BORIS Michel. Pseudonyme : Michel ; Jean-Michel Barois.

Par Marie-Cécile Bouju

Né le 21 mars 1924 à Paris (XVIe arr.), mort le 31 mai 2007 à Paris (XIIIe arr.), résistant.

Michel Boris est le fils d’Adrien-Louis Boris (1890-1956), entrepreneur maritime, et de Sonia Jokelson (1896-2000). Il a deux frères : Jean-Mathieu (1921-2017) et François. La famille Boris est profondément républicaine et patriote. Ses grands-parents, Alphonse Boris (négociant) et Cécile Goudchaux, avaient quitté l’Alsace pour la France en 1871. Son oncle, Mathieu, polytechnicien, est mort au front en 1914. Adrien-Louis Boris fut mobilisé pendant toute la Première Guerre mondiale ; blessé deux fois, il fut décoré de la croix de guerre.
Michel Boris est le cousin de Georges Boris et de Goerges Keim.
Mobilisé en 1939, Adrien-Louis Boris a été fait prisonnier. Il resta en détention jusqu’en 1945. Jean-Mathieu Boris, qui préparait l’Ecole polytechnique, réussit à rejoindre Londres en juillet 1940. Il combattra au sein des Forces françaises libres jusqu’en 1945. Sonia Boris et ses fils, Michel et François, se sont réfugiés en zone sud à Aix-en-Provence. Lycéen, Michel Boris commence des actes de résistance individuelle (graffitis puis agent de liaison). Début 1943, il échoua à rejoindre Londres. Afin d’échapper aux rafles, la famille Boris, aidée notamment par Roger Louis Demon, se réfugie en Savoie.
Michel Boris continue son travail d’agent de liaison, en lien avec Roland Haas notamment. En octobre-novembre 1943, il est rattaché au réseau Plutus, à Lyon. Il travailla désormais pour le Service des faux papiers, monté par Pierre Kahn-Farelle. Il était adjoint de Henri Heilbronner, chef gestionnaire du matériel au sein du Service d’Identité Exécution. Il habitait impasse de la Prévoyance, à Villeurbanne.
Le 14 mars 1944, Heilbronner et Boris furent arrêté à Lyon. Les deux hommes furent torturés pendant plusieurs jours puis détenus à Saint-Jean. Ils furent envoyés au camp de St-Sulpice la Pointe (Tarn). Boris réussit à s’évader le 2 juillet 1944 avec des camarades. Il rejoignit le maquis du Tarn, puis intégra le Service de renseignement à Castres.
Michel Boris fut médaillé de la résistance en 1946 et décoré de la croix de guerre.
Après la guerre, il travaillait comme employé de banque.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252290, notice BORIS Michel. Pseudonyme : Michel ; Jean-Michel Barois. par Marie-Cécile Bouju, version mise en ligne le 14 novembre 2022, dernière modification le 3 décembre 2022.

Par Marie-Cécile Bouju

SOURCE : SHD GR 16 P 74444. – AN 72AJ 2275. – “Michel Boris (21 mars 1924 -31 mai 2007)”, Histomag’44, n°68, novembre-décembre 2010, p. 45-53. – Jean-Mathieu Boris. Combattant de la France libre. Perrin, 2012 (non consulté).

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