CARBONEL Caroline ou BOCARNEL Caroline.

Par Ph. Régnier

Saint-simonienne.

Son nom, par discrétion, est déformé en Bocarnel dans les Souvenirs de Suzanne Voilquin.
Issue d’une famille aisée, elle épousa Carbonel (voir notice précédente) pour se libérer d’une mère peu aimante. Son mariage échouant face à la jalousie de sa belle-mère, elle se résolut à rejoindre le groupe saint-simonien en Égypte, où elle arriva en août 1835 après un séjour à Alger, en compagnie de Judith Grégoire*, dans un « costume frisant celui de l’homme, [...] chapeau d’amazone et voile noir, robe noire courte, ceinture de cuir [...] et pantalon ». Toutes deux se réclamaient de l’autorité de Clorinde Rogé* et se disaient « femmes de la Mère ". La liberté de leurs relations avec Lambert* et avec Enfantin* fit quelque peu scandale. Sur le bateau du retour, en octobre 1836, Caroline accoucha d’une petite Pénélope, dont Lambert était le père et qu’elle éleva par la suite à Paris avec l’aide de Judith. La persistance de ses convictions socialistes est attestée par la correspondance des deux femmes avec Lambert durant toute la Monarchie de Juillet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28082, notice CARBONEL Caroline ou BOCARNEL Caroline. par Ph. Régnier, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 20 février 2009.

Par Ph. Régnier

SOURCES : Bibl. de l’Arsenal, Fonds Enfantin, ms. 7 729/5, 7 730/90 et 96, 7 743, 7 744, 7 753/9 (f° 20), 7 789.

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