SAUVANET Jean

Par Michel Thébault

Né le 24 mars 1841 à Rimondeix (Creuse) ; maçon de la Creuse ; garde national de Paris ; communard.

Jean Sauvanet était le fils de Jean Baptiste Sauvanet, cultivateur, âgé de 42 ans, et de Marie Valaizon, âgée de 30 ans, domiciliés au lieu-dit Saintary, commune de Rimondeix. Il avait un frère jumeau, Antoine. Comme beaucoup de jeunes limousins, les deux frères devinrent maçons, maçons de la Creuse, migrants saisonniers partant travailler de mars à novembre (en général) sur les chantiers des grandes villes et en particulier sur les chantiers parisiens.

Au recensement de 1866 de Rimondeix, leur famille résidait toujours à Saintary, famille élargie composée de Marie Valaizon, veuve (Jean Baptiste Sauvanet était mort le 13 février 1866), de son fils aîné, Jules, cultivateur âgé de 30 ans, de sa femme, Marie, et de leur fille Marie, âgée d’un an, et des deux frères jumeaux, Jean et Antoine, maçons tous les deux. Au printemps 1871, célibataire âgé de 30 ans, Jean Sauvanet travaillait comme maçon à Paris. Il résidait pour la saison des chantiers 22, rue de l’Église dans le quartier Javel (XVe arr.). La plupart des chantiers étant arrêtés en 1871 à Paris, beaucoup de migrants, en particulier des maçons de la Creuse s’engagèrent, comme les ouvriers parisiens, dans la Garde nationale par conviction politique et faute de travail (les gardes percevaient une solde de un franc cinquante par jour). Il s’engagea dans le 178e bataillon de la Garde nationale, appartenant à la XVe Légion du XVe arrondissement.

Il fut arrêté lors de la Commune de Paris le 2 mai 1871, peut-être dans le secteur d’Issy où les troupes versaillaises occupèrent ce jour là, la gare de Clamart et le château d’Issy, faisant un certain nombre de prisonniers. Il fut emprisonné dans le secteur de Rochefort, au fort des Saumonards, commune de Saint-Georges-d’Oléron, dans l’attente de son jugement par un conseil de guerre. Une ordonnance de non-lieu, prise dans le port le 19 décembre 1871, entraîna sa libération après plus de 7 mois d’emprisonnement.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252742, notice SAUVANET Jean par Michel Thébault, version mise en ligne le 7 décembre 2022, dernière modification le 7 décembre 2022.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Creuse (état civil, recensements). — Jean-Claude Farcy, La répression judiciaire de la Commune de Paris : des pontons à l’amnistie (1871-1880), base des communards, site internet. — Stéphane Trayaud, Oubliés de l’Histoire, les Limousins de la Commune de Paris, Mon Petit Éditeur, 2012.

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