COUROT Clément, Gilles, Étienne

Né le 29 avril 1832 à La Chapelle Saint-André, arrondissement de Clamecy (Nièvre) ; cheminot ; communard.

Homme d’équipe au chemin de fer d’Orléans à Paris, marié et père de trois enfants, Clément Courot appartenait comme simple garde à la 3e compagnie sédentaire du 122e bataillon fédéré, et il remplit quelque temps les fonctions de fourrier. Il quitta Paris le 13 mai 1871 après avoir été désigné comme capitaine dans l’armée à organiser dans la Nièvre. Il avait reçu avant de partir une somme de 60 f et un laissez-passer, et devait se charger de l’armement et de l’équipement des troupes. Le chef de gare de Coulanges (sans doute Coulanges-lès-Nevers, Nièvre) affirma avoir reçu au nom de Courot un paquet de vêtements d’officier de la Garde nationale. Voir J.-A. Bernard.

Clément Courot comparut devant le 3e conseil de guerre et, le 8 juillet 1872, fut condamné à vingt ans de détention. Le 18 mars 1867, il avait été condamné à vingt jours de prison pour banqueroute simple. Le 16 août 1872, pour vol commis dans la prison même, on infligea à Courot trois ans de prison (il y eut confusion des peines). Interné à Belle-Île, Clément Courot, dont la conduite fut généralement satisfaisante, dit un rapport de police, bénéficia de plusieurs remises de peine, la dernière du 24 juillet 1879. Sans doute fut-il libéré peu après.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2611, notice COUROT Clément, Gilles, Étienne, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 12 janvier 2021.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/765, BB 27 et C 2882 (Nièvre). — Arch. Min. Guerre, 3e conseil. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Gazette des Tribunaux, 8-9 juillet 1872.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément