CELLIER

Maire républicain de Vinezac, canton de Largentière (Ardèche), en 1851.
Le maire de Grospierres, Boissin, écrivait, à la date du 14 juillet 1851 : « Le socialisme a fait depuis quelque temps dans nos campagnes des progrès alarmants ; les fêtes votives sont un moyen très puissant pour le propager, la propagande s’y fait de toutes les manières, par l’exemple, par les boissons à l’excès et par les discours des apôtres de cette secte. »
Les fêtes votives furent en conséquence interdites dans l’arrondissement de Largentière. Elles furent célébrées en dépit de l’interdiction. Malgré la présence de cinquante fantassins et de quelques gendarmes, Cellier autorisa la tenue de la fête de Vinezac, le 31 août 1851. Onze personnes furent arrêtées, dont le maire Cellier, « aux opinions socialistes et démocratiques connues depuis longtemps », disait Le Courrier Drôme-Ardèche du 4 septembre 1851.
Cellier, immédiatement suspendu par le préfet de l’Ardèche, fut révoqué en novembre.
Neuf personnes furent condamnées chacune à quinze francs d’amende. Deux d’entre elles furent frappées de peines de prison. Le cafetier républicain de Vinezac vit son établissement fermé par le préfet. Voir Chapuis Victor*, Chareyre Clément*, Dupuis*.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article28289, notice CELLIER, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 4 juillet 2017.

SOURCE : Élie Reynier, La Seconde République dans l’Ardèche.

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