CARPEZA Charles, Constant, Aubin ou CARPEZZA Charles, Constant, Aubin

Impliqué dans le complot de la rue de la Reine Blanche ; Il fabriquait des explosifs qu’il vendait aux révolutionnaires.

En 1852, il avait joué un très grand rôle dans le complot de la rue de la Reine-Blanche. Il était alors layetier aux Batignolles. Il fut condamné à deux ans de prison et 500 francs d’amende. On l’interna à Belle-Île puis, à la fin de sa peine, il fut assigné à surveillance à Vanves. Sa concubine, avec qui il exploitait un fonds de laiterie, mourut le 5 septembre 1854. La gestion de l’affaire fut reprise par un nommé Chamon qui, ainsi que Carpeza, sera impliqué, en 1854, dans l’affaire de la Marianne. Carpeza, déjouant la surveillance dont il était l’objet, alla chercher son lit chez Chamon et alla s’installer, sous le faux nom de Bouland, 8, rue Saint-Julien-le-Pauvre.
Le 4 décembre 1854, la police découvrit que Carpeza et son camarade Robineau mettaient au point une machine infernale. Le 7, ils firent exploser une bombe dans le fossé des fortifications de Clichy ; le même soir, ils placèrent une grenade dans l’église des Batignolles : elle n’éclata point. Le 18 décembre, ils furent arrêtés. L’enquête révéla que Carpeza vendait ses bombes aux révolutionnaires sur la base de 3 F le kilo. Un grand nombre de celles-ci étaient entreposées chez la mère de Robineau.
Le 4 août 1855, Carpeza fut condamné à cinq ans de prison, 100 F d’amende, cinq ans d’interdiction des droits civiques et dix ans de surveillance par la 6e chambre correctionnelle de la Seine. Était-ce un provocateur ? Voir Ramade Isidore*. Pour le complot de la rue de la Reine-Blanche, voir Durand Bernard*, Fabre Henri*, Roberge Eugène*

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28128, notice CARPEZA Charles, Constant, Aubin ou CARPEZZA Charles, Constant, Aubin , version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 14 novembre 2016.

SOURCES : Arch. Nat., BB. 30/413, P. 1246. — I. Tchernoff, Le Parti républicain au coup d’État et sous le Second Empire, Paris, Pedone, 1901, rééd. 1906. — Gazette des Tribunaux, 19 septembre 1852.

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