COURBET Émile, Lucien, Justin

Par Michel Launay

Né le 29 septembre 1899 à Belfort (Territoire-de-Belfort), mort le 30 avril 1992 à Besançon (Doubs) ; clerc d’huissier, ouvrier dans une fonderie, menuisier, métallurgiste, employé à la Compagnie PLM, directeur d’imprimerie ; syndicaliste CFTC de Franche-Comté.

Son père, Martin Courbet, fils de cordonnier, était limonadier ; sa mère, Louise Ferrey, fille de gendarme, sans profession, avait une solide culture primaire et était catholique pratiquante. Quant au père, il était agnostique sans hostilité particulière à l’égard de l’Église. Élevé à l’école laïque, Émile Courbet dut la quitter à l’âge de treize ans. Très indépendant, il fut successivement clerc d’huissier, ouvrier dans une fonderie, menuisier, métallurgiste, enfin employé à la Compagnie PLM.

Après la guerre, Courbet entra dans une fonderie de laiton où il fut successivement chef des manœuvres, chef d’atelier de fusion, chef de fabrication adjoint. Sans lien avec l’Église jusqu’à son service militaire, il fréquenta le groupe militant de l’ACJF dont faisaient partie deux autres de ses amis à l’écoute des problèmes sociaux. La découverte du syndicalisme et du souci de certains chrétiens pour les questions sociales s’est donc produite au régiment pour Émile Courbet. Il n’adhèra cependant qu’en 1928 à la CFTC et c’est à un employé de Banque et à un cheminot bisontins qui organisaient une active campagne de propagande à travers la région du Doubs, que Courbet dut son adhésion à la CFTC et s’il adhéra, ce fut certes en raison de sa volonté de ne pas rester isolé dans la classe ouvrière, mais aussi par suite de son hostilité au caractère « politisé » du syndicalisme cégétiste, syndicalisme qu’il appelait « révolutionnaire ».

En 1928, l’année même où il adhéra à la CFTC, il fonda le syndicat des Métaux de Seloncourt (Doubs) où il était chef d’équipe et, l’année suivante, il devint secrétaire des syndicats des Métaux du pays de Montbéliard. En 1933 il fut désigné comme secrétaire permanent de l’Union des syndicats chrétiens de Franche-Comté (Doubs, Jura, Haute-Saône, Territoire de Belfort) et, en 1940, il était secrétaire appointé de cette même Union. De 1936 à 1940, il fut secrétaire du bureau de la Fédération de la Métallurgie. En 1938, il avait été élu membre du Bureau confédéral de la CFTC.

Contrôleur du travail auxiliaire, il figura, en avril 1947, sur la liste des candidats présentés par la CFTC lors de l’élection des membres du conseil d’administration de la caisse primaire de sécurité sociale de Besançon. Probablement réélu lors du scrutin de 1950, Emile Courbet fut reconduit dans la fonction d’administrateur de cette caisse en novembre 1955. Il était alors directeur d’une imprimerie. Il siégeait également, au titre de la CFTC, au sein de la caisse régionale de sécurité sociale de Dijon.

En juin 1951, il siégeait encore au sein du conseil de l’Union régionale CFTC de Franche-Comté.

En décembre 1953, il fut élu ou réélu président du syndicat CFTC des ingénieurs et cadres de Franche-Comté.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2604, notice COURBET Émile, Lucien, Justin par Michel Launay, version mise en ligne le 25 juin 2014, dernière modification le 25 juin 2014.

Par Michel Launay

SOURCES : Papiers Émile Courbet. — Arch. Dép. Doubs, 1911 W/ 6, dossier 949 et 7 J 26 et 7 J 38 (Arch. de l’Union régionale CFTC de Franche-Comté). — Notes de Louis Botella. — État civil en ligne 1897-1899 (1 E 10, N. 108 - 110).

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