BARBIER Jean-Baptiste, Eugène

Né en 1818 à Paris (Seine), rue de Charenton (VIIIe arr., maintenant XIIe), où il travaillait encore en 1848 comme menuisier. Alors secrétaire du Club fraternel des Quinze-Vingts et de sa Première section, rue Traversière, Jean-Baptiste Barbier y prit souvent la parole « ayant toujours aimé la discussion », ce qui lui amena quelques ennuis lors des élections de la garde nationale. Aux Ateliers nationaux faute de travail, il rentra chez lui, rue Moreau (VIIIe arr., maintenant XIIe), le 23 juin, quand il entendit le tocsin de Saint-Ambroise, puis se réfugia chez un voisin. Innocent de toute participation à l’insurrection, il fut arrêté en juillet, un buste en plâtre de Barbès ayant été trouvé chez lui. Transporté en Algérie, il mourut le 18 août 1852 à Lambessa : il avait été confondu avec un autre Barbier Vincent-Louis-Sébastien, né en 1803 à Garches (Seine-et-Oise), repris de justice, d’ailleurs également étranger à l’insurrection ; par décision ministérielle du 23 novembre 1850, Jean-Baptiste Barbier avait été rayé de l’état des repris de justice : il n’était pas rentré d’Algérie pour autant. Ce cas est loin d’avoir été exceptionnel.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article25730, notice BARBIER Jean-Baptiste, Eugène , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. Min. Guerre, A 9496.

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