ALBERTINI Christian, Pierre, Charles

Par Nicolas Simonpoli

Né le 8 juin 1953 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; cheminot, technicien du Matériel puis cadre transport mouvement ; syndicaliste CGT, délégué indiciel au dépôt de Marseille Saint-Charles (1978-1980) ; militant communiste.

Christian Albertini était le fils de Raymond Albertini, cheminot, militant cégétiste et communiste, et de Claire Fourmond, mère au foyer. La famille vivait à Marseille (Bouches-du-Rhône) et comptait deux enfants, Christian et sa sœur cadette. Au sein de la famille, l’engagement militant se transmit de génération en génération. Les grands-pères paternel et maternel de Christian, ainsi que son père, furent engagés au Parti communiste français et à la CGT.

Christian Albertini effectua sa scolarité à Marseille (Bouches-du-Rhône). Après avoir obtenu son Certificat d’études primaires en candidat libre, en 1968, il entra au collège d’enseignement technique Ampère. En 1971, il y obtint successivement un CAP puis un BEP d’électrotechnique. Par la suite, il intégra le centre de formation de la Marine à Hourtin (Gironde) puis, de novembre 1972 à septembre 1973, il effectua son service national à la base aéronavale de Hyères (Var).

En 1973, à son retour du service militaire, Christian Albertini fut embauché à la SNCF en tant qu’ouvrier qualifié au dépôt relais de Marseille Saint-Charles (Bouches-du-Rhône). Sa carrière cheminote s’effectua comme agent du Matériel puis comme cadre transport mouvement. De 1973 à 1976, il fut ouvrier qualifié puis ouvrier hautement qualifié avant de réussir, en 1977, l’examen de technicien d’entretien. En 1980, il quitta Marseille Saint-Charles pour le dépôt de Marseille Blancarde, là même où travaillait son père. Il demeura technicien jusqu’en 1986. Cette année-là, il obtint un examen d’accès à la maitrise Transport et devint formateur au centre de formation des conducteurs de locotracteur et des engins de l’Équipement situé au dépôt de Marseille Blancarde. Deux ans plus tard, le centre de formation fut transféré à Arles (Bouches-du-Rhône) où Christian fut donc muté en tant que Technicien transport mouvement. De 1991 à 1993, il travailla au poste de commandement et à la section en charge de suivre les agents habilités à la conduite des locotracteurs au sein de la division transport de Marseille. Entre 1993 et 2003, il alterna entre différents postes de formateur. À compter de 2003, il occupa un poste de cadre Transport au sein de l’établissement Infrastructure sécurité de la région de Marseille. Il conserva ce grade jusqu’à la fin de sa carrière, en 2008.

Christian Albertini adhéra à la CGT en 1973. De 1978 à 1980, il fut élu délégué indiciel au dépôt relais de Marseille Saint-Charles puis il intégra le dépôt principal de Blancarde. Aux côtés de ses camarades marseillais, il prit part à toutes les grèves organisées par la CGT. Lors du mouvement de l’hiver 1986-1987, alors affecté au centre de formation, il se joignit à ses camarades du dépôt lors du blocage de l’établissement, blocage qui finit par être évacué par les gendarmes mobiles. En 1995, il se mobilisa contre le contrat de plan et le projet de réforme des retraites porté par Alain Juppé. À l’occasion de ce mouvement social, les cheminots marseillais installèrent une dizaine de mètres de voie à un carrefour de la Canebière à Marseille. Pendant que les agents de l’Équipement installaient les rails, Christian et d’autres syndiqués de la CGT eurent pour mission d’empêcher les forces de l’ordre de perturber l’opération en verrouillant l’accès au carrefour. Cette action visait à attirer l’attention des médias. Elle symbolisa la volonté des grévistes de s’opposer à la fermeture de milliers de kilomètres de lignes ferroviaires et, plus généralement, à leur attachement à un système de sécurité sociale protecteur. Ce mouvement et les acquis qu’il permit d’obtenir, restèrent gravés dans la mémoire de Christian.

En parallèle de son engagement syndical, Christian Albertini milita également au Parti communiste français à partir de 1974. Venu le temps de la retraite, il continua de s’engager, notamment en tant que membre du bureau de la section CGT des cheminots retraités de Marseille (Bouches-du-Rhône).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252807, notice ALBERTINI Christian, Pierre, Charles par Nicolas Simonpoli, version mise en ligne le 15 mai 2023, dernière modification le 15 mai 2023.

Par Nicolas Simonpoli

SOURCE : Renseignements fournis par l’intéressé, octobre 2022.

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