DUBREUIL Joseph

Par Michel Thébault

Né le 3 novembre 1818 à La Chapelle-Taillefert (Creuse) ; maçon de la Creuse ; communard.

Joseph Dubreuil était le fils d’Antoine Dubreuil, cultivateur âgé de 37 ans, et de Marie Rivalier. Au printemps 1871, marié, âgé de 52 ans, il travaillait comme maçon à Paris, maçon de la Creuse, migrant saisonnier venant travailler sur les chantiers parisiens. Il résidait pour la saison des chantiers 31 Rue Lacépède dans le quartier du Jardin-des-Plantes (Ve arr.). La plupart des chantiers étant arrêtés en 1871 à Paris, beaucoup de migrants, en particulier des maçons de la Creuse s’engagèrent, comme les ouvriers parisiens, dans la Garde nationale par conviction politique et faute de travail (les gardes percevaient une solde de un franc cinquante par jour). Il s’engagea dans la 5e légion d’artillerie.
Il fut arrêté lors de la répression de la Commune de Paris le 29 avril 1871 et emprisonné le 10 mai dans le secteur de Rochefort, au fort des Saumonards, commune de Saint-Georges-d’Oléron, dans l’attente de son jugement par un conseil de guerre. Une ordonnance de non-lieu prise dans le port le 9 janvier 1872, entraîna sa libération après 8 mois d’emprisonnement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252386, notice DUBREUIL Joseph par Michel Thébault, version mise en ligne le 19 novembre 2022, dernière modification le 20 novembre 2022.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Creuse (état civil). — Jean-Claude Farcy, La répression judiciaire de la Commune de Paris : des pontons à l’amnistie (1871-1880), base des communards, site internet. — Stéphane Trayaud, Oubliés de l’Histoire, les Limousins de la Commune de Paris, Mon Petit Éditeur, 2012. — Site internet Annuaire des migrants Maçons de la Creuse.

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