BEAUVAIS Louis

Batteur en grange à Bosguérard, canton de Clères (Seine-Inférieure). Louis Beauvais était sans ouvrage, le 26 mars 1848, et, assisté par quatre de ses camarades également chômeurs, envoya à Deschamps, commissaire du Gouvernement provisoire, une lettre demandant la suppression des « mécaniques » à battre des cultivateurs.
« Nous pensons, disaient-ils, qu’il y a assez de bras en France pour battre la récolte ». Ils voulaient 7 centimes 1/2 par gerbe « comme on avait autrefois », où « en battant honnêtement l’ouvrier pouvait vivre ».
Ils ajoutaient dans un post-scriptum : « Hyer vos humbles (sic), ayant pris la Liberté sans droit, nous avons été nous cinq — sans bruit et sans même que cela ait paru dans la commune — chez les cultivateurs qui ont des mécaniques leur dire de vouloir bien fermer leurs mécaniques. Nous vous demandons excuse s’il vous plaît parce que nous avons réfléchi trop tard à notre devoir ». Voir Brière Amand*, Delarue Alexandre, Leguillon Louis*, Rouit Valentin* et Deschamps Frédéric*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article26082, notice BEAUVAIS Louis, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 29 novembre 2022.

SOURCE : Arch. Dép. Seine-Maritime, série M non classée, liasse de 121 pièces intitulée Fabriques, Ouvriers.

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