AUZOU (abbé)

Curé de Clichy (Seine). Des lettres de lui adressées à Louis Desnoyers*, rédacteur en chef du Charivari, ont été trouvées dans les bureaux du journal lors de perquisitions effectuées à l’occasion de l’affaire Louis Alibaud* (25 juin 1836).

Fondateur, avec l’abbé Chatel, de l’Église catholique française, ordinairement appelée Église française. Le préfet de police Gisquet ne se trompait pas lorsqu’il expliquait pourquoi parmi les républicains et les socialistes, l’Église française remportait quelque succès. « Les républicains se déclaraient partisans de la nouvelle Église », disait-il, pour « affaiblir le trône en ébranlant l’autel [...] communauté d’intérêts qui n’existe plus. » Il ajoutait : « On pouvait [...] espérer travestir la chaire évangélique en une tribune. » Ce qui se fit à la lettre. Parmi les insurgés de Juin 1848, il y aura plusieurs membres de l’Église française. Voir Le Rousseau Julien*.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article25484, notice AUZOU (abbé) , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 31 août 2011.

ŒUVRE : Discours en réfutation des mandemans de plusieurs évêques de France, au sujet du choléra, prononcé le dimanche 6 mai 1832, en l’église paroissiale de Clichy, Clichy, à la Librairie catholique française, Paris, chez Ledoyen, 1832, 32 p.. — Oraison funèbre de Napoléon II, 3e éd. corrigée et augmentée, Paris, au Secrétariat de l’Église française, 1835, 15 p.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, série A. — Mémoires de M. Gisquet..., tome III, p. 177-179. — Cour des Pairs. Procès politiques, 1835-1848. Inventaire dressé par J. Charon-Bordas, Paris, Archives Nationales, 1984. CC 696. — Notes de M. Cordillot et J. Risacher.

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