CRÉDOT Georges

Par Louis Botella

Né le 1er décembre 1914 à Issy-les-Moulineaux (Seine, Hauts-de-Seine), mort le 13 mai 2006 ; ouvrier professionnel puis maître ouvrier ; secrétaire du secteur de Paris-Sud-Est de la Fédération FO des cheminots (1954-1964) ; secrétaire du syndicat de Paris-Lavage ; secrétaire général adjoint de la Section technique nationale Grands Ateliers et Entretiens (1957-1963 ?) ; secrétaire général de la section nationale des retraités et membre du bureau fédéral de la Fédération FO des cheminots (1987-1991).

Georges Crédot
Georges Crédot

Fils d’employé de bureau puis chef de service à la société Gevelot (fabrication de munitions) et d’une mère au foyer, frère d’un cheminot aujourd’hui décédé, Georges Crédot fréquenta l’école primaire et atteignit le niveau du brevet élémentaire. Il obtint en 1928 le CAP de tourneur outilleur, diplôme récemment créé, et travailla également au sein de la société Gevelot. Il participa activement en 1936 à la grève générale dans son entreprise. Il entama en 1937 des études d’ingénieur Arts et métiers, études qui furent interrompues par la Seconde Guerre mondiale. Il fut affecté en 1939 à la Ligne Maginot et en 1940 il fut nommé sergent-chef. Fait prisonnier, il fut emmené en captivité en Allemagne. À trois reprises, il tenta de s’en évader et fut lourdement sanctionné pour ces faits.
Libéré le 3 mai 1945, il entra en novembre de la même année à la SNCF comme tourneur outilleur au dépôt de Paris-Sud-Est. Il resta dans cet établissement jusqu’en 1956. Ensuite, il travailla à l’Entretien de Paris-Lavage jusqu’en 1969, année de son départ à la retraite.
Épris de justice sociale et de liberté et influencé par les idées socialistes et libertaires, il adhéra à Force ouvrière dès sa création. Il exerça à partir de 1954 les fonctions de secrétaire adjoint du syndicat FO de Paris-Sud-Est. En 1956, il devint secrétaire du secteur de Paris Sud-Est, fonction qu’il conserva jusqu’en 1964. Lors de la création du syndicat de Paris-Lavage, il en assuma, et ce jusqu’à la fin de 1969, les fonctions de secrétaire général.
Lors de la conférence nationale Grands Ateliers et Entretiens (GAE), tenue en octobre 1957, il fut élu secrétaire général adjoint de cette Section technique nationale et responsable de la branche pour l’Union Sud-Est. Ce mandat fut renouvelé en mars 1960. En janvier 1963 et en mars 1966 il fut reconduit dans la fonction de responsable pour le Sud-Est. En avril 1958 à Nevers, lors du congrès de l’Union Sud-Est, il devint membre du conseil national de la Fédération FO des cheminots, au titre de son union. Ce mandat fut renouvelé à plusieurs reprises et cessa en 1968.
Il fut également jusqu’à son départ en retraite le représentant syndical Force ouvrière au comité mixte professionnel Matériel et Traction du Sud-Est. En décembre 1969, lors de la conférence nationale des retraités de sa fédération, il fut élu membre suppléant du bureau national. En 1987, il en devint le secrétaire général. Il siégea à ce titre au bureau fédéral de 1987 à 1991.
Membre des Jeunesses socialistes, il assuma à partir de 1936 les fonctions de secrétaire de la section d’Issy-les-Moulineaux (Seine, Hauts-de-Seine). Il fut également l’un des organisateurs des Groupes socialistes d’entreprises en région parisienne.
Son épouse fut secrétaire administrative au ministère de la Défense. Ils eurent un fils, directeur technique dans l’informatique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2663, notice CRÉDOT Georges par Louis Botella, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 10 avril 2012.

Par Louis Botella

Georges Crédot
Georges Crédot

SOURCES : Arch. Fédération FO des cheminots. — Le Sud-Est syndicaliste, mars 1954. — Le Cheminot du Sud-Est, 1956-1958. — Le Rail syndicaliste, 1957-1969, mai 2006. — Informations transmises par Guy Boisseau.— Notes de Marie-Louise Goergen et de Noël Mazet. — Louis Botella, FO chez les cheminots..., op. cit.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément