MEYER Jean, Emile. Pseudonymes : Emile, Claude

Né le 2 septembre 1921 à Paris (XVIIe arr.), mort au front le 5 janvier 1945 à Lorquin (Moselle), résistant.

Jean Meyer, SHS GR 16 P 415299.
Jean Meyer, SHS GR 16 P 415299.

Fils d’André Isaac Meyer, industriel, et de Marcelle Charleville (qui venait d’une famille de négociants parisiens), Jean Meyer était bachelier et étudiant au début de la Seconde Guerre mondiale. Il avait une sœur prénommée Lise (épouse Pellet, 1922-2019).
Jean Meyer a épousé Aimée Suzanne Pascanet (1920-1990) à Paris (8e arr.) le 6 avril 1940. Le couple a eu un enfant au début de la guerre.
Après avoir vécu à Garches, la famille Meyer (y compris Aimée Pascanet ?), juive, spoliée, est obligée de se réfugier en zone sud en 1942.
Jean Meyer s’installa à Lyon. A partir de juillet ou novembre 1943, il entra en résistance (via Jacques Baumel ou Roland Hass), en commençant par distribuer des tracts et des faux papiers. Puis Il travailla pour le Service national des faux papiers, lié au réseau Plutus. Sous l’autorité de Roland Hass, il a été responsable du sous-service des « trousses », c’est—à-dire de la constitution de « kit » pour fabriquer des faux papiers, pour les mouvements, réseaux et maquis. Il a été aussi en lien avec Jacques Jourda (Jacquemin).
Meyer échappa de justesse aux vagues d’arrestations qui ont frappé le réseau Plutus à Lyon en mars 1944. Comme ses camarades réchappés, il monta à Paris où avait été reconstitué le Service national des faux papiers, rattaché au MLN. Il devint responsable du service documentation.
Le 18 mai 1944, Meyer et ses camarades furent pris par la police dans l’atelier clandestin de faux papiers, 25, cité des Fleurs à Paris (17e arr.), dirigé par Colette Heilbronner. Meyer réussit une nouvelle fois à s’enfuir.
Meyer se mit alors la disposition du général Paul Dassault et fut agent de liaison pour l’état-major pendant la libération de Paris
Le 4 septembre 1944, Mayer s’engagea dans l’armée régulière : il fut affecté à la 2e DB, 2e régiment de marche du Tchad (dit Bataillon du Tchad). Il a été mortellement blessé à Lorquin (Moselle).
Jean Meyer fut décoré à titre posthume de la médaille de la résistance et de la croix de guerre. Il a été reconnu mort pour la France. Son nom figure sur la plaque commémorative des résistants arrêtés rue de la Cité des fleurs, et disparus à la suite de cette arrestation.
Ses parents et sa sœur ont survécu à la période de l’occupation.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252665, notice MEYER Jean, Emile. Pseudonymes : Emile, Claude, version mise en ligne le 3 décembre 2022, dernière modification le 3 décembre 2022.
Jean Meyer, SHS GR 16 P 415299.
Jean Meyer, SHS GR 16 P 415299.

SOURCES : SHD GR 16 P 415299. – Arch. Paris acte naiss. 17N272 n°1891.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément