SOUYRI Claude, Guy

Par Daniel Auberger

Né le 21 avril 1947 à Carmaux (Tarn) ; cheminot, chef de gare ; syndicaliste CGT, élu du CHSCT et du comité mixte, membre du CE d’Albi-Capdenac (1983-1985), membre du CER de Midi-Pyrénées ; militant communiste (1969-2019) ; militant de la France Insoumise.

Claude Souyri
Claude Souyri

Claude était le fils de Maurice Souyri, mineur à Carmaux (Tarn) et de Renée Cornus, mère au foyer. La famille comptait trois fils dont Claude était l’aîné. L’histoire familiale fut marquée par l’engagement militant. Le père de Claude fut trésorier du syndicat CGT des mineurs de Carmaux (Tarn). Pendant la Seconde guerre mondiale, il combattit l’occupant dans les rangs des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Sous le pseudonyme de « Dupont », il s’engagea dans la 4204e compagnie et fut honoré en recevant le diplôme décerné par le comité militaire national des FTPF signé par Charles Tillon qui en était le président. Le monde cheminot était, lui-aussi, représenté au sein de l’univers familial. Le grand-père paternel de Claude était chauffeur à la vapeur, il militait à la CGT et distribuait occasionnellement l’Humanité clandestine pendant la guerre.

Claude Souyri effectua sa scolarité à l’école primaire de Bellevue à Blaye-les-Mines (Tarn), puis au collège Victor Hugo et au lycée technique de Carmaux (Tarn). En 1961, il obtint son certificat d’études primaires et, en 1964, il fut reçu à l’examen du BEPC. Il poursuivit ses études jusqu’en classe de première.

En août 1965, Claude fut embauché à la SNCF comme homme d’équipe à l’essai en gare de Modane (Savoie). Après l’intermédiaire de son service militaire, qu’il effectua pendant 16 mois en Allemagne, il poursuivit sa carrière à Modane comme facteur pointeur. Il y travailla jusqu’en 1969. En 1970, il fut muté au triage de Saint-Jory (Haute-Garonne) puis à Saint-Géry dans le Lot où il devint facteur mixte. En 1974, il fut affecté en gare de Salles-Courbatiès (Aveyron) en tant que chef de station et ce jusqu’en 1977. L’année suivante, il fut muté à Rocamadour dans le Lot comme chef de gare, poste où il demeura jusqu’en 1980. Enfin, en 1981, il fut affecté en gare de Vindrac devenu ensuite Cordes-Vindrac (Tarn) ou il termina sa carrière comme chef de gare, en 2002.

En 1965, dès son entrée à la SNCF, Claude Souyri adhéra à la CGT. Son engagement s’inscrivit dans la lignée du militantisme familial qui imprégna son éducation. Au sein de la CGT, il occupa de nombreuses responsabilités. Il était reconnu comme un élu des cheminots particulièrement rigoureux, en particulier sur les questions de santé et de sécurité. Le secteur CGT de Midi-Pyrénées lui confia la responsabilité des questions de sécurité et, à ce titre, il anima durant de nombreuses années la commission Santé. Il intervint régulièrement dans les stages CHSCT du secteur.
Par ailleurs, il fut élu des cheminots au sein du comité d’établissement d’Albi-Capdenac puis au comité d’établissement régional de Midi-Pyrénées. Il exerça également plusieurs mandats au comité mixte et à la commission médicale professionnelle régionale. Lecteur assidu du Peuple, militant chaleureux et fraternel, il porta haut les couleurs de son organisation.

En parallèle de son adhésion syndicale, Claude Souyri fut également militant du Parti communiste français de 1969 à 2019. Il y exerça les responsabilités de trésorier de section et de secrétaire de cellule. Après son départ du PCF, il s’engagea à la France insoumise.

Le 30 septembre 1972, Claude Souyri se maria avec Jacqueline Delpoux qui fut employée contractuelle de la Poste et aide-ménagère. Le couple eut trois enfants : un fils et deux filles.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252794, notice SOUYRI Claude, Guy par Daniel Auberger, version mise en ligne le 15 mai 2023, dernière modification le 15 mai 2023.

Par Daniel Auberger

Claude Souyri
Claude Souyri

SOURCE : Renseignements fournis par l’intéressé, octobre 2022.

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