BOUVERY

Chef d’atelier de la soierie lyonnaise, il joua un rôle de premier plan dans l’organisation du mouvement ouvrier lyonnais à la fin de la Restauration. Il fut sous-directeur de la Société de surveillance et d’indications mutuelles fondée, en septembre 1827, par Pierre Charnier. Cette société tendait à organiser l’entraide entre les chefs d’atelier de la Croix-Rousse. Voir Charnier Pierre*
En avril 1828, Bouvery prit l’initiative d’une scission et fonda le Devoir mutuel. Voir Bernard*, Leborgne*, Masson-Sibut*.
Lié au journal L’Écho de la Fabrique, (il fut même à l’origine de sa création) Bouvery prit la tête de l’action revendicative en vue de l’établissement d’un tarif des façons qui réglerait les rapports entre fabricants et chefs d’atelier et participa activement aux discussions qui aboutirent à l’établissement de ce tarif. Il présidait, en effet, en octobre 1831, la « Commission improvisée des chefs d’atelier », puis le Bureau de la commission définitivement établie.
Son rôle, lors de l’insurrection de novembre, semble avoir été réduit. Le 12 mars 1832, Pierre Charnier, devenu son ennemi, le dénonçait au commissaire central en l’accusant de manœuvres pour soulever les ouvriers. Sur le plan politique, Bouvery semble avoir eu des sympathies carlistes (légitimistes).
En 1833, Bouvery était secrétaire du conseil de surveillance de L’Écho de la Fabrique. Voir Romand Jean-Claude*
Inquiété lors des journées insurrectionnelles d’avril 1834. Il bénéficia d’une ordonnance de non-lieu à suivre avant l’ouverture des débats.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article27457, notice BOUVERY , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

SOURCES : Arch. Dép. Rhône, série M, Journées de novembre 1831 et minutes des rapports du commissaire central de Lyon 1831-32 (registres). — Arch. Mun. Lyon, I2 /48 : coalitions et grèves (1803-1870). — I2 /35 et 36. Police politique (1816-1870). — Cour des pairs. Affaire d’avril 1834, Paris, 1835. — Cour des pairs. Procès politiques, 1830-1835, Inventaire dressé par J. Charon-Bordas, Paris, Archives Nationales, 1983, CC 558 d 3 n° 453. — F. Rude, Le Mouvement ouvrier à Lyon de 1827 à 1832, Paris, Domat-Montchréstien, 1944. — P. Froment, L’Insurrection ouvrière de Lyon en 1831, Paris, 1931. — M. Moissonnier, La Révolte des Canuts Paris, 1958.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément