CRESCENT Pierre [CRESCENT Désiré, Pierre]

Par Roger Martin

Né le 28 août 1893 à Nancy (Meurthe-et-Moselle) ; cheminot (expéditionnaire à la Compagnie des chemins de fer de l’Est) ; militant syndicaliste unitaire (CGTU) et militant communiste de la Marne, de Meurthe-et-Moselle puis des Vosges.

Pierre Crescent milita très jeune dans le mouvement syndical des cheminots, et participa à la grève de 1910. Rentré de la guerre en 1917, il adhéra immédiatement au syndicat des cheminots d’Épernay (Marne), puis au Parti socialiste SFIO en 1919. En 1920, il participa aux deux grèves de février et mai.

À la suite de ces mouvements, il fut élu au comité du syndicat comme trésorier adjoint. Au congrès de Lille, il suivit la voie révolutionnaire et adhéra à la CGTU. Trésorier du syndicat CGTU d’octobre 1921 à janvier 1922, puis secrétaire de janvier 1922 à janvier 1923, il quitta Épernay pour Reims (Marne), où il fut secrétaire du syndicat CGTU des cheminots de février 1923 à mars 1925. Il y était assisté de Louis Soyeux, secrétaire adjoint et de Gaston Lelaurain trésorier. L’ancien secrétaire était Paul Pouyet.

Pierre Crescent fut traduit une première fois devant le conseil d’enquête de la Compagnie de l’Est en septembre 1925 pour son action politique et syndicale.

Nommé au dépôt de Blainville-sur-l’Eau (Meurthe-et-Moselle), Crescent était en 1926 secrétaire général du syndicat unitaire des cheminots de Blainville-sur-l’Eau. Il était assisté de Émile Munier, secrétaire adjoint, de Auguste Garnier, trésorier général, de Lucien Marchal, trésorier adjoint, et Marcel Frémont, archiviste. Le syndicat comptait alors une soixantaine d’adhérents. Secrétaire du syndicat de décembre 1925 à juillet 1926, il fut traduit devant le conseil d’enquête en mai 1926, pour avoir donné aux adhérents de son syndicat le bulletin syndical de la Fédération, et à nouveau déplacé par mesure disciplinaire. Le 9 mai, lors de la création de la 3e Union régionale unitaire, Crescent avait été appelé à faire partie de la commission exécutive – voir Perrouault*.

Nommé à Neufchâteau (Vosges), il continua ses activités au sein de la CGTU et du PC, et fut candidat aux élections législatives d’avril 1928 dans la circonscription de Neufchâteau (352 et 55 voix sur 14 781 inscrits).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2673, notice CRESCENT Pierre [CRESCENT Désiré, Pierre] par Roger Martin, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 16 octobre 2019.

Par Roger Martin

SOURCES : Arch. Nat., F7/13090, F7/13672 et 13673, rapport du 17 décembre 1923. — Arch. Dép. Marne, 197 M 18. — Arch. Dép. Vosges, 13 M 76.

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