DERRIEN Michel

Par Jacques Girault

Né le 26 août 1930 à Plouyé (Finistère) ; mort le 28 décembre 2020 à Morlaix (Finistère) ; instituteur ; militant syndical du SNI ; militant communiste ; adjoint au maire de Morlaix.

Alain David, Annie Le Calvez, Michel Derrien

Ses parents (Jeanne, Louise Émery et Jean, Joseph Derrien), métayers à Kerguevarec dans la commune de Plouyé, eurent sept enfants, élevés dans la religion catholique. Les garçons fréquentèrent l’école publique, alors que les filles étaient scolarisées à l’école catholique. Michel Derrien, élève de l’école puis du cours complémentaire d’Huelgoat, obtint le brevet d’études primaires supérieures et prolongea sa scolarité en 3e spéciale de préparation à l’École normale d’instituteurs de Quimper à partir de 1947. Tuberculeux, il séjourna au sanatorium de Sainte-Feyre (Creuse) puis en post-cure à Maisons-Laffitte (Seine-et-Oise) de 1950 à 1952.

Bachelier en 1950, il devint instituteur dans le Finistère à partir d’octobre 1952. Michel Derrien entra en fonction comme instituteur le 15 septembre 1952 à Scrignac (école de Quénéquen). Il y resta jusqu’en 1956 puis enseigna pendant un an à l’école du bourg à Scrignac. Il fut alors muté à Morlaix, à l école du Poan Ben de 1957 à 1961, puis de Troudousten de 1961 à 1983, avant de devenir titulaire remplaçant, de 1983 à sa retraite en 1985. Il habitait dans le quartier de La Boissière à Morlaix.

Réformé du service militaire, il se maria le 2 mai 1953 à Scrignac avec Céline Jaffrennou, auxiliaire à la poste qui décéda le 16 février 1966. Ils eurent deux filles. Il se remaria le 28 mars 1967 à Morlaix avec Nicole Herriou, institutrice qui mourut le 21 janvier 2016. Le couple eut un garçon.

Michel Derrien adhéra au Parti communiste français en 1950 à Guéret (Creuse) alors qu’il était en soins à Sainte-Feyre. Devenu secrétaire de la section communiste de Morlaix jusqu’en 1968, il fut un des initiateurs de la fête du Viaduc en 1964. Sous sa responsabilité, les communistes se dotèrent d’un local. Aux élections législatives de mars 1967, il fut le suppléant du candidat communiste Alphonse Penven.

Membre du Syndicat national des instituteurs, élu au conseil syndical de la section départementale à partir de 1968, il était élu du personnel. Athée, il considérait la religion « suivant les principes marxistes-léninistes "d’opium du peuple" », selon ses enfants. Mais il avait « un souci permanent d’ouverture » de son parti, dit son camarade et ami Alain David lors de ses obsèques, « invitant à participer aux réunions, au-delà de nos rangs sur des sujets divers de l’éducation populaire, sans en dire le nom ».

Il fut conseiller municipal de Morlaix durant quatre mandats successifs. En 1977, élu sur une liste d’union de la gauche à direction socialiste, il devint durant ce premier mandat adjoint délégué aux transports. Pendant les deux suivants, réélu en 1983 et en 1989, il était délégué aux travaux. En 1995, il fut l’un des deux communistes (avec Alain David) élus dans l’opposition sur les huit de la liste sortante qui perdit la mairie. Il ne fut pas candidat pour un nouveau mandat en 2001. Il participa aux débats du conseil sur les questions sociales et sur la participation des habitants à la vie municipale. Il était aussi actif dans les initiatives des militants du Secours populaire.

Un hommage lui fut rendu au funérarium de Saint-Thégonnec et dans le carnet de l’Humanité du 5 janvier 2021.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252560, notice DERRIEN Michel par Jacques Girault, version mise en ligne le 1er décembre 2022, dernière modification le 1er décembre 2022.

Par Jacques Girault

Alain David, Annie Le Calvez, Michel Derrien

SOURCES : Presse : L’Humanité, Ouest-France, (29 décembre 2020), Le Télégramme, (29 décembre 2020), Le Chiffon rouge (30 décembre 2020). — Rouge Finistère, site du PCF (hommage par Alain David). — Bulletins du SNI du Finistère. — Renseignements fournis par sa famille.

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