BARESTE Eugène

Né le 5 août 1814 à Paris (Seine), mort le 3 juin 1861. Brouetteur, puis journaliste, puis industriel. Saint-simonien, puis républicain.

Saint-simonien, Eugène Bareste fut d’abord « brouetteur » à Ménilmontant (Seine). Sa signature apparaît dans le Journal de l’Aube (un quotidien gouvernemental) en 1836, dans L’Artiste en 1837, puis dans le Journal général de France et la Revue du XIXe siècle. Il fonda en 1840 l’Almanach prophétique.
Républicain en 1848, il fonda et dirigea La République (26 février 1848- 2 décembre 1851), quotidien d’esprit conservateur, mais où étaient accueillis parfois les articles évoquant le saint-simonisme, sinon, comme dans La Presse, des anticipations socialistes. Le coup d’État bonapartiste supprima son journal et le retint quelque temps à la Conciergerie. Il se serait ensuite consacré à des affaires industrielles. Voir Jules Lechevalier*.
Il serait venu en 1850 à Saint-Étienne (Loire), avec un passeport au nom de Masset*, pour inciter les ouvriers à s’organiser dans des sociétés de bienfaisance et de secours mutuels.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article25765, notice BARESTE Eugène , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Loire, 10 M. 32 ; note du 10 mars 1850. — G. Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, Paris, Hachette, éd. 1865. — H. d’Allemagne, Les Saint-Simoniens 1827-1837, Paris, Gründ, 1930, p. 287.

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