MARQUET Jean

Par Michel Thébault

Né le 23 mai 1841 à Magnat-L’Étrange (Creuse) ; maçon de la Creuse ; garde national de Paris ; communard.

Jean Marquet était le fils de Léonard Marquet, journalier âgé de 35 ans, et d’Anne Allègre, domiciliés au bourg de Magnat-L’Etrange. Comme beaucoup de jeunes limousins, il exerça le métier de maçon, maçon de la Creuse, migrant saisonnier partant travailler de mars à novembre (en général) sur les chantiers des grandes villes et en particulier sur les chantiers parisiens. Il semble avoir migré assez tôt de manière définitive à Paris. En effet, il se maria le 18 novembre 1865 à la mairie du XVIIe arrondissement avec Marie Cor, couturière (née le 9 juillet 1845 à Riom, Puy-de-Dôme), dont les parents étaient concierges à Paris. De plus au recensement de Magnat-l’Étrange de 1866, il ne résidait plus avec sa famille au bourg, où demeuraient ses parents, un frère Joseph âgé de 18 ans et une sœur Hélène 16 ans, ainsi qu’un petit-fils Jean Paris âgé de 10 ans.
Au printemps 1871, maçon âgé de 30 ans, il demeurait 88 rue Cardinet dans le quartier Plaine-de-Monceaux (XVIIe arr.). La plupart des chantiers étant arrêtés en 1871 à Paris, beaucoup de maçons de la Creuse s’engagèrent, comme les ouvriers parisiens, dans la Garde nationale par conviction politique et faute de travail (les gardes percevaient une solde de un franc cinquante par jour). Jean Marquet s’engagea dans le 91e bataillon de la Garde nationale appartenant à la XVIIe Légion (du XVIIe arrondissement). Il fut arrêté le mardi 23 mai 1871 au début de la “Semaine sanglante”.
Il fut emprisonné dans le secteur de Rochefort, au fort des Saumonards, commune de Saint-Georges-d’Oléron, dans l’attente de son jugement par un conseil de guerre. Une ordonnance de non-lieu prise dans le port le 18 novembre 1871, entraîna sa libération après plus de 5 mois d’emprisonnement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252724, notice MARQUET Jean par Michel Thébault, version mise en ligne le 6 décembre 2022, dernière modification le 6 décembre 2022.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Creuse et Paris (état civil). — Jean-Claude Farcy, La répression judiciaire de la Commune de Paris : des pontons à l’amnistie (1871-1880), base des communards, site internet. — Stéphane Trayaud, Oubliés de l’Histoire, les Limousins de la Commune de Paris, Mon Petit Éditeur, 2012. — Site internet Annuaire des migrants Maçons de la Creuse.

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