DELMAS Jean-Jacques

Par Daniel Auberger

Né le 23 octobre 1953 à Figeac (Lot) ; cheminot, agent mouvement puis agent de conduite ; syndicaliste CGT, élu du comité mixte de la gare de Capdenac (1979-1982), membre de la commission des activités sociales (1986-1989) puis de la commission logement (1986-1994) du CER de Toulouse (1986-1989), conseiller Prud’hommes (1989-2008), secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Capdenac (1991-1995), secrétaire de l’UL-CGT de Capdenac (1996-2014), membre de la CE de l’UD-CGT de l’Aveyron (2005-2014) ; militant communiste.

Jean-Jacques Delmas
Jean-Jacques Delmas

Jean-Jacques était le fils de Germain Delmas, cheminot à l’entretien à Capdenac (Lot), et de Marcelle Gamel, mère au foyer. La famille comptait trois enfants, deux fils et une fille. Le père de Jean-Jacques fut adhérent de la CGT tout au long de sa carrière cheminote. Titulaire du BEPC, Jean-Jacques Delmas poursuivit sa scolarité jusqu’au baccalauréat qu’il présenta en 1973. Entre octobre 1973 et septembre 1974, il effectua son service national à Chaumont en Haute-Marne.

En janvier 1975, il fut embauché à la SNCF en qualité d’agent de l’Exploitation. Il fut affecté dans les différentes gares de la circonscription de Capdenac (Lot). De 1975 à 1976, il travailla comme agent mouvement à Cajarc (Lot) puis, de 1976 à 1977, à Rocamadour (Lot) puis à Capdenac de 1977 à 1982. Par la suite, il quitta la filière de l’Exploitation pour celle de la Traction. Élève conducteur de 1982 à 1985, il devint ensuite conducteur. Toute sa carrière, il demeura affecté aux dépôts de Capdenac et de Toulouse (Haute-Garonne). En octobre 2003, il fit valoir ses droits à la retraite.

Influencé par l’engagement de son père et par l’importance du militantisme CGT dans son collectif de travail, Jean-Jacques Delmas adhéra à la CGT en juin 1976. Très rapidement, il prit des responsabilités pour lesquelles son flegme et ses capacités d’analyse furent appréciées. De 1979 à 1982, il siégea au comité mixte de la gare de Capdenac (Lot). De 1980 à 1982, il fut délégué à la sécurité puis membre du comité régional des activités sociales et de la commission logement du secteur de Toulouse (Haute-Garonne), de 1981 à 1983. À la suite de la mise en place des comités d’établissement, il siégea à la commission des activités sociales du CER de Toulouse (1986-1989) et à la commission logement (1986 à 1994). Par ailleurs, de 1986 à 1989, il anima les activités sociales du dépôt de Capdenac et, de 1986 à 1992, il fut désigné par son organisation à la commission locale multifonctionnelle d’Albi (Tarn). Elu délégué du personnel au dépôt de Toulouse de 1992 à 1994, il fut ensuite désigné membre du CHSCT de l’Unité de production du dépôt de Capdenac de 1994 à 2002, CHSCT dont il fut le secrétaire de 1994 à 1998.

De 1996 à 2000, à la demande du secteur CGT de Midi-Pyrénées, alors dirigé par Joël Seguin, il devint membre de la commission santé du comité d’établissement. Enfin, de 1991 à 1995, il fut secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Capdenac (Lot). Ce fut à cette fonction qu’il participa au mouvement social de l’hiver 1995, qui fut un grand moment de l’histoire du syndicalisme cheminot. Toutefois, son militantisme et celui de ses camarades cheminots de Capdenac fut aussi traversé d’évènements douloureux. Ce fut le cas le 3 août 1985, jour de la catastrophe ferroviaire de Flaujac (Aveyron), où 35 personnes perdirent la vie dont des cheminots et des camarades cégétistes de Jean-Jacques Delmas. Les cheminots de la région en furent profondément marqués.

Venu le temps de la retraite, Jean-Jacques Delmas continua à s’engager au sein de la section CGT des cheminots retraités de Capdenac (Lot), dont il devint le co-secrétaire en 2022.

Par-delà ses responsabilités dans la corporation cheminote, ce fut également dans l’activité syndicale interprofessionnelle que Jean-Jacques Delmas mit en valeur son expertise du monde du travail, notamment au travers de la fonction de conseiller Prud’hommes qu’il exerça de 1989 à 2008. Il occupa également la responsabilité de secrétaire de l’union locale CGT de Capdenac de 1996 à 2014 et, en parallèle, il fut membre de la commission exécutive de l’Union départementale CGT de l’Aveyron de 2005 à 2014. De 2016 à 2022, il assura la délicate mission de conseiller du salarié. Enfin, dès 2012, il fut le responsable de l’Indecosa-CGT au niveau de la localité de Capdenac (Lot).

Afin d’assurer au mieux ses mandats, Jean-Jacques bénéficia des formations syndicales de base en 1980, de second niveau en 1986, des formations activités sociales en 1987, de conseiller prud’hommes entre 1988 et 2008 et, enfin, de conseiller du salarié. Il a également formé de nombreux militants au niveau du département de l’Aveyron.

En parallèle de son engagement syndical, il fut aussi militant du Parti communiste français à partir de 1982.

En dehors du monde cheminot, son ouverture d’esprit l’entraina à participer à la vie des associations Derrière Le Hublot, dédiée à l’éducation populaire locale et aux spectacles de rue et à Art en territoire, dont il fut membre du conseil d’administration. Il s’investit également dans le club photo de Capdenac (Lot). Par ailleurs, à compter de 2010, il occupa le poste de vice-président de l’association APUC qui travaillait sur les recherches archéologiques de l’ancien site d’Uxellodunum (Capdenac).

Comme beaucoup de ses camarades, ce fut surtout sur son temps personnel que Jean-Jacques mena son activité militante. Ses nombreux engagements ne furent possibles que grâce à la compréhension et au soutien de son épouse Véronique Robin, secrétaire de la commission des activités sociales de la région Midi-Pyrénées et syndiquée à la CGT. Marié en 1977, le couple eut deux enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252664, notice DELMAS Jean-Jacques par Daniel Auberger, version mise en ligne le 15 mai 2023, dernière modification le 15 mai 2023.

Par Daniel Auberger

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Jean-Jacques Delmas

SOURCE : renseignements fournis par l’intéressé, juin 2022.

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