BOURACHOT François, Marie

Par Gauthier Langlois

Né vers 1800 à Montaiguet-en-Forez (Allier) ; propriétaire à Montaiguet-en-Forez ; opposant au coup d’État du 2 décembre 1851 il se réfugia à Jersey.

Opposant au coup d’État du 2 décembre 1851, il était considéré, avec Bernard Prévéraud, Félix Terrier et seize autres, comme l’un des chefs « des pillards du Donjon et des assassins de La Palisse » qui avaient pris « la part la plus active à l’insurrection qui a éclaté dans le département de l’Allier les 3 et 4 décembre 1851 ». Pour cette raison le général Eynard, commandant l’État de siège de l’Allier, ordonna, le 18 décembre, la séquestration de ses biens et de celles des dix-huit autres inculpés.

La commission mixte de l’Allier le condamna à la transportation en Algérie, motivée par le commentaire suivant : « révolutionnaire émérite. Propagandiste dangereux. Immoral à l’excès ». Il vécut un certain temps en exil dans l’île de Jersey comme ses compatriotes Prévéraud et Terrier.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article27302, notice BOURACHOT François, Marie par Gauthier Langlois, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 30 juillet 2020.

Par Gauthier Langlois

SOURCES : Arch. privées de la famille Alavoine-Baudains, Liste établie par Eugène Alavoine après 1870. — Décembre-Alonnier, Histoire des conseils de guerre de 1852, ou Précis des événements survenus dans les départements à la suite du coup d’État de décembre 1851, Paris, 1869, p. 14.
— Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, « Bourachot, père - François Marie », Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013.
— Note de R. Gossez.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément