son vœu fut exhaussé. Plusieurs années après, en 1949, son tombeau fut érigé sur le côté gauche de la RD 618, en direction de Limoux, sur les lieux-mêmes où il trouva la mort.

Selon les sources, le nombre de victimes est très variable. D’après Roger Polin (cité par Maury, op. cit., 1980), de la Croix-rouge, venu porter secours aux blessés des deux camps, les Allemands eurent vingt-deux morts et blessés ; deux Américains (dont le sergent Galley), un FTPF (André Abattut) et sept otages figuraient parmi les blessés. La citation attribuant à Paul Swank la Distinguished Service Cross à titre posthume par le président des États-Unis fait de son côté état d’un rapport étatsunien expliquant que les Allemands auraient eu quarante-cinq morts le lieutenant américain étant le seul tué du côté des résistants. Ce bilan est totalement irréaliste, les chiffres avancés du côté allemand étant trop éloignés de ceux dont il est fait état par ailleurs. L’excellent site, généralement bien informé, Musique et patrimoine de Carcassonne. L’histoire de Carcassonne et des alentours, art. cit., 2018) donne des chiffres différents dont on ignore où ils ont été puisés : dix-neuf tués et vingt-quatre blessés dans les rangs allemands ; un Américain (Swank) et deux maquisards tués, des Américains (sans précision de nombre) et deux maquisards blessés. Ils paraissent irréalistes en ce qui concerne les pertes allemandes, mais sont proches de la réalité pour les résistants et leurs compagnons de l’OSS. L’historien audois Julien Allaux indique dans un ouvrage de référence (op. cit., 1986, p. 193) que les Allemands eurent quatre tués et dix-huit blessés, les maquisards un tué (Swank) et trois blessés. Ces chiffres sont ceux qui se rapprochent le plus de la réalité.

En fait, l’affrontement armé de l’Étroit d’Alet fit deux victimes mortelles : le First Lieutenant Robert A. Swank et un otage, peut-être victime des tirs des résistants, François Teulière, dont une plaque apposée sur une stèle, au bord de la RD 118, rappelle le décès.

Épilogue

Le lendemain, les résistants entreprirent une action concertée contre la garnison allemande qui gardait l’entrepôt de Couiza. Celle-ci, se rendit sans combat aux hommes des maquis de Picaussel et de Salvezines. L’instituteur de Montazels, Camarasa, lieutenant de réserve reçut leur reddition. Les otages furent libérés à Carcassonne sur intervention de Madame Roussille, la présidente de la Croix-rouge d’Alet qui avait pris soin des blessés résistants et allemands. Le lendemain, 19 août, les maquis libérèrent Limoux, ceux de Salvezines, par train, depuis Quillan, ceux de Picaussel et d’Aunat par la voie routière. Le 20, en fin de journée, les Allemands avaient évacué Carcassonne, laissant 26 morts, civils et résistants. Le département de l’Aude ne fut entièrement libéré que le 25 août.

Dans certains ouvrages apologétiques relatant les activités des guerrilleros espagnols — 5e brigade (Aude) de l’Agrupación de guerrilleros españoles (AGE) — , il est écrit plusieurs contre-vérités. Henri Melich, libertaire espagnol, maquisard dans les rangs des FTPF à Salvezines signale dans son livre (op. cit., 2014, p. 63, 66) plusieurs « erreurs » publiées dans des ouvrages d’auteurs de langue espagnole qui leur attribuent à tort plusieurs actions d‘éclat desquelles ils furent entièrement absents (Albert E. Fernández, La España de los maquis ; Miguel Angel Sanz, Los guerrilleros españoles en Francia). Lucien Maury (op. cit., 1980, p. 337, note infrapaginale) a également relevé l’une d’entre elles. Il s’agit de l’attribution de la libération de Quillan, à laquelle elle fut totalement étrangère, par la 5e brigade de l’AGE et de l’affirmation totalement infondée que cette même 5e brigade aurait capturé vingt prisonniers à Couiza après un combat pour prendre le dépôt de vivres. De fait, à la différence des brigades de l’AGE de l’Ariège ou des Pyrénées-Orientales, celle de de l’Aude ne mena aucune action importante contre les forces allemandes ou collaborationnistes. Beaucoup de ses combattants intégrèrent les maquis français des FTPF ou de l’AS (ainsi un groupe de guerrilleros intégra et renforça le maquis de Picaussel, participant aux combats du 6 au 8 août 1944).

Seuls figurent sur le registre de l’état civil d’Alet-les-Bains trois des six morts du 17 août 1944 : Émile Jouillé, Marino Soligo, avec le prénom de « Marius », Paul A. Swank.

Monuments commémoratifs

Une imposante stèle commémorative fut dressée au sommet de la colline de Castel Nègre dominant les gorges de Cascabel, à la limite entre les communes d’Alet et de Luc-sur-Aude, sur les lieux où les maquisards de Picaussel pouvaient tirer sur la colonne allemande venant du nord par la route nationale 118 et non à l’endroit où quatre hommes du groupe commandé par Charles Bournet furent abattus. Pourtant ce sont leurs noms qui figurent sur la stèle. Ce monument n’a pas fait l’objet d’une fiche dans les répertoires du site MemorialGenWeb (2022).

Sur le bord de la RN 118, à la droite vers Alet a été érigée, selon ses vœux sur les lieux où il mourut au combat, la tombe du First Lieutenant Paul A. Swank. Ces deux monuments sont aussi, chaque année, des lieux de commémoration de la mémoire de ces victimes résistantes des combats du 17 août 1944.

Enfin, toujours sur le bord de la RD 118, toujours à la droite vers Alet a été érigée une autre stèle, avec une plaque en mémoire de François Teulière, victime civile. Elle porte la mention suivante : « Ici est tombé Teulière François victime de guerre, 17 août 1944 ».

Morts lors des combats du 17 août 1944 à Alet

Dans les gorges de Cascabel, Roches de Castel Nègre (maquisards de l’AS)

Charles BOURNET
Émile JOUILLÉ
Jean PÉREZ
Marino SOLIGO

À l’Étroit d’Alet

—  Un militaire étatasunien (OSS) :
Paul A. SWANK
—  Une victime civile :
François TEULIÈRE

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252106, notice Alet, aujourd'hui Alet-les-Bains (Aude), 17 août 1944 par André Balent, version mise en ligne le 14 novembre 2022, dernière modification le 3 décembre 2022.

Par André Balent

Alet-les-Bains (Aude). Gorges de Cascabel.
Lieu approximatif où périrent les quatre maquisards de Picaussel (AS) ; la RD 118 (ex RN 118) par où arrivait, le 17 août 1944, la colonne allemande dont l’objectif était le dépôt de vivres de Couiza.
Cliché : André Balent, 13 août 2022
Alet-les-Bains (Aude)
Stèle commémorative sur la colline dominant la falaise (versant nord), défilé de l’Aude à Cascabel. Quatre maquisards de Picaussel (AS) périrent le 17 août 1944 dans un combat contre une colonne allemande.
Cliché : André Balent, 13 août 2022.
Le nom d’Émile Jouillé est orthographié "Jouillet"
Alet-les-Bains (Aude)
Détail du monument commémoratif sur colline dominant les gorges de Cascabel, sur la rive droite de l’Aude. Détail : nom des quatre maquisards de Picaussel (AS) morts à proximité en action de combat le 17 août 1944. Celui d’Émile Jouillé est orthographié "Jouillet".
Cliché : André Balent, 13 août 2022.
Alet-les-Bains (Aude), Étroit d’Alet
Tombe du First Lieutenant Paul A. Swank (1921-1944) et stèle sur le lieux où il périt au combat, sur le bord de la RD (ex RN) 118, à droite en direction d’Alet.
Cliché : André Balent, 13 août 2022.
Alet-les-Bains (Aude). Étroit d’Alet. Bord de la RD (ex RN) 118
Stèle célébrant la mémoire du First Lieutenant Paul A. Swank (1921-1944). Détail, texte en anglais : "Here fell for the cause of freedom and liberty lieutenant Paull (sic) Swank Army of the United States August 17 1944 and lies acording to his own will" .
Cliché : André Balent, 13 août 2022.
Alet-les-Bains (Aude). Étroit d’Alet.
Stèle à la mémoire de François Teulière, victime civile du combat du 17 août 1944 contre une colonne allemande, lieu-dit l’Étroit d’Alet.
Source : MemorialGenWeb ; cliché : Ludovic Petit.

SOURCES : Service historique de la défense, 19 P 11/3, maquis « Jean-Robert » (FTPF) ; 19 P 11/11, maquis de Picaussel (AS). — Arch. com. Alet-les-Bains, état civil, registre, année 1944. — Julien Allaux, La 2e guerre mondiale dans l’Aude, Épinal, Éditions du Sapin d’Or, 1986, 255 p. [p. 154-155, p. 176-177, p. 191-193]. — Barbara Ivy Jogerst, Paul Swank Enduring Hero. An American Soldiers’s Sacrifice in Occuped France, New York, 2019, 140 p. — Barbara Ivy Jogerst, « War-Time Courage That Endures », The Saturday Evening Post, bimestriel, Indianapolis, daté du 14 août 2019 [L’article évoque la cérémonie du 17 août 2019 à Limoux]. — Lucien Maury (dir.), La résistance audoise (1940-1944), tome II, Carcassonne, comité d’Histoire de la Résistance du département de l’Aude, 1980, 439 p. [p. 237-240, p. 286-288, 314-320, 332-335]. — Henri Melich, À chacun son exil. Itinéraire d’un militant libertaire espagnol, préface de Tomas Ibañez, La Bussière, 2014, 223 p. [pp. 60-61, p. 65, p. 66]. — « En mémoire du lieutenant Swank », La Dépêche, 18 août 2019. — Site American War Memorial Overseas, Inc., consulté le 30 octobre 2022. — Site MemorialGenWeb consulté le 30 octobre 2022. — Site Musique et patrimoine de Carcassonne. L’histoire de Carcassonne et des alentours, consulté le 2 novembre 2022, article (2018) : « L’héroïsme du lieutenant américain P. Swank à Alet le 17 août 1944 ». — Site MemorialGenWeb consulté le 29 octobre 2022. — Courriel de Maryline Gayda, secrétaire administrative de la mairie d’Alet-les-Bains, 8 novembre 2022.

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