ROBION Marie-Josette

Par Nicolas Simonpoli

Né le 28 mai 1946 à Bordeaux (Gironde), morte le 28 mars 2005 à Bègles (Gironde) ; cheminote, employée puis technicienne administrative ; syndicaliste CFDT, permanente membre de l’équipe animatrice de branche de l’Union fédérale des Cheminots CFDT (1986-1993), animatrice du groupe Travailleuses de l’Union fédérale des Cheminots CFDT.

Marie-Jo Robion lors du Congrès de la FGTE-CFDT de Loctudy, 1980
Marie-Jo Robion lors du Congrès de la FGTE-CFDT de Loctudy, 1980
[DR Arch. CFDT FGTE]

Marie-Josette Robion était la fille de Marcel Robin et d’Antoinette Barre. La famille vécut en Gironde puis près de Saintes (Charente-Maritime). Après l’obtention du Certificat d’études primaires, Marie-Josette suivit des études secondaires qui lui permirent d’obtenir le BEPC. Elle suivit également une formation d’employé de bureau pour laquelle elle décrocha un CAP. En 1963, au terme de ses études, elle travailla comme employée de bureau chez un assureur de Saintes (Charente-Maritime) puis, en 1965, pendant deux mois, comme sténodactylo chez un avoué de la ville.

En août 1965, Marie-Josette Robion fut embauchée comme employée de bureau stagiaire à la SNCF. Elle fut affectée au dépôt des Batignolles jusqu’en 1967 puis devint employée de bureau au dépôt de Paris Saint-Lazare. En janvier 1972, elle devint employée principale à Saint-Lazare. Quelques semaines plus tard, elle connut une première période de mise en disponibilité pour fonctions syndicales. Celle-ci dura de février 1972 à janvier 1974. Au moment de sa réintégration, Marie-Josette Robion fut affectée à la section Équipement de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). En 1977, elle rejoignit la division du Budget à de la région de Paris Saint-Lazare, établissement où elle accéda au grade de chef de groupe en 1981 puis de technicienne administrative en 1989. À compter de 1990, elle fut de nouveau placée en service libre au titre de ses responsabilités syndicales à la CFDT. Elle conserva ce statut jusqu’en 1993 puis elle réintégra l’entreprise. Elle fut aussitôt détachée auprès d’une antenne de la caisse de prévoyance de la SNCF à Bordeaux (Gironde) avec le grade de technicien administratif principal. En mai 2001, elle fit valoir ses droits à la retraite.

Militante syndicale de la CFDT dès le début des années 1970, Marie-Josette Robion occupa des responsabilités nationales à l’Union fédérale des Cheminots à compter des années 1980. Elle s’investit notamment dans l’activité syndicale en direction des cheminotes. Ainsi, aux côtés de Monique Fontaine et d’autres militantes, elle porta les revendications des cheminotes de la SNCF. Au cours des années 1970-1980, elle se battit pour la mise en place de crèches d’entreprise qui prennent en considération les horaires décalés, sur les conditions de travail dans les services administratifs, une meilleure indemnisation lors des périodes de grossesses, etc. En 1985, elle participa notamment à l’élaboration d’un document revendicatif intitulé « dossier discriminatoire hommes-femmes » qui relevait toutes les discriminations entre hommes et femmes dans les textes réglementaires de la SNCF. Cette synthèse détaillait les différences en matière de recrutement, de congés, de facilités de circulation, de prévoyance, etc.

Entre 1986 et 1993, elle participa à l’Équipe animatrice de la branche Cheminots de la FGTE-CFDT. A ce titre, par-delà l’activité en direction des travailleuses, elle fut également chargée de suivre l’accord-cadre sur l’intéressement, de participer à la commission mixte du Statut aux côtés d’Henri Celié, ou encore d’intégrer l’équipe animatrice du groupe technique national Services communs.

Sur le plan personnel, elle mit en application les revendications collectives. En 1981, elle réclama ainsi au chef du personnel de la région de Paris Saint-Lazare que, « bien que n’étant ni mariée, ni mère de famille », ses diverses cartes de circulation mentionnent le titre de « madame » en lieu et place de celui de « mademoiselle ».
Demeurée célibataire, Marie-Josette Robion était mère d’un enfant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article252844, notice ROBION Marie-Josette par Nicolas Simonpoli, version mise en ligne le 2 octobre 2023, dernière modification le 2 octobre 2023.

Par Nicolas Simonpoli

Marie-Jo Robion lors du Congrès de la FGTE-CFDT de Loctudy, 1980
Marie-Jo Robion lors du Congrès de la FGTE-CFDT de Loctudy, 1980
[DR Arch. CFDT FGTE]

SOURCES : Arch. du personnel de la SNCF. — Arch. FGTE-CFDT (FK4/48 ; FK4/49 ; FK4/51 ; FK4/252). — Michel Gorand, L’histoire de la Fédération des cheminots CFTC puis CFDT depuis février 1918, son action, ses militants, 2016.

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