BIOTIÈRE Pierre-Gabriel ou BIOTTIÈRE Pierre-Gabriel.

Organisateur d’un comité révolutionnaire en relation avec la « Commune révolutionnaire » de Pyat ; en 1853 il participa à un projet d’attentat visant à tuer l’empereur.

Coiffeur, installé à Paris, 34, rue Aubry-le-Boucher (VIe arr., maintenant IVe), fils du précédent, Gabriel Biotière*. Avec Raynaud, en 1853, il organisa un Comité révolutionnaire en relation avec la « Commune révolutionnaire » de Londres dirigée par Félix Pyat. On se proposait d’assassiner l’empereur et d’incendier le palais de Saint-Cloud. Le programme soumis aux affiliés était le suivant : « Assassiner l’empereur. Mort aux tyrans, abolition de la propriété, l’ouvrier seul possesseur, plus d’armée, tous les citoyens soldats pour défendre la République, la République gérée par un dictateur sous la surveillance d’une Convention ayant droit de le révoquer et de le mettre en accusation. Mort aux traîtres ! » La devise était : « Vivre en travaillant ou mourir en combattant pour le droit au bien-être ». Les affiliés devaient prêter le serment suivant : « Je jure fidélité, obéissance absolue au Comité révolutionnaire central, de poursuivre sans relÎche les tyrans, de me soumettre à la vengeance de mes frères si je trahis mon serment. »
Les conjurés, républicains et socialistes, voulaient profiter du mécontentement provoqué par l’augmentation du prix des loyers et par le licenciement de la garde nationale. Ils n’avaient pas craint de s’aboucher avec des orléanistes notoires comme Goudchaux, voire avec Cavaignac, voire avec un légitimiste. Leur idée était que les troupes de Goudchaux s’emparent de l’Hôtel de Ville pour y proclamer un nouveau gouvernement dirigé par le prince de Joinville ; il appartiendrait, ensuite, aux socialistes d’abattre les orléanistes après leur victoire. De fréquents conciliabules eurent lieu chez Goudchaux, 86, rue Saint-Lazare, chez Pierre Biottière et au Café de France, 15, boulevard Bonne-Nouvelle, passage des Panoramas.
Le 9 juin 1853, la plupart des conjurés, dont Pierre-Gabriel Biotière, tombèrent entre les mains de la police. Voir Coquerel*, Raynaud André*.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article26651, notice BIOTIÈRE Pierre-Gabriel ou BIOTTIÈRE Pierre-Gabriel. , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCE : Arch. PPo, A a/434.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément